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Actualités - Chronologie

Les européens ont du mal à contrôler les fonds offshore

Les ministres des Finances des Quinze ne sont pas parvenus samedi à trouver les moyens de contrôler les fonds spéculatifs domiciliés dans les paradis fiscaux (fonds offshore), pour prévenir de nouvelles crises financières internationales. Ces fonds ont largement contribué aux récentes secousses qui ont ébranlé les marchés asiatique, russe et brésilien. Réunis vendredi et samedi à Dresde pour présenter une position commune sur l’architecture du système financier international, les ministres et les banquiers centraux européens n’ont pas non plus fait de progrès sur l’implication du secteur privé dans la prévention des crises. «Sur les fonds offshore, qui sont des trous noirs dans le système financier international, nous n’avançons pas du tout», a constaté le ministre français de l’Économie, Dominique Strauss-Kahn. Le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, a expliqué qu’il était très difficile d’imposer aux pays qui accueillent ces fonds des règles de surveillance, dans la mesure où c’est cette absence de contrôle qui fait affluer les capitaux dans les paradis fiscaux. «Il faudrait généraliser des codes de bonne conduite et faire la distinction entre les fonds qui respectent ces règles et ceux qui ne les respectent pas», a-t-il estimé. L’autre idée avancée lors du G7 d’octobre dernier consistait à faire participer le secteur privé à la prévention et à la gestion des crises par la création de «contingency credit facilities» (CCF), lignes de crédit qui pourraient être mobilisées pour venir en aide aux pays attaqués par la spéculation. Ces CCF seraient alimentées par le Fonds monétaire international (FMI) mais également par les banques et les institutions financières privées. Mais là aussi les Quinze, qui veulent présenter des propositions communes à la prochaine réunion du FMI la semaine prochaine à Washington, ont peu avancé. «Du côté des banquiers centraux, nous sommes tous d’accord sur la “Contingency credit facility”, mais il faut qu’on ait le secteur privé avec nous», a souligné Jean-Claude Trichet. Pour trouver une solution, les Quinze attendent beaucoup les propositions du «forum de stabilité financière» qui pourraient être présentées à l’automne prochain, a déclaré le Commissaire européen Yves-Thibault de Silguy.
Les ministres des Finances des Quinze ne sont pas parvenus samedi à trouver les moyens de contrôler les fonds spéculatifs domiciliés dans les paradis fiscaux (fonds offshore), pour prévenir de nouvelles crises financières internationales. Ces fonds ont largement contribué aux récentes secousses qui ont ébranlé les marchés asiatique, russe et brésilien. Réunis vendredi et samedi à Dresde pour présenter une position commune sur l’architecture du système financier international, les ministres et les banquiers centraux européens n’ont pas non plus fait de progrès sur l’implication du secteur privé dans la prévention des crises. «Sur les fonds offshore, qui sont des trous noirs dans le système financier international, nous n’avançons pas du tout», a constaté le ministre français de l’Économie, Dominique...