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Actualités - Chronologie

La police charge les manifestations à Alger

La police a chargé vendredi après-midi à Alger un rassemblement interdit de plusieurs centaines de personnes, qui manifestaient contre l’élection à la présidence de la République algérienne de M. Abdelaziz Bouteflika. Six autres candidats à la présidentielle, qui se sont retirés mercredi de la compétition électorale, ne reconnaissent pas la légitimité de l’élection et ont accusé le pouvoir d’avoir favorisé par la fraude l’élection de M. Bouteflika. La manifestation a été très brève. Les policiers, qui avaient déployé un dispositif impressionnant dans tout le centre-ville, ont étouffé dans l’œuf toute velléité de marche à travers la ville, ainsi que le souhaitait le FFS (Front des forces socialistes) du dirigeant kabyle (berbère) Hocine Aït Ahmed. Les policiers en civil qui étaient en très grand nombre sur les lieux du rassemblement, place du 1er Mai, non loin du centre d’Alger, ont procédé à plusieurs dizaines d’interpellations. Plusieurs jeunes manifestants, conduits au commissariat de police dans une rue proche de la place, ont été frappés par des policiers, selon un journaliste de l’AFP. Après une brève mais vigoureuse charge de policiers des brigades anti-émeutes portant des casques à visière, des boucliers translucides et des matraques en bois, la manifestation semblait terminée, les manifestants se dispersant rapidement dans les rues longeant l’hôpital Mustapha qui jouxte la place du 1er Mai. Un dispositif de police très conséquent, composé de plusieurs dizaines de fourgonnettes grillagées, de camions autopompes et de véhicules antibarricades à lame de métal, restait sur les lieux. Toutes les rues menant à la place du 1er Mai restaient surveillées par de très nombreux policiers en civil et en uniforme. Dès 14h30, un petit groupe de manifestants, regroupés derrière les grilles de l’hôpital Mustapha, le plus grand établissement hospitalier d’Alger, avait brièvement manifesté en scandant, à quelques mètres des policiers, «Algérie libre et démocratique» et «À bas la dictature». Ces manifestants avaient été repoussés à l’intérieur de l’hôpital par des policiers en civil. Avant son interdiction, jeudi soir, par les autorités du Grand Alger, le FFS avait fait part de son intention de tenir une «marche pacifique», de la place du 1er Mai à la place des Martyrs, distantes d’environ trois kilomètres.
La police a chargé vendredi après-midi à Alger un rassemblement interdit de plusieurs centaines de personnes, qui manifestaient contre l’élection à la présidence de la République algérienne de M. Abdelaziz Bouteflika. Six autres candidats à la présidentielle, qui se sont retirés mercredi de la compétition électorale, ne reconnaissent pas la légitimité de l’élection et ont accusé le pouvoir d’avoir favorisé par la fraude l’élection de M. Bouteflika. La manifestation a été très brève. Les policiers, qui avaient déployé un dispositif impressionnant dans tout le centre-ville, ont étouffé dans l’œuf toute velléité de marche à travers la ville, ainsi que le souhaitait le FFS (Front des forces socialistes) du dirigeant kabyle (berbère) Hocine Aït Ahmed. Les policiers en civil qui étaient en très...