Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportages

Deux sections

Le Conservatoire national comprend deux sections, une orientale et une occidentale. M. Gholmieh indique que chaque élève doit, à titre de culture générale, faire une année dans la branche dans la section étrangère à ses propres études. — Pour Victor Sahâb, historien de la période arabe préislamique, «c’est une aberration de séparer en deux sections distinctes la musique orientale et la musique occidentale. Il faut qu’il y ait une base commune». La dichotomie est, selon M. Sahâb, «une des raisons pour lesquelles le Conservatoire n’a pas réussi à constituer d’orchestre depuis 75 ans». Il affirme que «les musiciens orientaux ne sont en général pas forts en technique. Alors que les musiciens occidentaux n’apprécient pas la musique nationale et même régionale. D’ailleurs, les meilleurs d’entre eux partent». Nidaa Abou Mrad, compositeur, violoniste, spécialiste du maqâm et de la musique classique arabe pense qu’on accorde trop peu d’importance à la section orientale. Il estime que «l’enseignement de la tradition du maqâm ”improvisatif“ a été marginalisé dans le cadre du Conservatoire depuis sa fondation. Le phénomène est devenu caricatural sous la direction de M. Gholmieh qui a marginalisé encore plus la section orientale de cette académie. La méthode d’enseignement reflète des recherches technicistes occidentalisantes, complètement étrangères à l’esprit du maqâm». Abou Mrad souligne que ces méthodes posent problème dans la mesure où elles sont appliquées «dans le cadre de la transmission d’une tradition à l’intérieur d’une institution vouée à la conservation du patrimoine». — Pour sa part, Walid Gholmieh est convaincu que la méthode employée est la bonne. Il affirme que le Conservatoire libanais est le seul au monde à avoir une méthode pour les instruments orientaux comme le nay, le daf, le oud et le kânoun. M. Gholmieh reconnaît que «la musique orientale est une matière qui demande à être approfondie». Il promet même de «faire de notre Conservatoire un centre de spécialisation pour le Moyen-Orient».
Le Conservatoire national comprend deux sections, une orientale et une occidentale. M. Gholmieh indique que chaque élève doit, à titre de culture générale, faire une année dans la branche dans la section étrangère à ses propres études. — Pour Victor Sahâb, historien de la période arabe préislamique, «c’est une aberration de séparer en deux sections distinctes la musique orientale et la musique occidentale. Il faut qu’il y ait une base commune». La dichotomie est, selon M. Sahâb, «une des raisons pour lesquelles le Conservatoire n’a pas réussi à constituer d’orchestre depuis 75 ans». Il affirme que «les musiciens orientaux ne sont en général pas forts en technique. Alors que les musiciens occidentaux n’apprécient pas la musique nationale et même régionale. D’ailleurs, les meilleurs d’entre eux...