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Actualités - Chronologie

L'accès gratuit, dernière mode britannique

Banques, supermarchés, magasins de jouets ou de disques : tout le monde s’y met. Offrir un accès gratuit à Internet est devenu la dernière mode au Royaume-Uni et un moyen de fidéliser la clientèle en attendant le décollage du commerce électronique. Il ne se passe pas une semaine sans que les internautes britanniques ne soient courtisés par un nouveau service gratuit et le phénomène a déjà bouleversé le marché de l’accès au Web. Les pionniers comme Compuserve et AOL se voient désormais concurrencés par les magasins de jouets Toys«R»Us, les supermarchés Tesco ou encore les librairies WH Smith. Les banques ne sont pas en reste comme Barclay’s qui vient d’offrir Internet à ses 12 millions de clients. Cette ruée a été inspirée par le succès de la chaîne d’électronique grand public Dixons et de son site Freeserve. Lancé en septembre, celui-ci est devenu le premier fournisseur d’accès du pays avec près d’un million et demi d’utilisateurs. En fait de gratuité, il s’agit uniquement de supprimer le traditionnel abonnement mensuel. Cela ne résout donc en rien le problème du prix de la communication téléphonique qui a motivé les récentes grèves d’internautes européens. En outre, certains portails se rattrapent en faisant payer au prix fort la consultation par téléphone en cas de problème technique. L’offre n’en est pas moins alléchante et la société d’étude de marché International Data Corporation (IDC) estime que les services gratuits ont raflé 40 à 45% du marché des particuliers. En outre, ces services enrichissent leur offre en passant des accords avec des fournisseurs de contenu tels des journaux ou des éditeurs. Pour l’opérateur, l’intérêt est de pouvoir s’adresser directement à sa clientèle qui, à chaque fois qu’elle va se connecter pour naviguer ou lire son courrier électronique, va voir des publicités et recevoir des offres commerciales. Une relation privilégiée Grâce à cette relation privilégiée, un vendeur d’ordinateurs comme Dixons peut espérer que ses internautes seront enclins à se fournir chez lui. En outre, cela permet de se positionner sur le marché fort prometteur de la vente directe en ligne. Enfin, des revenus immédiats peuvent provenir de la vente d’espaces publicitaires et du reversement par la compagnie de téléphone d’une partie du prix de la communication. Les milieux financiers, jusqu’à présent sceptiques sur la rentabilité de ce type de service, semblent convertis et l’action Dixons a fait un bond à la Bourse de Londres. Celle du vendeur de livres et de journaux WH Smith a fait de même après l’annonce de son entrée en piste. Face aux spécialistes du secteur, ces noms connus de tous et omniprésents dans les rues britanniques bénéficient d’un avantage considérables pour attirer les internautes. «Ce n’est pas un problème de technologie : tout est dans le nom, dans la marque», note un analyste. Le moteur de recherche Yahoo! l’a bien compris qui vient de passer un accord avec une chaîne de magasins de disques et un libraire pour lancer son service gratuit. Cette ruée laisse les traditionnels fournisseurs d’accès dans l’embarras, mais ils comptent continuer à faire payer ce qu’ils considèrent comme un service de meilleure qualité. «On met plus de temps pour trouver ce que l’on cherche sur les services gratuits», assure Michael van Swaaij, directeur général de Compuserve pour le Royaume-Uni. «Nous avons un public différent qui paie volontiers pour notre service», ajoute-t-il tout en reconnaissant que les fournisseurs payants vont devoir réagir en garantissant la qualité de leur service.
Banques, supermarchés, magasins de jouets ou de disques : tout le monde s’y met. Offrir un accès gratuit à Internet est devenu la dernière mode au Royaume-Uni et un moyen de fidéliser la clientèle en attendant le décollage du commerce électronique. Il ne se passe pas une semaine sans que les internautes britanniques ne soient courtisés par un nouveau service gratuit et le phénomène a déjà bouleversé le marché de l’accès au Web. Les pionniers comme Compuserve et AOL se voient désormais concurrencés par les magasins de jouets Toys«R»Us, les supermarchés Tesco ou encore les librairies WH Smith. Les banques ne sont pas en reste comme Barclay’s qui vient d’offrir Internet à ses 12 millions de clients. Cette ruée a été inspirée par le succès de la chaîne d’électronique grand public Dixons et de son site...