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Actualités - Reportages

Une seconde famille

Des enfants pris en charge, il y a 20 ans, par le SEF témoignent aujourd’hui du succès d’une approche qui privilégie avant tout le contact humain. En effet, ils répondent «présents» dès que l’association a besoin d’eux. À Noël, ils ont même lavé des voitures pour assurer des cadeaux aux enfants du SEF. L’Orient-Le Jour en a rencontré quelques-uns lors de la chasse aux œufs organisée pour Pâques cette année. Ils étaient là à organiser et aider les assistantes sociales. «Le SEF, c’est ma famille», déclare Élie, 25 ans. «Je ne parle pas seulement du staff de l’organisation, mais de tous les amis que je m’y suis fait. Je ne suis pas obligé de leur rendre visite ou de les aider. Pour moi c’est un choix et j’aime le faire». Élie a terminé sa formation de moniteur financée par le SEF. «J’ai été à ma première colonie de vacances en France quand j’avais treize ans», raconte-t-il. Quant à Ziad, 24 ans, il considère que «dans une journée comme celle-ci, le SEF est ma priorité». Diplômé en électronique, il avait pourtant du travail ce jour-là. «J’ai demandé aux clients de venir chercher les appareils que j’avais réparés ici», dit-il simplement. Ziad compte lui aussi suivre une formation de moniteur quand une promotion sera prête. «Je ne suis pas le seul à être impliqué, toute ma famille l’est», souligne-t-il. Le SEF, pour Carla, 20 ans, c’est ce qui lui a permis de réaliser son rêve : suivre des cours d’audiovisuel. «Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans l’aide du SEF», avoue-t-elle. Sa famille est assistée par l’association depuis 1993, mais cela fait quatre ans qu’elle se sent tellement impliquée. «Dès que j’ai le moindre petit moment libre, je me rends au bureau du SEF à Antélias», assure-t-elle. «L’ambiance y est très bonne. Pour moi, le SEF c’est plus qu’une famille». Maguy, elle, a 18 ans. Elle reconnaît avoir été si marquée par les assistantes sociales qu’elle suit actuellement des études universitaires pour le devenir. «J’ai connu le SEF très tôt, en 1985», raconte-t-elle. «J’ai été à ma première colonie de vacances à 6 ans. À partir de 12 ans, j’étais trop âgée pour participer aux colonies. Mais j’ai pris la place de mon frère, moniteur bénévole, dès qu’il n’a plus eu le temps de participer». Maguy déclare aimer l’esprit d’équipe que le SEF lui a inculqué. «J’aspire à aider les autres comme je l’ai moi-même été», dit-elle.
Des enfants pris en charge, il y a 20 ans, par le SEF témoignent aujourd’hui du succès d’une approche qui privilégie avant tout le contact humain. En effet, ils répondent «présents» dès que l’association a besoin d’eux. À Noël, ils ont même lavé des voitures pour assurer des cadeaux aux enfants du SEF. L’Orient-Le Jour en a rencontré quelques-uns lors de la chasse aux œufs organisée pour Pâques cette année. Ils étaient là à organiser et aider les assistantes sociales. «Le SEF, c’est ma famille», déclare Élie, 25 ans. «Je ne parle pas seulement du staff de l’organisation, mais de tous les amis que je m’y suis fait. Je ne suis pas obligé de leur rendre visite ou de les aider. Pour moi c’est un choix et j’aime le faire». Élie a terminé sa formation de moniteur financée par le SEF. «J’ai...