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Actualités - Chronologie

Persistance de la violence islamiste

La violence des groupes armés continue de frapper et d’endeuiller l’Algérie, à la veille de la deuxième élection présidentielle pluraliste. Loin d’être endiguée, la violence imputée aux islamistes armés, en nette recrudescence, a fait plus de 300 morts en mars, l’un des mois les plus meurtriers depuis près d’un an. Depuis le début des violences en Algérie en 1992, entre 30 000 et 100 000 personnes ont été tuées dans des attentats ou massacres attribués aux islamistes armés. Les derniers mois n’ont pas été marqués par de grands massacres de civils comme ceux enregistrés en 1996 et 1997 dont certains avaient fait près de 500 morts, notamment à Raïs en août 1997 aux portes d’Alger. Toutefois, les actions des groupes armés et les ratissages des maquis par l’armée ont entraîné la mort de plus de 1 300 personnes depuis l’annonce, le 11 septembre dernier, de cette élection anticipée par le président Zéroual qui ne se représente pas. Pourtant, quand il avait été désigné chef de l’État en janvier 1994, le président Zéroual, élu ensuite pour cinq ans en novembre 1995, avait marqué sa volonté d’éradiquer les maquis islamistes, alors que l’armée mène constamment des opérations contre eux. Malgré cette volonté affichée du chef de l’État algérien, les groupes armés n’ont jamais cessé leurs attentats et leurs massacres même si des moments de répit relatifs ont été enregistrés notamment en novembre et février derniers. Une trêve qui n’aura pas ralenti le rythme des massacres La trêve conclue en octobre 1997 avec l’Armée islamique du salut (AIS), branche armée du Front islamique du salut (FIS, dissous) n’aura guère ralenti le rythme des attentats et des massacres. Certains éléments de l’AIS sont soupçonnés de poursuivre leurs actions. Le passage au pouvoir du président Zéroual aura ainsi été marqué par la persistance de la violence dont les autorités ont affirmé, à de nombreuses reprises ces derniers temps, qu’elle était «résiduelle». Si le terrorisme a été contenu dans les grandes villes, notamment à Alger où le dernier attentat sanglant remonte au 31 août 1998, quand une bombe à Bab el-Oued, un quartier populaire de la capitale, a fait 25 morts et une soixantaine de blessés, il est toujours présent dans de vastes zones du pays. Il est particulièrement actif à l’ouest, vers Aïn Defla et Tiaret, dans la plaine de la Mitidja dans la région de Blida, aux portes d’Alger, en Kabylie (est) près de Tizi Ouzou, ou plus au sud dans les régions de Laghouat. Cette violence est le fait principalement de deux factions rivales : le Groupe islamique armé (GIA) dirigé par Antar Zouabri, bien implanté notamment dans l’ouest, et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), de Hassan Hattab, installé à la sortie est d’Alger. Elle est toutefois attribuée en partie par une frange de l’opinion publique à certains membres des forces de sécurité pour «diaboliser» les islamistes, ce que les autorités ont toujours fermement démenti.
La violence des groupes armés continue de frapper et d’endeuiller l’Algérie, à la veille de la deuxième élection présidentielle pluraliste. Loin d’être endiguée, la violence imputée aux islamistes armés, en nette recrudescence, a fait plus de 300 morts en mars, l’un des mois les plus meurtriers depuis près d’un an. Depuis le début des violences en Algérie en 1992, entre 30 000 et 100 000 personnes ont été tuées dans des attentats ou massacres attribués aux islamistes armés. Les derniers mois n’ont pas été marqués par de grands massacres de civils comme ceux enregistrés en 1996 et 1997 dont certains avaient fait près de 500 morts, notamment à Raïs en août 1997 aux portes d’Alger. Toutefois, les actions des groupes armés et les ratissages des maquis par l’armée ont entraîné la mort de plus de...