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Actualités - Chronologie

Formule - GP du Brésil C'est comme si tout recommençait

Un sentiment étrange animait le paddock du circuit d’Interlagos au moment d’aborder le Grand Prix du Brésil, deuxième épreuve du championnat du monde, cette fin de semaine à Sao Paulo. Comme si l’épisode du Grand Prix d’Australie n’avait pas existé. Comme si pilotes et écuries démarraient véritablement la saison dans la cité pauliste. «Le championnat du monde commence au Brésil», déclarait d’ailleurs Michael Schumacher (Ferrari), jeudi. Il est vrai que le pilote allemand et son principal adversaire dans la course au titre mondial, Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes), sont repartis bredouilles de l’expédition en Australie. Pour eux, Melbourne a été un «coup pour rien». C’était il y a cinq semaines, une «éternité». Mais si la période a pu paraître longue à certains, cela n’a pas été le cas en revanche pour les écuries. Personne n’était totalement prêt pour entamer le cinquantième championnat du monde en Australie. Manque de fiabilité pour les uns, McLaren-Mercedes principalement, performance encore perfectible pour les autres, Ferrari notamment, tout le monde était arrivé en Australie à cours de préparation. Test significatif Autant dire que le «trou» de cinq semaines entre les deux Grands Prix a été mis à profit pour «gommer» les imperfections notées à Melbourne. À Barcelone, Jerez, Silverstone, Magny-Cours, Mugello, Fiorano, les écuries ont travaillé sans relâche. Dans chaque écurie, chacun a l’impression d’avoir franchi un pas. L’impatience de juger ces progrès est sensible... mais assortie de ce doute qu’impose l’ignorance. Où se situe le voisin, le concurrent ? Ainsi les adversaires de McLaren-Mercedes, de Mika Hakkinen et David Coulthard nourrissent secrètement l’espoir que l’équipe anglo-allemande ne soit pas encore parvenue à résoudre ce manque de fiabilité fatal à l’envol des flèches d’argent à Melbourne, alors que la supériorité de ces dernières était manifeste. Ferrari mais aussi Stewart-Ford, Jordan-Mugen Honda, le clan Supertec, Benetton, Williams et BAR, Sauber et Prost-Peugeot, tous font de l’épreuve brésilienne un test significatif dans l’optique de la saison à venir. Avec ses longues courbes, ses changements de niveaux, le circuit d’Interlagos propose en effet un compromis difficile pour les voitures, pour les pneumatiques. Mais aussi pour les pilotes soumis à une épreuve physique, ô combien épuisante, du fait de sa particularité de tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et de la chaleur. Grandes ambitions En dépit des incertitudes, des difficultés, chacun manifeste pourtant de grandes ambitions. Ainsi, Hakkinen et Coulthard comptent bien effacer la déception de Melbourne et reprendre leur domination. Michael Schumacher veut prouver que 1999 sera bien son année, celle de Ferrari. Face à ce trio maître, de nombreux outsiders, parmi lesquels Barrichello (Stewart), Hill et Frentzen (Jordan), Zanardi et Ralf Schumacher (Williams), Fisichella et Wurz (Benetton), Villeneuve (BAR), Alesi (Sauber), Trulli et Panis (Prost-Peugeot), aimeraient pointer leur museau aux avant-postes. Sans oublier Eddie Irvine (Ferrari), transfiguré par son premier succès en F1 à Melbourne. «J’aimerais quitter Sao Paulo au minimum en tête du championnat, dit l’Irlandais. Si je marque quelques points, ce sera relativement facile. Je veux arriver à Imola en leader, le rester le plus longtemps possible. Et si je pouvais tenir jusqu’à la fin, ce serait formidable. Mais pour le moment, le chemin est encore long...». Pour Irvine, la saison a bien commencé à Melbourne il y a cinq semaines... Malgré ce que peuvent penser Michael Schumacher, son coéquipier, Hakkinen et Coulthard, ses adversaires. Résultats des essais libres Voici les résultats de la première journée d’essais libres (deux séances confondues) du Grand Prix du Brésil, deuxième épreuve du championnat du monde de Formule 1, courue vendredi sur le circuit d’Interlagos à Sao Paulo par un temps pluvieux le matin, sur une piste sèche en début d’après-midi avant une nouvelle chute de pluie en fin de séance : Mika Hakkinen (Fin/McLaren-Mercedes) 1’18’’881 (moyenne : 195,879 km/h) David Coulthard (G-B/McLaren-Mercedes) 1’19’’352 Michael Schumacher (All/Ferrari) 1’19’’621 Eddie Irvine (Irl/Ferrari) 1’19’’772 Giancarlo Fisichella (Ita/Benetton-Supertec) 1’20’’309 Rubens Barrichello (Bré/Stewart-Ford) 1’20’’338 Jarno Trulli (Ita/Prost-Peugeot) 1’20’’359 Heinz-Harald Frentzen (All/Jordan-Mugen Honda) 1’20’’431 Olivier Panis (Fra/Prost-Peugeot) 1’20’’562 Ralf Schumacher (All/Williams-Supertec) 1’20’’671 Alexander Wurz (Aut/Benetton-Supertec) 1’20’’779 Jean Alesi (Fra/Sauber-Petronas) 1’20’’824 Johnny Herbert (G-B/Stewart-Ford) 1’20’’934 Ricardo Zonta (Bré/BAR-Suppertec) 1’21’’009 Pedro Paolo Diniz (Bré/Sauber-Petronas) 1’21’’116 Alessandro Zanardi (Ita/Williams-Supertec) 1’21’’773 Marc Gene (Esp/Minardi-Ford) 1’21’’897 Toranosuke Takagi (Jap/Arrows) 1’22’’355 Pedro de la Rosa (Esp/Arrows) 1’22’’494 Stéphane Sarrazin (Fra/Minardi-Ford) 1’22’’578 Damon Hill (G-B/Jordan-Mugen Honda) 1’32’’229 Jacques Villeneuve (Can/BAR-Supertec) 1’36’’568.
Un sentiment étrange animait le paddock du circuit d’Interlagos au moment d’aborder le Grand Prix du Brésil, deuxième épreuve du championnat du monde, cette fin de semaine à Sao Paulo. Comme si l’épisode du Grand Prix d’Australie n’avait pas existé. Comme si pilotes et écuries démarraient véritablement la saison dans la cité pauliste. «Le championnat du monde commence au Brésil», déclarait d’ailleurs Michael Schumacher (Ferrari), jeudi. Il est vrai que le pilote allemand et son principal adversaire dans la course au titre mondial, Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes), sont repartis bredouilles de l’expédition en Australie. Pour eux, Melbourne a été un «coup pour rien». C’était il y a cinq semaines, une «éternité». Mais si la période a pu paraître longue à certains, cela n’a pas été le cas en...