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Actualités - Chronologie

Sharon pour la troisième fois en cinq mois au Kremlin

Israël veut resserrer ses liens avec la Russie en dépêchant dimanche à Moscou son chef de la diplomatie Ariel Sharon, pour la troisième fois en cinq mois, au risque d’approfondir le malaise avec son principal allié, les États-Unis. «M. Sharon va mener une mission importante en essayant d’empêcher le transfert de technologies russes permettant à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et de missiles balistiques», a expliqué jeudi le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la radio israélienne. Israël considère l’Iran comme son ennemi le plus dangereux, et M. Netanyahu a rappelé qu’un organisme de contrôle commun israélo-russe a été créé à cet effet, dont M. Sharon et son homologue russe Igor Ivanov sont membres. Les commentateurs de la presse israélienne estiment que la visite de M. Sharon entre dans le cadre d’un rapprochement israélo-russe, dont témoignent aussi les critiques exprimées par M. Sharon contre l’opération de l’Otan au Kosovo. Selon le quotidien Haaretz, M. Netanyahu s’est récemment prononcé pour l’assouplissement des sanctions américaines imposées aux sociétés russes soupçonnées de transferts de technologies sensibles à l’Iran. «Est-ce l’amorce d’un réalisme diplomatique ou l’approche des élections?», s’interroge le Haaretz en faisant allusion aux élections générales du 17 mai et aux suffrages des plus de 800 000 Israéliens arrivés d’ex-URSS durant la dernière décennie. M. David Bar-Illan, porte-parole de M. Netanyahu, s’est inscrit en faux contre ces affirmations : «Nous exerçons au contraire d’insistantes pressions au Congrès américain pour accentuer ces sanctions. Parallèlement, nous tentons de convaincre les autorités russes d’agir pour empêcher la fuite vers l’Iran de ses savants et de sa technologie sensible», a-t-il affirmé. «Nous essayons aussi de promouvoir nos relations et notre dialogue avec la Russie, mais cela ne constitue pas un changement d’approche», a ajouté M. Bar-Illan. M. Sharon a pour sa part indiqué «qu’il est important d’envisager l’avenir et de constater que la Russie revient au Proche-Orient». Son voyage à Moscou interviendra après une rencontre vendredi à Washington avec le secrétaire d’État américain Madeleine Albright, longtemps différée à cause du gel du processus de paix avec les Palestiniens. M. Sharon a irrité encore un peu plus les Américains en exprimant des sympathies pro-serbes et en agitant le spectre de la création d’un État islamiste au cœur de l’Europe, après l’intervention de l’Otan en faveur des Albanais du Kosovo. Ce faisant, M. Sharon a suscité la satisfaction de la Russie, qui soutient la Serbie dans le conflit du Kosovo. M. Netanyahu a toutefois pris ses distances avec les propos de son ministre des Affaires étrangères. «Il s’agit de spéculations personnelles à long terme. Mais dans l’immédiat, notre politique commune est claire : nous fournissons une aide humanitaire et soutenons totalement l’action de l’Otan destinée à mettre un terme aux tragédies», a-t-il répété jeudi. L’attitude «compréhensive» de M. Sharon à l’égard des Serbes contraste avec celle du grand public et des médias israéliens qui ont exprimé leur solidarité avec l’Otan et les réfugiés kosovars. Le chef du parti de gauche Meretz, M. Yossi Sarid, a accusé M. Sharon «d’agir comme un éléphant dans un magasin de porcelaine» et de «choisir systématiquement le mauvais camp, en adoptant toujours la position erronée ou nuisible».
Israël veut resserrer ses liens avec la Russie en dépêchant dimanche à Moscou son chef de la diplomatie Ariel Sharon, pour la troisième fois en cinq mois, au risque d’approfondir le malaise avec son principal allié, les États-Unis. «M. Sharon va mener une mission importante en essayant d’empêcher le transfert de technologies russes permettant à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et de missiles balistiques», a expliqué jeudi le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la radio israélienne. Israël considère l’Iran comme son ennemi le plus dangereux, et M. Netanyahu a rappelé qu’un organisme de contrôle commun israélo-russe a été créé à cet effet, dont M. Sharon et son homologue russe Igor Ivanov sont membres. Les commentateurs de la presse israélienne estiment que la visite de M. Sharon entre dans le...