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Actualités - Reportages

Concert - A l'Assembly Hall Des trios, dans le vent ... (photo)

Entre deux festivals ou deux événements musicaux d’envergure internationale, on retrouve avec plaisir mais toutes proportions gardées ceux qui font l’essence de notre paysage musical local. Continuant sur sa lancée le Conservatoire national supérieur de musique a offert à l’Assembly Hall un concert de musique classique où ont résonné les partitions de Haendel, Bach, Vivaldi, Salieri, et Haydn. Joli panaché pour les instruments à vent et surtout pour illustrer une époque en musique. Familiers du public et surtout des mélomanes, ces musiciens ne sont plus à présenter à la flûte Nabil Mroué, au hautbois Tony Raïdy, au basson Fadi Taouk et au clavecin May Abou Jaoudé. Ouverture avec le trio sonate en sol majeur de Haendel dans ses quatre mouvements (adagio, allegro, grave, allegro). Douce narration de l’auteur du Messie, servi par des dons prodigieux de créateur, de mélodiste, de poète unis à une faculté d’assimilation qui lui permet de faire des emprunts à d’autres compositeurs et de les adapter avec habileté dans ses partitions. On ne saurait lui reprocher cette «peccadille» car c’est monnaie courante à son époque. Suit un autre trio en sol majeur de J.S. Bach. Rigueur et clarté avec cette musique à l’architecture dépouillée, jaillie d’un monde où la prière et les signes de foi sont omniprésents, si perceptibles, si audibles. De l’inspiration féconde du «prêtre roux» et du ciel gris de Venise s’échappe ce trio encore en sol mais cette fois-ci majeur de Vivaldi. Chantant, sinueux, étrangement coloré et gracieux ce trio respire toutes les saisons et les parfums de l’Italie. Énergique, décidé, plein d’un entrain secret est le trio qui suit, avec des allegri aux rythmes marqués de A. Salieri, l’infortuné (devant la posterité!) rival du divin Mozart. Reflet d’une époque, cette musique nous laisse rêveur quand on songe à la légereté de l’auteur de La flûte enchantée mais Karl-Philippe Emmanuel Bach, celui qui écrivit un Essai sur la vrai manière de toucher le clavecin. De son cru, un trio sonate en ré majeur usant avec subtilité du chromatisme et des modulations rapides. Pour terminer en beauté cette ronde des trios, du Haydn. Un des soixante-cinq trios qu’il a écrits. Ce trio Landoner n3 offre trois mouvements (spiritoso, andante, allegro), pour dire la grande richesse d’invention mélodique, l’inspiration souvent populaire et la franche spontanéité de cette écriture qui ne donne jamais l’impression de recherche ni d’effort. L’auteur de la Symphonie militaire sait mieux que personne utiliser les ressources particulières de chaque timbre pour décrire ou suggérer…
Entre deux festivals ou deux événements musicaux d’envergure internationale, on retrouve avec plaisir mais toutes proportions gardées ceux qui font l’essence de notre paysage musical local. Continuant sur sa lancée le Conservatoire national supérieur de musique a offert à l’Assembly Hall un concert de musique classique où ont résonné les partitions de Haendel, Bach, Vivaldi, Salieri, et Haydn. Joli panaché pour les instruments à vent et surtout pour illustrer une époque en musique. Familiers du public et surtout des mélomanes, ces musiciens ne sont plus à présenter à la flûte Nabil Mroué, au hautbois Tony Raïdy, au basson Fadi Taouk et au clavecin May Abou Jaoudé. Ouverture avec le trio sonate en sol majeur de Haendel dans ses quatre mouvements (adagio, allegro, grave, allegro). Douce narration de l’auteur du...