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Actualités - Opinion

Adieu, Michel Haddad Le cinéma au coeur

Il avait accompagné, avec son frère Mario, l’histoire du cinéma au Liban, depuis tant d’années… «Les fils de Georges Haddad» : une raison sociale qui témoignait de leur fidélité à une vocation. L’Empire, au centre-ville, et puis l’Eldorado, à Hamra, que suivirent le Colisée et (un temps) l’Étoile. Le temps des mutations venu, après celui des destructions, un nouvel Empire (à Sofil) redonnait vie au souvenir et à la tradition, maintenus par le complexe «2 000» à Zouk. Les frères Haddad étaient sur le terrain, en permanence, affirmant jour après jour leur foi en l’avenir – même incertain. * ** Michel avait le cinéma au cœur. Après sa famille, bien sûr. Amical, disponible, au courant de tout ce qui concernait sa profession, il guidait, suivant l’évolution des gens et des choses, parfois amer, finalement confiant, toujours. Il y a peu de temps, il nous avait dit son plaisir nostalgique à revoir d’anciens films – en particulier français – sortis autrefois au premier Empire du circuit familial. Mais trop de coups portés à ce cœur généreux ont fini par l’abattre. Son fils, Georges, son frère et toute leur équipe sont là, bien présents, pour que le cinéma, au circuit Empire, continue. Michel Haddad nous a quittés. Sa mémoire restera. Mais il va nous manquer. Infiniment.
Il avait accompagné, avec son frère Mario, l’histoire du cinéma au Liban, depuis tant d’années… «Les fils de Georges Haddad» : une raison sociale qui témoignait de leur fidélité à une vocation. L’Empire, au centre-ville, et puis l’Eldorado, à Hamra, que suivirent le Colisée et (un temps) l’Étoile. Le temps des mutations venu, après celui des destructions, un nouvel Empire (à Sofil) redonnait vie au souvenir et à la tradition, maintenus par le complexe «2 000» à Zouk. Les frères Haddad étaient sur le terrain, en permanence, affirmant jour après jour leur foi en l’avenir – même incertain. * ** Michel avait le cinéma au cœur. Après sa famille, bien sûr. Amical, disponible, au courant de tout ce qui concernait sa profession, il guidait, suivant l’évolution des gens et des choses, parfois amer,...