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Actualités - Reportages

La Bourse de Paris progresse indifférente au Kosovo

La Bourse de Paris a progressé cette semaine, indifférente à la poursuite des frappes militaires de l’Otan contre la Serbie, soutenue par un nouveau record de Wall Street en début de semaine, puis par des anticipations de baisse des taux d’intérêt en Europe. La semaine a été écourtée par les fêtes de Pâques, le Vendredi Saint étant férié à la Bourse de Paris. Le bilan hebdomadaire se solde par une hausse de 2,77 %, selon l’indice CAC 40, qui a atteint jeudi 4 229,85 points, son plus haut niveau depuis le 2 février dernier. Depuis le début de l’année, l’indice CC 40 a gagné 7,28 %. La Bourse est parvenue jeudi avec succès à franchir la barre de 4 200 points, alors que le CAC 40 évolue depuis le début de l’année dans un couloir compris entre 4 000 et 4 200 points. Les analystes attendent de voir si l’indice est capable de sortir durablement de ce couloir. Pour cela, il faudra qu’une baisse des taux par la Banque centrale européenne se concrétise. Le statu quo observé mardi par la Réserve fédérale américaine, qui a décidé de ne pas toucher à ses taux directeurs alors que certains craignaient qu’elle ne les relève, laisse une marge de manœuvre aux banquiers centraux européens, a jugé un opérateur. Les boursiers sont de plus en plus nombreux à espérer une baisse des taux, jeudi prochain, lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Les boursiers sont restés étonnamment indifférents à la guerre au Kosovo. La banque d’affaires Lehman Brothers a estimé dans une étude publiée vendredi que l’impact sur les marchés financiers ou les budgets des pays de l’Otan en serait négligeable. L’économiste de Lehman, John Llewellyn, a calculé que ce conflit devrait coûter environ 3 milliards de dollars aux pays de l’Otan si elle dure un mois à son rythme actuel et sans intervention de troupes terrestres, mais les dépenses humanitaires risquent d’être 4 fois supérieures, soit 12 milliards. Gérard Augustin-Normand, président de Richelieu Finance, a cependant estimé que la situation dans les Balkans est «un élément de prudence et d’inquiétude latent». Selon lui, «il n’est pas exclu, si le conflit s’enlise, que les milieux financiers s’en inquiètent». La semaine a été marquée par le démarrage des OPE de la BNP sur la Société Générale et Paribas. Les autorités boursières ont donné leur aval aux offres et mercredi, les OPE se sont ouvertes officiellement, tirant les trois titres de leur torpeur. Le fait le plus marquant a été la hausse du titre Société Générale, qui le rend, par rapport à la BNP, plus cher que son cours théorique, calculé à partir des parités proposées (15 BNP pour 7 SG). Outre des facteurs techniques liés à des arbitrages, cette évolution illustre une certaine spéculation sur une contre-offensive de la SG, mais on ignore exactement quelle forme elle pourrait prendre. Lundi, l’indice CAC 40 a terminé sur une nette hausse de 0,92 % dans le sillage de Wall Street, qui plus tard dans cette journée a terminé pour la première fois de son histoire à plus de 10 000 points. Mardi, le CAC 40 s’est effrité de 0,28 %, car après son record, Wall Street a reculé, décourageant les investisseurs d’acheter à Paris. La crise au Kosovo a également pesé un peu sur la tendance. Mercredi, Paris a regagné 1,35 %, propulsé par l’action France Télécom, qui après avoir été durement attaquée depuis quelques semaines, a regagné 5,4 %, jouant pour un tiers environ de la hausse du CAC. Jeudi, la hausse s’est poursuivie, le CAC 40 terminant en hausse de 0,76 % dans un volume modeste de 10,7 mds FF avant le week-end pascal.
La Bourse de Paris a progressé cette semaine, indifférente à la poursuite des frappes militaires de l’Otan contre la Serbie, soutenue par un nouveau record de Wall Street en début de semaine, puis par des anticipations de baisse des taux d’intérêt en Europe. La semaine a été écourtée par les fêtes de Pâques, le Vendredi Saint étant férié à la Bourse de Paris. Le bilan hebdomadaire se solde par une hausse de 2,77 %, selon l’indice CAC 40, qui a atteint jeudi 4 229,85 points, son plus haut niveau depuis le 2 février dernier. Depuis le début de l’année, l’indice CC 40 a gagné 7,28 %. La Bourse est parvenue jeudi avec succès à franchir la barre de 4 200 points, alors que le CAC 40 évolue depuis le début de l’année dans un couloir compris entre 4 000 et 4 200 points. Les analystes attendent de voir si...