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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar recherché mais stable

L’assombrissement du climat politique au Liban, au lendemain de la divulgation du rapport de la Cour des comptes sur les fonds municipaux mettant en cause d’anciens hauts responsables, est venu relancé hier une certaine demande du dollar, dont l’offre s’est davantage contractée. Mais c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, que celui-ci est resté confiné dans les mêmes marges de fluctuation qui lui ont été fixées auparavant. Il a dû ainsi achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Toutefois, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar hier au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, pour la première fois depuis le 9 mars dernier, consécutivement à la contraction de l’offre et au développement de la demande. Il a dû, en effet, fluctuer entre 1 513,00 et 1 514,00 LL et parfois avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé 12 millions de dollars, en partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL, dans un marché hésitant à la veille du long week-end pascal, chômé au Liban jusqu'au mardi prochain. Résistance de l’euro et affaiblissement du yen À l’étranger, le dollar s’est apprécié contre le yen tout en fluctuant étroitement dans les deux sens face à l’euro au gré de l’évolution de la situation au Kosovo, dans des marchés où les opérateurs semblaient être préoccupés par le réajustement de leurs positions de change à la veille d’un long week-end pascal de quatre jours. L’euro avait ainsi commencé la journée d’hier en net repli puis il s’est graduellement ressaisi pour terminer non loin de son niveau de la veille. À cela auraient contribué les informations contradictoires au sujet de la situation en Yougoslavie, après l’appel du président russe Boris Eltsine à une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères du groupe des Huit afin de trouver la solution la plus rapide à la crise du Kosovo. En effet, nombre d’opérateurs ont estimé devoir se couvrir avant les congés de Pâques après avoir connu un nouveau record à la baisse de l’euro au début de cette semaine à 1,0680 dollar. De fait, les avis de plusieurs experts ont été unanimes hier que les marchés avaient déjà anticipé toutes les incertitudes actuelles au Kosovo et attendent de voir quelle sera la prochaine étape de cette crise. Ce qui explique l’hésitation de l’euro à s’orienter dans une direction précise. Le dollar s’est pour sa part apprécié face au yen malgré une forte hausse de 3,1 % de la Bourse de Tokyo hier. La devise japonaise a souffert selon les cambistes de nouvelles déclarations du vice-ministre japonais des Finances, Eisuke Sakakibara, contre un yen trop fort. Quant à la livre sterling, elle a continué à se replier face au dollar et à l’euro ignorant des enquêtes optimistes sur l’industrie manufacturière et les ventes de détail britanniques. Selon la plupart des analystes, le sterling devrait varier dans des marges étroites la semaine prochaine à la veille de la réunion mensuelle du Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre les 7 et 8 avril, alors que le marché table sur une réduction d’un quart de point en pourcentage du taux de prise en pension, actuellement fixé à 5,5 %. Cela étant, le dollar s’est finalement négocié à New York, à la veille d’un long week-end, comme suit : – 1,0785 pour un euro contre 1,0770, la veille. – 1,6025 pour un sterling contre 1,6115. – 1,8130 DM contre 1,8160. – 6,0810 FF contre 6,0900. – 1,4795 FS contre 1,4825. – 1 795,00 lires contre 1 798,55. – 120,45 yens contre 118,95. Bourse de Beyrouth : nouvel accès de faiblesse Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite, affectée hier par la baisse des actions Solidere de la catégorie B de 8,00 à 7 3/4 dollars et de celle de la Byblos Bank de 2 1/2 à 2 3/8 dollars, dans un marché autrement stable et restreint sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu hier 0,35 % à 79,99 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,11 % à 189,98 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle s’est davantage contractée hier pour ne pas dépasser quelque 30 326 actions d’une valeur globale de 232 843 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les autres places internationales, Wall Street a évolué irrégulièrement hier, passant tantôt dans le vert et tantôt dans le rouge sans arriver à trouver une direction du long week-end pascal. Illustration de l’irrégularité de la tendance, il y avait hier, à New York, autant de valeurs en hausse que de titres en baisse. Selon les experts, les boursiers se sont raccrochés aux dernières manœuvres des entreprises avec notamment l’annonce du rachat du pétrolier américain Atlantic Richfield (ARCO) par le géant anglo-américain BP Amoco, ou celui de Broadcast.com par Yahoo ou enfin la fusion de CBS avec King World. Persuadés que la consolidation dans le secteur de l’Internet va se poursuivre, les boursiers parient d’ores et déjà sur des titres susceptibles d’être repris par des grands opérateurs. Exerçant donc le même métier que Broadcast. com sur Internet, la société ReslNetworks était recherchée en Bourse avec son action en hausse sensible. Il en est de même des titres des compagnies aériennes et du secteur pharmaceutique. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus haut à 9 840,00 points et un plus bas à 9 765,63 points, avant d’afficher en préclôture 9 801,98 points, en hausse de 15,82 points sur la veille. Hausse des marchés européens grâce aux télécoms et à la pharmacie Les secteurs des télécommunications et de la pharmacie ont tiré les places boursières, qui ont ainsi pu terminer en hausse après un début hésitant voire en repli. Les investisseurs n’ont pas tenu compte de l’irrégularité initiale de Wall Street et se sont concentrés sur les points forts des marchés européens, où les perspectives de taux semblent plus favorables. Les opérateurs soulignent que les transactions ont toutefois été peu étoffées en Europe en raison de l’approche du long week-end de Pâques, pendant lequel de nombreux marchés seront fermés pour trois à quatre jours. Les taux, prochaines vedettes des marchés Tous les regards se tournent désormais vers la Banque centrale européenne (BCE), dont le Comité de politique monétaire se réunit jeudi prochain. Selon une majorité d’économistes, la BCE pourrait réduire les taux d’au moins 25 points de base. Le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre se réunit le même jour et les économistes sont persqu’unanimes à prédire une nouvelle baisse des taux britanniques. L’indice Dow Jones Euro Stoxx a terminé sur un gain de 0,4 % et le Ftse Eurotop 300 a plus modestement progressé de 0,2 %. Londres s’est distingué par des records en cours de séance. «Il y a des signes de décrochage par rapport aux États-Unis, ce qui est normal car nous nous trouvons dans une phase différente du cycle économique», a expliqué un intervenant d’une banque londonienne. Une vague de fusions et de rapprochement ainsi que les espoirs de baisse des taux britanniques la semaine prochaine ont soutenu les valeurs déjà dopées par un afflux de liquidités à l’approche de la fin de l’exercice fiscal. Pour la sixième séance consécutive, le Ftse 100 a fini sur un gain de 0,6 % à 6 330 points proche du record de 6 335,7 établi le 11 mars dernier. En séance, il avait battu un nouveau record à 6 399,1. Tokyo : le marché repart à la hausse La Bourse de Tokyo a démarré l’exercice fiscal 1999/2000 en fanfare jeudi, l’indice Nikkei s’adjugeant 3,10 % à la faveur d’achat d’investisseurs locaux. Le coup d’envoi du nouvel exercice a donné aux investisseurs japonais l’occasion de prendre en marche le train de la hausse, tandis que les non-résidents, dont les achats ont servi de locomotive au marché ces dernières semaines, ont continué leur chasse aux bonnes affaires. L’indice Nikkei a fini sur un gain de 490,97 points à 16 327,56, après avoir atteint en fin de séance un plus haut de 16 449,97 points, son meilleur niveau depuis le 22 juillet 1998.
L’assombrissement du climat politique au Liban, au lendemain de la divulgation du rapport de la Cour des comptes sur les fonds municipaux mettant en cause d’anciens hauts responsables, est venu relancé hier une certaine demande du dollar, dont l’offre s’est davantage contractée. Mais c’est grâce à l’action de la Banque du Liban (BDL) qui a maintenu ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, que celui-ci est resté confiné dans les mêmes marges de fluctuation qui lui ont été fixées auparavant. Il a dû ainsi achever la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. Toutefois, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar hier au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, pour la...