La climatisation peut-elle rendre malade? Dans un pays à canicules, même tardives, la question semble saugrenue. Elle est pourtant trop souvent posée. Élaborée pour améliorer le confort, la climatisation est souvent mise en cause de malaises ou de petits ennuis gênants même s’ils sont dépourvus de gravité. La climatisation permet de rafraîchir l’air en été et en hiver de le réchauffer afin d’améliorer le confort d’un local, ne présentant aucun inconvénient pour la santé. À condition toutefois que le système soit bien réglé et bien entretenu. Autrement, trois facteurs risquent d’entraîner des perturbations d’ordre sanitaire. La température. Au-dessus de 22°C elle favorise l’humidité, la transpiration et la prolifération de certains germes. Elle contribue aussi à la libération de certains polluants contenus dans certains matériaux tout en modifiant la concentration de certains gaz (ozone, gaz carbonique), sans oublier le tabac. L’humidité facilite l’apparition de minuscules champignons, ce qui est à l’origine de mycoses des voies respiratoires. Par contre, une humidité faible ne présente pas de danger pour la santé. À ce propos, il faut savoir que la gêne oculaire ressentie lors du travail sur écran est due à la fixité du regard et non pas à la sécheresse ambiante, comme on suppose généralement. La ventilation. En principe, la totalité de l’air ambiant devrait être renouvelée toutes les heures par de l’air filtré, en provenance de l’extérieur du local. Trop souvent, malheureusement, pour des raisons économiques, la cadence du renouvellement et le taux de l’air sont l’une ralentie et l’autre diminué. Or, renouvellement de l’air insuffisant, humidité excessive et température trop élevée concourent à créer une sensation d’inconfort qu’on attribue à la climatisation. Il en est de même pour cette impression de confinement dont se plaignent les récalcitrants au conditionnement d’air. Le nettoyage fréquent des filtres constitue également une condition indispensable au bien-être au sein d’un local climatisé. Encrassés et non remplacés à intervalles réguliers, ils deviennent source de pollution. Migraine, allergies, épuisement Une climatisation défectueuse ou imparfaite n’entraîne que des dommages mineurs sur la santé: une sensation de fatigue, de migraines, une irritabilité. On remarque ainsi qu’après une fin de semaine bien oxygénée, le retour à l’ambiance climatisée du lieu de travail entraîne ce qu’on qualifie de «syndrome du lundi». Une sensation de lassitude, de difficulté de concentration, de lourdeur à la tête. Les troubles ne persistent pas plus d’un ou de deux jours. Mais ils reviennent le lundi suivant! L’explication enlève tout caractère occulte à ce phénomène : arrêté souvent durant le week-end, le système de climatisation est remis en marche à la reprise du travail, le lundi matin. Des particules accumulées sont alors mises en mouvement dans l’air lors de la mise en route de l’appareil. D’où la tendance, dans les entreprises, de maintenir le fonctionnement du système au ralenti pendant les jours de congé et en fin de semaine. Les personnes allergiques, dont les muqueuses sont hypersensibles, réagissent à la climatisation par des éternuements en série, des irritations des yeux et de la gorge. Les allergologues conseillent des cures de désensibilisation ou un traitement de stimulation des défenses immunitaires. Il semble qu’une cure de magnésium au début du printemps et de l’automne, ou encore la prise de certains oligo-éléments (cuivre, manganèse, argent, or) permettent à certaines personnes vulnérables de s’accommoder plus facilement à une ambiance professionnelle climatisée, évitant les séquelles gênantes propres à ce système...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La climatisation peut-elle rendre malade? Dans un pays à canicules, même tardives, la question semble saugrenue. Elle est pourtant trop souvent posée. Élaborée pour améliorer le confort, la climatisation est souvent mise en cause de malaises ou de petits ennuis gênants même s’ils sont dépourvus de gravité. La climatisation permet de rafraîchir l’air en été et en hiver de le réchauffer afin d’améliorer le confort d’un local, ne présentant aucun inconvénient pour la santé. À condition toutefois que le système soit bien réglé et bien entretenu. Autrement, trois facteurs risquent d’entraîner des perturbations d’ordre sanitaire. La température. Au-dessus de 22°C elle favorise l’humidité, la transpiration et la prolifération de certains germes. Elle contribue aussi à la libération de certains...