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Actualités - Chronologie

Algérie Neuf personnes assassinées à un faux barrage

Neuf personnes ont été assassinées hier près de Boufarik (35 km au sud d’Alger) à un «faux barrage» dressé par un groupe armé présumé islamiste. Deux femmes et deux enfants faisaient partie des victimes qui ont été interceptées près de haouche (ferme) Bounani, sur la route entre Chebli et Boufarik, en plein cœur de la Mitidja, la riche plaine agricole située aux portes d’Alger. Les agresseurs au nombre d’une quinzaine et portant des tenues de «patriotes» (civils armés par les autorités), ont intercepté les passagers de deux voitures et les ont tués par balles. Ils ont ensuite incendié les deux véhicules, selon les mêmes témoignages. Le «faux barrage», la hantise des Algériens, a été dressé pendant une vingtaine de minutes avant que les «patriotes», présents en force dans cette zone, alertés par les coups de feu, interviennent et mettent en fuite les agresseurs. Cette nouvelle tuerie intervient à une dizaine de jours du mois de jeûne musulman du ramadan qui enregistre chaque fois une flambée de violence du fait que les groupes armés islamistes considèrent cette période comme propice au «djihad» (guerre sainte). L’Algérie connaît une nette recrudescence des attentats imputés aux groupes armés islamistes depuis début novembre. Plus de 150 personnes ont été tuées durant cette période, selon la presse. L’attentat le plus spectaculaire a visé le n° 3 du Front islamique du salut (Fis, dissous), Abdelkader Hachani, assassiné le 21 novembre à Alger dans la salle d’attente de son dentiste, dans le faubourg populaire Bab El Oued, considéré comme un fief islamiste. La classe politique dans son ensemble a condamné cet attentat et, en majorité, l’a considéré comme un acte visant à torpiller les efforts du président Abdelaziz Bouteflika à rétablir la «concorde civile» dans le pays après plus de sept ans de violence qui ont fait plus de 100 000 morts et un million de victimes. La loi sur la «concorde civile», promulguée le 13 juillet et applicable pendant six mois jusqu’au 13 janvier, prévoit une amnistie totale ou partielle des islamistes armés n’ayant pas commis de crimes de sang et de viol et n’ayant pas déposé des bombes dans les lieux publics. Outre l’assassinat de Hachani, 18 personnes ont été tuées ce jour-là dans les gorges de la Chiffa, près de Blida (50 km au sud d’Alger) à un faux barrage sur un axe routier très fréquenté reliant Alger au Grand sud à un vingtaine de kilomètres de ce nouveau massacre. Lundi 15 novembre, 19 villageois, dont 13 enfants, avaient été massacrés à coup de hache et de pioche par un groupe armé à Ouled Djilali-Benyahia, dans la région de Chlef (200 km à l’ouest d’Alger). Le ministre de l’Intérieur, Abdelkmalek Sellal, a appelé les «citoyens et les entreprises» à faire preuve de «plus de vigilance» à l’approche du ramadan car, a-t-il expliqué, «les services de sécurité ne peuvent pas, à eux seuls, faire face aux assassinats et actes de sabotage».
Neuf personnes ont été assassinées hier près de Boufarik (35 km au sud d’Alger) à un «faux barrage» dressé par un groupe armé présumé islamiste. Deux femmes et deux enfants faisaient partie des victimes qui ont été interceptées près de haouche (ferme) Bounani, sur la route entre Chebli et Boufarik, en plein cœur de la Mitidja, la riche plaine agricole située aux portes d’Alger. Les agresseurs au nombre d’une quinzaine et portant des tenues de «patriotes» (civils armés par les autorités), ont intercepté les passagers de deux voitures et les ont tués par balles. Ils ont ensuite incendié les deux véhicules, selon les mêmes témoignages. Le «faux barrage», la hantise des Algériens, a été dressé pendant une vingtaine de minutes avant que les «patriotes», présents en force dans cette zone, alertés par...