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Actualités - Chronologie

Des milliers de français manifestent contre la mondialisation

Quelques dizaines de milliers de personnes ont fait valoir samedi dans bon nombre de villes de France leur diversité culturelle et les richesses du terroir contre la logique de «marchandisation du monde» prônée selon eux par l’OMC. Ces défilés, qui protestaient contre la «mal-mondialisation», avaient pour objectif de «faire capoter» la réunion de l’Organisation mondiale du commerce qui commence demain à Seattle. Le plus grand rassemblement a été celui de Paris (15 à 20 000 selon les organisateurs, 5 000 selon la police). L’appel avait été lancé par l’Association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens (Attac), ainsi que de nombreux syndicats (CGT, CFDT, FSU...), des associations culturelles ou de citoyens, et la Ligue des droits de l’homme. Le PCF, notamment Robert Hue à Paris, le Mouvement des citoyens (MDC), les Verts, étaient également présents, de même que des organisations agricoles (Modef, Confédération paysanne…). «Le pouvoir aux citoyens, pas au marché», «un autre monde est possible», «l’éducation n’est pas une marchandise», clamaient à Paris les calicots des manifestants où les Attac étaient en force. À Lyon, le cortège défilait derrière une banderole du «Collectif contre le gouvernement du monde par l’OMC», qui regroupe une trentaine d’organisations, associations et syndicats. «Nous ne sommes pas des codes barrés», lisait-on à Grenoble. Au son des tam-tams, les militants du Comité des sans-papiers du Nord scandaient à Lille: «c’est l’OMC qu’il faut attaquer, c’est pas les sans-papiers qu’il faut matraquer». À Strasbourg, des banderoles proclamaient: «le capitalisme fait des ravages, ravageons le capitalisme», ou bien «non à la dictature des marchés, oui à l’épargne éthique». « le FMI, c’est l’ennemi, l’OMC sa fiancée » À Avignon, «ne restez pas les bras ballants sur les trottoirs à vous demander ce que vous allez bouffer pour Noël», ont scandé les militants du Modef et de la Confédération paysanne. À Draguignan, ils étaient venus avec un troupeau de moutons qui ne veulent «pas être tondus par l’agro-business» et préfèrent «manger de l’herbe, pas des hormones». À Manosque, un cortège de 300 personnes, ouvert par une vache, s’est rassemblé devant le restaurant McDonald’s, et à Montpellier, 350 ont crié «non à mal-bouffe» sur la place de la Comédie. À Bayonne, un demi-millier de manifestants se sont rendus devant la maison de Michel Camdessus, directeur général démissionnaire du Fonds Monétaire International (FMI) en scandant «le FMI c’est l’ennemi, l’OMC sa fiancée». À Lons-le-Saunier, des agriculteurs, avec une vache comtoise, ont investi un «Mac-Do» pour réclamer en vain des sandwiches à la saucisse de Morteau, alors qu’à Bar-le-Duc et à Epinal, ils ont offert eux-mêmes vin chaud et le casse croûte. À Rennes, le défilé a dénoncé «De Michelin à Seattle, non à la loi des multinationales» alors qu’à Caen, les associations fustigeaient «la mondialisation financière qui nous étouffe». Comme symbole de la résistance à la mondialisation, à Saint-Lô, les militants ont décoré une statue de laitière normande, avec un chapeau de l’Oncle Sam, un collier de disquettes Microsoft et un drapeau américain.
Quelques dizaines de milliers de personnes ont fait valoir samedi dans bon nombre de villes de France leur diversité culturelle et les richesses du terroir contre la logique de «marchandisation du monde» prônée selon eux par l’OMC. Ces défilés, qui protestaient contre la «mal-mondialisation», avaient pour objectif de «faire capoter» la réunion de l’Organisation mondiale du commerce qui commence demain à Seattle. Le plus grand rassemblement a été celui de Paris (15 à 20 000 selon les organisateurs, 5 000 selon la police). L’appel avait été lancé par l’Association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens (Attac), ainsi que de nombreux syndicats (CGT, CFDT, FSU...), des associations culturelles ou de citoyens, et la Ligue des droits de l’homme. Le PCF, notamment Robert Hue à...