Les films, qui vous seront proposés cette semaine à la télévision, ont tous recours à des effets spéciaux, ces nouveaux instruments de la technologie qui réalisent des miracles. Et c’est bien le cas de le dire. Car comment le requin tueur de «Jaws» aurait-il pu vous terrifier autant, si ce n’était par la façon saisissante dont il fut reconstitué à l’écran ? Et le succès fut tel qu’il y eut trois suites à la première version réalisée par Steven Spielberg. Les quatre volets vous seront proposés durant quatre soirées d’affilée. Des effets spéciaux, il y en a aussi dans «Conan the Barbarian», un film qui a été également beaucoup copié : on en fit une suite et les barbares proliférèrent, sans jamais égaler ce film-là. Seules exceptions de la semaine, à ne pas sacrifier aux effets spéciaux : «Calamity Jane», une comédie musicale, et «Blink» un suspense policier avec Madeleine Stowe et Aidan Quinn. Emma, violoniste dans un orchestre de musique country, est aveugle depuis l’âge de 8 ans. Grâce à un don d’organes, un chirurgien vient de lui greffer de nouvelles cornées. L’opération a réussi, mais, pour l’instant, sa vision est floue. Parfois, ses yeux voient avec netteté, mais elle n’a conscience de cette perception que plusieurs heures après. Une nuit, elle entend des bruits sourds chez sa voisine Valérie. Elle sort dans le couloir et aperçoit une vague silhouette. Le lendemain matin, en ouvrant sa porte, elle voit clairement un homme surgir devant elle. Persuadée que Valérie a été assassinée, Emma prévient la police, mais le jeune inspecteur John Hallstrom, qui la reçoit, croit qu’elle a eu une hallucination. Pourtant, deux jours après, on découvre le cadavre de Valérie. Un thriller bâti sur une idée originale et fascinante, mené avec précision par Michael Apted (Gorilles dans la brume). Émotions fortes garanties. Diffusion lundi à 20h30 sur LBCI Calamity Jane est un des personnages célèbres de l’Ouest. Un personnage dont s’inspire cette comédie musicale de David Butler, dont la partition est signée Sammy Fain – Paul Francis Webster. Leur chanson Secret Love devait remporter l’Oscar de la meilleure chanson de film en 1953. Doris Day incarne la calamiteuse Jane, véritable garçon manqué, à la gâchette facile et qui s’était fait une solide réputation de redresseuse de torts. Et là voilà qui débarque dans la petite ville de Deadwood City dont le héros n’est autre que Wild Bill Hicocke, autre redresseur de torts à la gâchette facile mais qui a l’avantage d’être un homme. Et quel homme! Au-delà de la rivalité, les deux antagonistes vont découvrir qu’ils s’aiment, surtout à partir du moment où Jane parviendra à se féminiser ! C’est drôle, enlevé et très bien défendu par Doris Day, désopilante, et Howard Keel aussi solide qu’un roc ! Diffusion lundi à 23h30 sur Future TV Conan the Barbarian est le film qui fit d’Arnold Schwarzenegger une superstar. Il faut dire que la superbe direction artistique et la partition musicale mettent ce film réalisé par John Milius bien au-dessus de tous ceux qui cherchèrent à le copier par la suite. Douze mille ans avant notre ère. Des cavaliers détruisent un village cimmérien où ils sont venus voler le secret de l’acier. Conan, jeune enfant dont le chef Thulsa Doom a massacré les parents, est emmené en esclavage. Jusqu’à l’âge adulte, il doit tourner «la roue de douleur». Il s’y forge un physique de lutteur, gagne sa liberté au combat et part à la recherche de Thulsa Doom. C’est inspiré d’un cycle «héroïc fantasy» très connu aux États-Unis, écrit par Robert Howard qui fut un ami du conteur fantastique Lovecraft. Le film, long, hiératique, raffiné, donne une reconstitution de bande dessinée baroque et «gothique», qui peut ravir les amateurs. Les paysages lunaires, les architectures majestueuses, la stature du surhomme décidé à venger son père, le serpent-dieu, les représentants du mal évoquent, un peu en fatras, les légendes germaniques (les Niebelungen) et la préhistoire de l’humanité. Diffusion lundi à minuit sur LBCI Durant quatre soirées consécutives, la télévision va vous proposer les ravages du requin blanc de Jaws. Le premier est signé Steven Spielberg et se présente comme suit : aux États-Unis, en 1975, au large de Cap Cod. Une nuit de juin, un groupe d’adolescents rend du bon temps sur une plage d’Amity, station balnéaire de la côte Est. Une jeune fille part se baigner nue et disparaît bientôt dans les flots après avoir poussé des cris d’effroi. Le lendemain, on retrouve son corps atrocement mutilé. Le médecin légiste conclut qu’elle a été victime d’un requin. Il en informe le chef de la police, Brody, qui décide d’interdire l’accès des plages. Mais celui-ci se heurte à la vive opposition du maire, Larry Vaughn, et du directeur du journal local, Ben Meadows, qui estiment que cette interdiction risque de compromettre la saison... Steven Spielberg battait, à 28 ans, tous les records du box-office avec ce film qui, aujourd’hui encore, peut faire frémir. Il revint, 18 ans plus tard, au fantastique avec son Jurassic Park sur le même chemin du succès. Diffusion mercredi à minuit 30 sur LBCI Brody, le chef de la police, et sa femme Ellen se retrouvent dans Jaws II. Quatre ans se sont écoulés depuis que le grand requin blanc est venu semer la terreur et la mort dans la station balnéaire d’Amity, avant d’être lui-même exterminé. Aujourd’hui, Amity a repris une ambiance estivale avec l’inauguration par le maire, Larry Vaughan, d’un complexe hôtelier... C’est alors qu’un gigantesque requin revient semer la terreur dans la station balnéaire. Mais, aussi, bien des frayeurs pour les producteurs de ce second volet, contraints de remplacer, en catastrophe, John Hancock par le réalisateur canadien d’origine française Jeannot Szwarc. Entièrement tourné en extérieurs au large du Massachussetts et dans le golfe du Mexique. Autant d’émotions que dans le premier volet de cette histoire de requin mangeur d’homme. Jeannot Szwarc prend brillamment la relève. On ne se lassera que par les suites données à l’histoire. Diffusion mercredi à minuit sur LBCI Jaws III eut l’originalité d’être tourné en 3 D, un procédé en relief et de quitter les plages de la côte Est pour le parc d’attractions d’Orlando en Floride. Joe Alves, ex-cascadeur qui fut aussi le concepteur du requin-vedette du premier film de la série, en signa la réalisation. Calvin Bouchard vient d’investir 30 millions de dollars dans la création d’un parc d’attractions marines conçu par l’ingénieur Mike Brody à partir des dernières inventions technologiques. Une sorte d’étoile de mer, installée par douze mètres de fond au centre d’un lagon avec des galeries tentaculaires en plexiglass, par les hublots desquels les visiteurs vont pouvoir admirer les requins en liberté. Pour lancer son parc avec tout l’éclat souhaitable, Calvin organise une avant-première en présence de la presse et y invite le célèbre cinéaste des “grands-fonds”, Philip Fitz-Royce... À regarder d’un œil distrait sans espérer retrouver les émotions des précédentes aventures du monstrueux requin. On ne marche plus ! L’effet est émoussé. Diffusion jeudi à minuit sur LBCI Et on en arrive à Jaws IV réalisé par Joseph Sargent. Plusieurs années ont passé depuis les brutales attaques du grand requin blanc. Veuve du shérif local, Ellen Brody a refait sa vie tandis que son fils, Sean, a repris le poste de son père. Son autre fils, Michael, s’est établi aux Bahamas et y prépare une thèse d’océanographie. Mais une nuit, à l’approche de Noël, Sean sorti dans le port pour dégager une balise, est à son tour victime du monstre... Une mise en scène copiée, avec plus ou moins de bonheur, sur celle de Spielberg et son premier requin, mais l’intérêt se relâche. On retrouve ici Lorraine Gary, la seule survivante du premier film de la série. Diffusion vendredi à minuit sur LBCI Vous n’êtes pas sorti de l’eau puisque c’est «aquatiquement» que vous terminerez la semaine avec Barracuda, un film de la série «B» qui se déroule dans une petite ville côtière de Floride où des déchets chimiques versés dans la mer affectent la faune maritime... Vous pouvez vous en dispenser ! Diffusion dimanche à minuit sur LBCI
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