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Actualités - Chronologie

Démission de l'entraîneur de l'OM Fatigué, Courbis jette l'éponge

Rolland Courbis a démissionné hier de son poste d’entraîneur de l’Olympique de Marseille, cédant à la pression pesant sur ses épaules depuis le début de la saison. Il a été remplacé par l’ancien défenseur phocéen Bernard Casoni, chargé jusqu’à présent des équipes réserves du club. «Je suis fatigué, j’ai besoin de prendre du repos», a déclaré Courbis au centre d’entraînement de la Commanderie où il est passé dire au revoir aux joueurs. La défaite 2-0 face à la Lazio en Ligue des champions mercredi soir au Vélodrome a forcé sa décision, lui qui avait réclamé un sursaut des joueurs pour le «bien du club et du public» après une mauvaise série en championnat. Samedi soir, après la défaite à domicile contre Auxerre (1-0), le public du stade Vélodrome avait crié ouvertement des appels à sa démission. Des rumeurs faisaient également état de rapports très tendus entre Courbis et le président du club Yves Marchand, mis en place par Robert Louis Dreyfus pour bâtir le club européen dont rêve le principal actionnaire et véritable patron de l’OM. «J’ai fait la promesse à Robert Louis Dreyfus de ne pas faire de commentaire car l’OM a un match important samedi et doit retrouver des couleurs rapidement», a-t-il dit, par allusion au match à Nancy. «Rolland Courbis ne me gênait pas. C’est son choix, il a pris la décision de partir», a quant à lui assuré Yves Marchand. «Je n’ai gagné aucune bataille, je n’ai pas mis mon poste en balance face au sien. Il s’agit d’une démission, ce n’est jamais la meilleure solution mais les deux parties étaient prêtes à se séparer», a-t-il ajouté. « Parer au plus pressé » Après avoir remercié Courbis pour son «travail» – deuxième place du championnat 1998/99 et finale de la Coupe de l’UEFA - le président de l’OM a fixé deux objectifs à son successeur : «Redonner la fierté au groupe sportif et lui permettre d’atteindre la troisième place au classement». Soit des objectifs révisés à la baisse – l’OM visait ouvertement le titre en début de saison – explicables par l’actuelle neuvième place du club au classement de D1 après 16 journées, à neuf points du leader lyonnais. Depuis le début de la saison, les Marseillais ont abandonné à domicile plus de points (14) qu’ils n’en ont récolté (13). L’ancien défenseur international, arrivé à l’OM avec Basile Boli en 1990, s’est déclaré «fier de passer après Courbis». Et son prédécesseur lui a aussi donné son satisfecit: «Casoni, c’est la meilleure solution, il connait bien la maison et les joueurs. Je regrette de ne pas avoir pu faire mieux, c’est mon seul regret». Les deux hommes se connaissent bien puisque Casoni avait pris la place de Courbis comme défenseur il y a 15 ans à Toulon. Âgé de 46 ans et natif de Marseille, Courbis avait débuté sa carrière de joueur à l’OM avec lequel il a été sacré champion de France en 1972 avant d’enlever deux nouveaux titres nationaux sous les couleurs monégasques (1978, 1982). Il a successivement évolué à l’OM, à Ajaccio, au club grec de l’Olympiakos le Pirée, au FC Sochaux, à Monaco et à Toulon. C’est dans le club varois qu’il a entamé sa carrière d’entraîneur, prenant ensuite les rênes d’Endoume, autre club de la cité phocéenne qui évoluait alors en troisième division. Il a ensuite entraîné Bordeaux à deux reprises (1992,1994 – 1996, 1997), Toulouse puis Marseille depuis 1997. Casoni, né à Cannes en 1961, a joué dans le club de sa ville natale ainsi qu’à Toulon et au Matra Racing. Il a rejoint l’OM en 1990 et joué son dernier match sous le maillot blanc et bleu contre Sochaux en 1996, match de la remontée de Marseille en D1.
Rolland Courbis a démissionné hier de son poste d’entraîneur de l’Olympique de Marseille, cédant à la pression pesant sur ses épaules depuis le début de la saison. Il a été remplacé par l’ancien défenseur phocéen Bernard Casoni, chargé jusqu’à présent des équipes réserves du club. «Je suis fatigué, j’ai besoin de prendre du repos», a déclaré Courbis au centre d’entraînement de la Commanderie où il est passé dire au revoir aux joueurs. La défaite 2-0 face à la Lazio en Ligue des champions mercredi soir au Vélodrome a forcé sa décision, lui qui avait réclamé un sursaut des joueurs pour le «bien du club et du public» après une mauvaise série en championnat. Samedi soir, après la défaite à domicile contre Auxerre (1-0), le public du stade Vélodrome avait crié ouvertement des appels à sa...