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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : ralentissement de la demande du dollar

La demande du dollar s’est ralentie un peu à Beyrouth mais elle est restée encore une fois inférieure à l’offre en cette monnaie dans un marché très calme. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier pratiquement le dollar en deçà de ce taux indicatif quoique à des cours supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL. Il a, en effet, fluctué toute la journée entre 1 503,50 et 1 504,50 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque huit millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques, selon des sources cambistes. L’euro une nouvelle fois ébranlé face au dollar À l’étranger, le principal événement de la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux a été le fléchissement de l’euro qui a atteint de nouveaux planchers face au billet vert depuis juillet dernier en cassant à la baisse la barre de 1,02 dollar. La chute de la monnaie unique européenne s’est accélérée en fin d’après-midi après la publication de chiffres américains reflétant une grande vigueur de l’économie aux États-Unis contrairement à celle de la zone euro qui souffre des difficultés de reprise économique en Allemagne et en Italie, malgré les prévisions de croissance plutôt positives pour l’année prochaine publiées hier par la Commission européenne. La révision à la hausse de la croissance américaine qui aurait dû relancer les craintes d’une surchauffe de l’économie aux États-Unis affectant Wall Street et dans son sillage le dollar et profiter à l’euro n’a pas eu cet effet. Au contraire, personne ne veut garder de l’euro avant le long week-end du Thanksgiving. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain a été révisée à 5,5 % en rythme annuel au troisième trimestre, au lieu de 4,8 % initialement prévu contre 1,9 % au deuxième, a annoncé le département du Commerce, alors que les analystes tablaient généralement sur une révision en hausse de 5 %. En outre, les difficultés du groupe de BTP (Bâtiments et Travaux publics) allemand Holzmann et la possibilité d’une intervention du gouvernement allemand dans la bataille entre Mannesmann et Vodafone ont également pesé sur l’euro. Les fluctuations de la monnaie unique européenne ont été généralement accentuées par la faiblesse des volumes échangés à l’approche de la fin de l’année. Quoi qu’il en soit, le marché devrait être assez calme en fin de semaine en raison de la fermeture des places américaines pour le Thanksgiving, sauf si la Banque centrale européenne (BCE) décide d’intervenir. Mais il est peu probable que celle-ci prenne une telle décision sauf si l’euro recule sous 1,01 dollar. Cette grande fermeté du dollar face à l’euro est venue le renforcer vis-à-vis des autres grandes monnaies, surtout le yen et le sterling, le faisant négocier à New York à la hausse comme suit : – 1,0177 pour un euro contre 1,0273, la veille – 1,6085 pour un sterling contre 1,6245. – 1,9220 DM contre 1,9040 – 6,4455 FF contre 6,3845 – 1,5710 FS contre 1,5570 – 1 902,50 lires contre 1 884,65 – 104,60 yens contre 104,15. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo À la Bourse de Beyrouth, toujours désertée par les opérateurs, c’est le statu quo qui a marqué son évolution hier, où les quelques valeurs faisant l’objet de transactions ont reproduit leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les sociétés libanaises cotées s’est maintenu invariablement à 74,22 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 176,80 points. Ce mouvement s’est produit dans des volumes d’affaires très minces, ne dépassant pas au total 29 325 actions d’une valeur globale de 137 897 dollars. Irrégularité de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street, qui avait débuté la séance d’hier sur un ton faible dans la crainte d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, n’a pas tardé à renouer avec la hausse sur des rachats du découvert à la veille du chômage du Thanksgiving qui a rendu le marché des actions américains très volatil. La révision en hausse de la croissance du PIB américain au troisième trimestre a eu pour effet de tirer à la hausse le rendement de l’obligation du Trésor à 30 ans, qui évolue en sens inverse du prix, sans pour autant peser durablement sur la tendance du marché des actions. Cela d’autant que l’annonce d’une diminution du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 13 000 personnes la semaine dernière ne devait avoir d’impact négatif sur la cote américaine malgré les signes de surchauffe qu’elle révèle. Cela étant, les bancaires ont été les seules à souffrir hier des tensions sur les taux américains, alors que les autres grandes valeurs de la haute technologie et des télécommunications continuaient à concentrer sur elles l’intérêt des opérateurs boursiers ainsi que les valeurs pétrolières. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer irrégulièrement entre un plus bas à 10 949,15 points et un plus haut à 11 041,81 points, avant d’afficher en préclôture 11 037,61 points, en hausse de 41,98 points sur la veille. Les Bourses européennes ont terminé dans le flou Les marchés d’actions européens ont terminé mercredi sans grande orientation, l’intérêt des investisseurs étant pour l’essentiel concentré sur trois dossiers : l’OPE hostile du britannique Vodafone AirTouch sur l’allemand Manesmann, les tentatives de sauvetage du géant du BTP allemand Philipp Holzmann et la hausse des valeurs médias présentes dans la télévision interactive. À Paris, l’indice CAC 40 a enregistré sur un gain de 0,71 %, tandis que le FTSE 100 de Londres progressait de 0,42 %. La Bourse allemande a terminé pratiquement inchangée selon l’indice Dax (+0,07 %). La Bourse de Madrid s’est appréciée de 0,33 % et celle de Milan de 0,8 %. En revanche, Bruxelles a cédé 1,50 % selon le Bel 20, Zurich 0,5 %, Amsterdam 0,2 %. Quant aux indices multipays, le FTSE Eurotop 300, paneuropéen et le Dow Jones Euro Stoxx 50, limité à la zone euro, ils ont tous deux terminé en hausse de 0,3 %. Star incontestée de la journée, le français Canal+ s’est adjugé 8,84 %, après le succès spectaculaire de l’introduction au Nasdaq américain et à la Bourse d’Amsterdam d’Open TV, fournisseur d’interactivité pour la télévision numérique. En conséquence, plusieurs analystes s’apprêtent à réévaluer Canal+, qui dispose d’une division similaire à OpenTV, Canal Plus Technologies. Thomson Multmédia, qui détient 5 % de la maison-mère d’OpenTV, MTH, a bondi de 18,64 %, tandis qu’à Londres, Carlton Communications, qui est actionnaire de l’opérateur de bouquets numériques ONdigital à 50-50 avec Granada Group, s’est adjugé 5,1 %. Granada a cédé en revanche 3,03 %. Le concurrent d’ONdigital, BSkyB a gagné 3,4 %. À Paris, TF1 a engrangé 6,3 %, Lagardère 5,87 %, Publicis 6,7 % et Havas Advertising 3,20 %. Second dossier du jour, la saga Vodafone AirTouch-Mennesmann. Vodafone, plus gros volume du jour à Londres avec 110 millions d’actions échangées, a terminé en hausse de 1,47 %, le groupe de téléphonie mobile étant toujours sous les feux de la rampe dans le cadre de son OPE hostile sur l’allemand Mennesmann. L’opérateur cellulaire a notamment bénéficié des propos du commissaire européen à la concurrence Mario Monti qui a déclaré qu’il était trop tôt pour savoir si son OPE poserait des problèmes liés à la concurrence. Mannesmann, qui faisait l’objet de prises de bénéfices depuis plusieurs séances, s’est de son côté adjugé 3,89 % à 187 euros, enregistrant ainsi la plus forte hausse des valeurs de l’indice Dax. Certains investisseurs institutionnels actionnaires de Vodafone ont fait savoir qu’ils soutiendraient un relèvement des termes de l’offre de Vodafone. Toujours dans l’actualité allemande, on notait le rebond de 56 % à 36,11 euros de Philipp Holzmann après sa chute de près de 90 % mardi à la reprise des cotations. Le chancelier Gerhard Schröder a dit qu’il allait rencontrer les banques créancières du numéro deux du BTP allemand pour essayer de négocier un plan de la dernière chance après le dépôt de bilan du groupe mardi. Les banques allemandes créancières d’Holzmann se sont en revanche repliées, Deutsche Bank abandonnant 0,44 %, Commerzbank 0,78 %, Dresdner Bank 2,13 % et Hypovereinsbank 1,44 %. Hochtief a cédé 3,7 % faisant l’objet de prises de bénéfices après avoir été recherché par les investisseurs qui pensaient que le numéro un du BTP allemand pourrait profiter des difficultés d’Holzmann. Tokyo : au plus haut depuis 27 mois L’indice Nikkei-225 a clôturé mercredi non loin de la barre des 19 000 points – qu’il a franchie en séance – et à son niveau le plus élevé depuis 27 mois. Une vague d’achats de technologiques lui a permis d’atteindre un pic de 19 036,08 et c’est la première fois depuis plus de deux ans que le Nikkei survole cette barre. Il s’est finalement inscrit en hausse de 74,09 points (0,39 %) à 18 896,21, au plus haut depuis le 21 août 1997. Le contrat de décembre a pris 10 points à 18 820. La prochaine résistance pour le Nikkei se situe aux alentours de 19 200 mais bon nombre d’intervenants doutent qu’il puisse tenir le rythme. La vigueur du yen en particulier, qui produit un effet dilutif sur les résultats à l’étranger, est source de préoccupation. En revanche, deux nouveaux fonds d’investissement doivent être lancés à la fin de cette semaine, ce qui devrait renforcer encore la demande constatée pendant la séance dans les compartiments des technologiques et des télécommunications. L’indice Topix des valeurs de la première section de la cote a gagné 6,38 points à 1 668,35. Toutefois, le Nikkei 300 a cédé 0,43 point à 317,05, le nombre des valeurs en baisse l’ayant largement emporté sur celui des hausses, à 859 contre 391, dans un volume d’échanges sur la première section de 731 millions d’actions contre 587 millions lundi (le marché japonais était fermé mardi). «Une nouvelle fois, c’est le secteur des technologies de l’information» qui tient la vedette, constate Hirokuni Matsumoto, courtier chez Yamatane Securities, qui ajoute que l’on s’attend à une poursuite de la hausse de ce compartiment, avec d’autres achats de la part des fonds d’investissement. Masakazu Kimura, d’Universal Securities, a observé pour sa part que les investisseurs institutionnels portent un intérêt extrêmement ciblé sur une petite sélection de valeurs des technologies de l’information.
La demande du dollar s’est ralentie un peu à Beyrouth mais elle est restée encore une fois inférieure à l’offre en cette monnaie dans un marché très calme. Mais, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier pratiquement le dollar en deçà de ce taux indicatif quoique à des cours supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de la BDL. Il a, en effet, fluctué toute la journée entre 1 503,50 et 1 504,50 LL, dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque huit millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente...