Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le Real Madrid à la recherche de sa gloire

Mauvais résultats sportifs, valse des entraîneurs, endettement colossal, recrutements inopérants et rébellion au conseil d’administration : le Real Madrid, le club le plus prestigieux d’Espagne, traverse une des périodes les plus noires de ses 97 ans d’existence. Cette crise, dont le renvoi foudroyant cette semaine de l’entraîneur gallois John Toshack a été le dernier épisode en date, met en difficulté le président Lorenzo Sanz qui, en quatre ans de mandat, a mis fin à la carrière de sept entraîneurs et enfoncé dans le rouge la comptabilité du club. Les déclarations explosives à répétition de Toshack, de plusieurs joueurs et des dirigeants du Real traduisent l’atmosphère orageuse qui règne dans les vestiaires et au conseil d’administration du club champion d’Europe en 1998, mais qui n’est actuellement que huitième du championnat d’Espagne. «Ce club ressemble à un poulailler. L’image que nous donnons est terrible», constatait début novembre un haut responsable du Real Madrid. L’instabilité chronique du banc de touche madrilène a semé le désarroi au sein d’une équipe qui ne compte plus les «plans de redressement» sportifs mis au point par chaque entraîneur à son arrivée et jetés aux oubliettes quelques mois plus tard à son départ. Cette instabilité a également provoqué la disgrâce soudaine d’un nombre incalculable de joueurs de qualité (Mijatovic, Suker, Karembeu...), recrutés par un entraîneur mais boudés quelques mois plus tard par son successeur. Gâchis financier Ce chaos sportif s’accompagne d’un gâchis financier, les salaires colossaux des joueurs mis au placard s’ajoutant aux indemnités de licenciement énormes versées à chaque entraîneur éjecté. Selon le quotidien El Pais, les sept limogeages de Lorenzo Sanz ont coûté au club 12 millions d’euros en quatre ans. Si l’état exact des finances du Real Madrid reste un épais mystère, la dette du club est généralement évaluée entre 180 et 240 millions d’euros, ce qui l’a obligé à solliciter plusieurs reports de paiement auprès du fisc. Cette situation financière plus que délicate n’a pourtant pas empêché le Real de dépenser près de 80 millions d’euros en transferts cette année, dont 33 millions d’euros pour le jeune attaquant et international français Nicolas Anelka. À la demande de Toshack, le Real Madrid a également dépensé une fortune, 15 millions d’euros, pour un attaquant bosniaque complètement inconnu, Elvir Balic, qui s’est grièvement blessé au bout de quelques matches et s’est retrouvé à l’infirmerie pour le reste de la saison. Pas en mesure sur le plan national de s’opposer pour l’instant à la mainmise de son éternel rival du FC Barcelone, le Real Madrid est toujours en course dans la plus importante vitrine du football européen, la Ligue des champions, dont il détient le record d’un nombre de victoires avec sept trophées.
Mauvais résultats sportifs, valse des entraîneurs, endettement colossal, recrutements inopérants et rébellion au conseil d’administration : le Real Madrid, le club le plus prestigieux d’Espagne, traverse une des périodes les plus noires de ses 97 ans d’existence. Cette crise, dont le renvoi foudroyant cette semaine de l’entraîneur gallois John Toshack a été le dernier épisode en date, met en difficulté le président Lorenzo Sanz qui, en quatre ans de mandat, a mis fin à la carrière de sept entraîneurs et enfoncé dans le rouge la comptabilité du club. Les déclarations explosives à répétition de Toshack, de plusieurs joueurs et des dirigeants du Real traduisent l’atmosphère orageuse qui règne dans les vestiaires et au conseil d’administration du club champion d’Europe en 1998, mais qui n’est...