Le chef du Parlement, M. Nabih Berry, ne pense pas que les Israéliens bluffent en annonçant qu’ils désirent retirer leurs troupes du Liban, et il affirme, qu’en cas de repli, la résistance n’arrêtera pas ses opérations militaires contre l’État hébreu. «Quelles que soient les circonstances, les Israéliens se retireront du Liban-Sud d’ici à juillet», a déclaré M. Berry, en citant le chef de la diplomatie française, M. Hubert Védrine. Le chef du Parlement a tenu ces propos mercredi soir, dans le cadre d’un meeting politique. Il a insisté sur le caractère indissociable des positions du Liban et de la Syrie dans le cadre des pourparlers de paix avec Israël, soulignant que «la résistance ne mettra pas fin à ses opérations, même si les négociations reprennent et si les forces israéliennes se retirent du sud du pays le 7 juillet». Selon lui, le Liban «ne peut pas» donner des garanties à l’État hébreu. «À supposer que la résistance cesse ses attaques en cas de repli, que se passera-t-il au cas où des commandos du Jihad islamique bombarderaient le nord d’Israël ? La riposte ne sera-t-elle pas dure pour nous», s’est-il interrogé. Nasrallah : Des mois, des années... Pour sa part, prenant la parole au cours d’un meeting commémorant le Mouvement de redressement en Syrie, cheikh Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a affirmé : « Nous sommes peut-être à la veille de la victoire (…) mais vu le prix que nous avons payé pour l’obtenir, nous devons la gérer avec une extrême prudence. Il ne faut pas que cette victoire libanaise se transforme en victoire israélienne. Il ne faut pas se hâter d’ouvrir certains dossiers, come celui de la présence syrienne, ou celui de l’avenir des Palestiniens, ou même celui de l’avenir de la résistance. À le faire, on risque de rouvrir d’un coup les blessures du passé qui nourriront des sentiments de crainte, et terniront notre victoire». «Certains le disent en chuchotant, a enchaîné le secrétaire du Hezbollah, d’autres n’hésitent pas à l’écrire, puisque pour obtenir le départ des Israéliens du Liban, il nous faut accepter des arrangements de sécurité, même indirects, pourquoi n’acceptons-nous pas ? Pourquoi hypothéquer le sort de notre terre occupée au sort du sol syrien ? Je réponds : les Syriens se sont battus à nos côtés plus de vingt ans, ils se sont battus avec nous, et pour nous, et ont eu des milliers de martyrs. Ne combattrions-nous pas à leur côté quelques mois ou quelques années ?»
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef du Parlement, M. Nabih Berry, ne pense pas que les Israéliens bluffent en annonçant qu’ils désirent retirer leurs troupes du Liban, et il affirme, qu’en cas de repli, la résistance n’arrêtera pas ses opérations militaires contre l’État hébreu. «Quelles que soient les circonstances, les Israéliens se retireront du Liban-Sud d’ici à juillet», a déclaré M. Berry, en citant le chef de la diplomatie française, M. Hubert Védrine. Le chef du Parlement a tenu ces propos mercredi soir, dans le cadre d’un meeting politique. Il a insisté sur le caractère indissociable des positions du Liban et de la Syrie dans le cadre des pourparlers de paix avec Israël, soulignant que «la résistance ne mettra pas fin à ses opérations, même si les négociations reprennent et si les forces israéliennes se retirent du...