Clinton veut convaincre Eltsine qu'il fait fausse route
le 18 novembre 1999 à 00h00
Bill Clinton s’efforcera de convaincre Boris Eltsine que la Russie fait fausse route en Tchétchénie en accentuant une offensive militaire provoquant de plus en plus de victimes dans la population civile de la petite république indépendantiste. M. Clinton doit rencontrer aujourd’hui en fin de matinée le président russe à Istanbul en marge du sommet de l’OSCE. Bien que le sujet ne soit pas formellement à l’ordre du jour de ce sommet qui réunit les dirigeants de 54 pays d’Europe et d’Amérique du Nord membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, la guerre en Tchéchénie risque fort d’être le thème dominant de cette réunion et de placer un Boris Eltsine, malade et affaibli, en position d’accusé. De plus en plus inquiets des conséquences de ce conflit, les Occidentaux présenteront un front uni face au président russe en lui faisant valoir que sa poursuite risque d’être «coûteuse pour la réputation et la crédibilité internationales de la Russie», a affirmé le conseiller de M. Clinton pour la sécurité nationale Samuel Berger. Ils ont l’intention de réclamer à Boris Eltsine un «calendrier précis de retrait» de ses troupes de Tchétchénie, a déclaré lundi le président en exercice de l’OSCE, le Norvégien Knut Vollebaek. Il y a quinze jours à Oslo, M. Clinton avait déjà souligné devant le Premier ministre russe Vladimir Poutine que «si la Russie a le droit de protéger son intégrité territoriale contre le terrorisme, le recours indiscriminé à la force contre des insurgés mêlés à des civils est à la fois une erreur et contre-productif, et rend la recherche d’une solution plus difficile», a rappelé M. Berger. Dans l’entourage présidentiel américain, on admet toutefois que les pressions occidentales ont des limites et qu’une trop forte insistance pourrait être elle aussi contre-productive. Attentivement supervisée par M. Poutine, l’offensive russe en Tchétchénie est en effet devenue une cause populaire pour l’opinion publique russe traumatisée par les récents attentats d’août septembre. Le Premier ministre russe, qui fait figure désormais de successeur du président Eltsine dont le mandat prendra fin l’été prochain, a donc politiquement intérêt à poursuivre la guerre. Le président Clinton se trouve en outre en position de demandeur dans le domaine des armes stratégiques, un dossier qu’il avait déjà abordé avec M. Eltsine lors de leur dernière rencontre au sommet du G8 à Cologne en juin dernier et qu’il rouvrira aujourd’hui.
Bill Clinton s’efforcera de convaincre Boris Eltsine que la Russie fait fausse route en Tchétchénie en accentuant une offensive militaire provoquant de plus en plus de victimes dans la population civile de la petite république indépendantiste. M. Clinton doit rencontrer aujourd’hui en fin de matinée le président russe à Istanbul en marge du sommet de l’OSCE. Bien que le sujet ne soit pas formellement à l’ordre du jour de ce sommet qui réunit les dirigeants de 54 pays d’Europe et d’Amérique du Nord membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, la guerre en Tchéchénie risque fort d’être le thème dominant de cette réunion et de placer un Boris Eltsine, malade et affaibli, en position d’accusé. De plus en plus inquiets des conséquences de ce conflit, les Occidentaux...
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