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Actualités - Chronologie

La Russie évitera l'apocalypse, pas les désagréments

L’accident nucléaire sera certainement évité, aucun missile ne décollera inopinément et les avions n’ont pas plus de risque de s’écraser que d’ordinaire: la Russie a paré à l’urgence pour prévenir le bogue de l’an 2000, mais la population n’en encourt pas moins une série de désagréments «passagers». La Russie s’étale sur 11 fuseaux horaires soit 11 zones de passage à l’an 2000. Et les difficultés de gestion du plus grand pays du monde, que la CIA estime l’un des plus aptes à défaillir en entrant dans le nouveau millénaire, sont énormes. Moscou a pris conscience très tardivement du problème du bogue, mettant en place cet été seulement une commission gouvernementale chargée de le prévenir. Les crédits débloqués en août (50 millions de dollars) sont jugés nettement insuffisants par les experts (qui estiment les besoins à 187 millions de dollars) et n’ont encore été que peu versés aux administrations intéressées. La Russie ne sera donc pas prête dans deux mois. Mais les urgences ont été traitées, relèvent l’ensemble des experts. «Les autorités ont concentré leurs efforts sur les secteurs stratégiques: défense, gaz-pétrole, télécommunications, aviation et nucléaire», note un analyste occidental. En matière de sécurité nucléaire et de missiles balistiques, Moscou et Washington ont travaillé de conserve et mis en place des centres de contrôle conjoints. Des études sur le réseau énergétique nucléaire ont été menées avec l’assistance de sociétés étrangères, comme l’allemand Siemens ou le français EDF. Par chance, le niveau d’informatisation et d’automatisation du pays est très faible et de très nombreux systèmes manuels sont restés opérationnels. «Tout le secteur aérien peut être basculé en manuel, de l’atterrissage au contrôle des vols», relève un spécialiste. Dans d’autres secteurs, comme ceux du gaz ou de l’électricité, tout ce qui est potentiellement dangereux sera arrêté ou basculé en manuel. Les précautions des diplomates De nombreuses banques et grandes entreprises ont fait le nécessaire en s’appuyant sur leurs cadres, généralement très compétents, et peuvent aussi compter sur des systèmes manuels. Si la catastrophe semble écartée, les désagréments risquent toutefois de se multiplier : coupures momentanées d’électricité, de chauffage, d’alimentation en eau ou de liaisons téléphoniques, qui pourraient s’avérer dangereuses pour les personnes à risque, dans certaines régions.
L’accident nucléaire sera certainement évité, aucun missile ne décollera inopinément et les avions n’ont pas plus de risque de s’écraser que d’ordinaire: la Russie a paré à l’urgence pour prévenir le bogue de l’an 2000, mais la population n’en encourt pas moins une série de désagréments «passagers». La Russie s’étale sur 11 fuseaux horaires soit 11 zones de passage à l’an 2000. Et les difficultés de gestion du plus grand pays du monde, que la CIA estime l’un des plus aptes à défaillir en entrant dans le nouveau millénaire, sont énormes. Moscou a pris conscience très tardivement du problème du bogue, mettant en place cet été seulement une commission gouvernementale chargée de le prévenir. Les crédits débloqués en août (50 millions de dollars) sont jugés nettement insuffisants par les...