Les passagers libérés racontent l'horreur (photos)
le 28 décembre 1999 à 00h00
Les passagers du vol IC 814 reliant Katmandou à New Delhi s’apprêtaient à déjeuner vendredi quand un homme leur a ordonné de ne pas toucher à leur nourriture, de tirer les rideaux des hublots, de baisser la tête et de ne plus bouger. La presse indienne publie lundi les témoignages de plusieurs des 27 prisonniers – pour la plupart des femmes et des enfants – libérés samedi. Un homme a été relâché dimanche pour des raisons de santé. L’Airbus A-320 de la compagnie Indian Airlines est stationné sur l’aéroport de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, depuis dimanche avec à son bord 155 personnes et cinq pirates de l’air. Une délégation – composée de responsables et de médecins – est arrivée en fin de journée lundi de New Delhi à Kandahar pour tenter de négocier la libération des otages. «Je ne sais pas sur quel aéroport nous nous trouvions, les pirates de l’air avaient déjà exposé leurs revendications», raconte Satnam Singh, dans les colonnes de l’Asian News International. Libéré samedi, Singh se remet de blessures à l’arme blanche dans un hôpital du sud de New Delhi. Les pirates ont sélectionné un groupe d’hommes, qu’ils ont bâillonnés et dont ils ont lié les pieds et les poings avant de les coucher dans l’allée centrale de l’appareil. «Ils nous ont probablement choisis parce que nous étions les plus susceptibles de leur résister», déclare-t-il dans l’Hindustan Times. «Quand leurs revendications ont été rejetées, ils ont menacé de nous tuer». Singh estime qu’il n’a eu la vie sauve que parce qu’il s’est évanoui après avoir été frappé de plusieurs coups de couteau au cou. Rupen Katyal, qui revenait de sa lune de miel, n’a pas eu cette chance. Il a été poignardé à mort. Son cadavre a été évacué de l’avion samedi en même temps que les 27 passagers et sa veuve a dû rester à bord de l’appareil. À l’arrière de l’A-320, où se trouvent la majorité des passagers, les mères tentent de calmer leurs enfants. Gita Baisla, qui voyageait avec ses trois enfants en bas âge, raconte dans le journal Statesman que les pirates de l’air ont adopté un ton rassurant à l’égard des enfants. «Quand Gudiya a commené à pleurer, (l’un d’entre eux) a passé sa main dans ses cheveux, lui a apporté des caramels et a ordonné aux hôtesses de servir des jus de fruits à tous les enfants», explique-t-elle.
Les passagers du vol IC 814 reliant Katmandou à New Delhi s’apprêtaient à déjeuner vendredi quand un homme leur a ordonné de ne pas toucher à leur nourriture, de tirer les rideaux des hublots, de baisser la tête et de ne plus bouger. La presse indienne publie lundi les témoignages de plusieurs des 27 prisonniers – pour la plupart des femmes et des enfants – libérés samedi. Un homme a été relâché dimanche pour des raisons de santé. L’Airbus A-320 de la compagnie Indian Airlines est stationné sur l’aéroport de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, depuis dimanche avec à son bord 155 personnes et cinq pirates de l’air. Une délégation – composée de responsables et de médecins – est arrivée en fin de journée lundi de New Delhi à Kandahar pour tenter de négocier la libération des otages. «Je ne...
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