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Actualités - Chronologie

Russie - L'échéance présidentielle approche Poutine n'a que six mois pour convaincre

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, va devoir prouver, au cours des six prochains mois, qu’il peut faire autre chose que la guerre en Tchétchénie, s’il veut devenir le successeur de Boris Eltsine, et cela à condition que le président ne s’en débarrasse pas avant. «Si Poutine veut garder une cote de popularité à faire tourner les têtes, il faut qu’il s’occupe d’autre chose (que de la guerre en Tchétchénie)», en particulier d’économie, estimait le quotidien Vedomosti. La Tchétchénie demeure malgré tout le plus grand risque sur la route de la présidentielle de juin prochain pour Vladimir Poutine (47 ans). «Il va devoir gagner la guerre de façon décisive et sans bain de sang», estime le commentateur politique Evgueni Volk. La cote de popularité du jeune Premier ministre – 50 % de soutien, selon le dernier sondage réalisé dimanche, le jour des législatives – a grimpé au fur et à mesure de l’avancée des troupes russes dans la république rebelle. Elle pourrait redescendre tout aussi vite. L’armée russe, qui contrôle 70 % de la Tchétchénie, a commencé la partie la plus difficile de son opération cette semaine en s’engageant dans les montagnes du sud de la république rebelle, un terrain propice à la guérilla. «Les combats dans les montagnes vont durer des mois. Ce sera la phase la plus longue et la plus difficile de l’opération. Des combats au corps à corps sont inévitables et des pertes importantes sont à craindre», estime un expert russe, Iouri Gladkevitch, de l’agence d’informations militaires AVN. Les pertes russes ont été pour l’instant officiellement limitées à moins de 400 morts depuis le début de l’offensive terrestre le 1er octobre. Une victoire russe sur la majeure partie du territoire rebelle semblant malgré tout en passe d’être acquise, M. Poutine va devoir s’aventurer tôt ou tard sur le terrain économique, où il devra trouver une juste voie. Pour se démarquer de l’opposition communiste, «il doit faire bouger les choses mais en même temps il ne peut pas se permettre de lancer des programmes de réformes structurelles radicaux qui seraient douloureux socialement et risqueraient de se heurter à des groupes d’intérêts puissants», comme ceux des hommes d’affaires proches du Kremlin, des compagnies pétrolières ou du géant gazier, estime l’économiste du groupe financier UCB Fleming, Christopher Grandville. «Il ne doit pas faire peur, car ses ennemis n’hésiteront pas à le compromettre» et à ruiner ses chances pour la présidence, ajoute cet expert. Un retournement sur le marché du pétrole, qui explique en grande partie l’embellie de l’économie russe, ne peut pas non plus être totalement exclu et M. Poutine se retrouverait alors dans une situation délicate. D’autant plus que le FMI ne paraît pas prêt de reprendre ses crédits à la Russie. Un autre danger guette encore Vladimir Poutine au cœur du Kremlin où un président imprévisible, et jaloux de ses prérogatives, n’a jamais hésité à se débarrasser d’un Premier ministre puisqu’il en a limogé cinq en 17 mois. Le leader du mouvement proKremlin Unité, grand vainqueur des législatives avec les communistes, le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou, serait alors un successeur possible.
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, va devoir prouver, au cours des six prochains mois, qu’il peut faire autre chose que la guerre en Tchétchénie, s’il veut devenir le successeur de Boris Eltsine, et cela à condition que le président ne s’en débarrasse pas avant. «Si Poutine veut garder une cote de popularité à faire tourner les têtes, il faut qu’il s’occupe d’autre chose (que de la guerre en Tchétchénie)», en particulier d’économie, estimait le quotidien Vedomosti. La Tchétchénie demeure malgré tout le plus grand risque sur la route de la présidentielle de juin prochain pour Vladimir Poutine (47 ans). «Il va devoir gagner la guerre de façon décisive et sans bain de sang», estime le commentateur politique Evgueni Volk. La cote de popularité du jeune Premier ministre – 50 % de soutien,...