Société - Interdits, code pénal sévère Les homos jaunes se rebiffent
le 22 décembre 1999 à 00h00
Les homosexuels d’Asie, en butte aux mêmes interdits dans presque tous les pays du continent, veulent se regrouper pour être reconnus et mieux défendre leurs droits. Un homosexuel sri lankais a pris la tête de cette campagne destinée à obtenir un amendement des codes pénaux qui, presque partout en Asie, répriment l’homosexualité. «La suppression de la section 365 du code pénal sri lankais est notre principal objectif, alors que des problèmes identiques se posent aux homosexuels en Inde, Malaisie et dans plusieurs pays de la région», a expliqué Sherman de Rose. De Rose, 28 ans, ex-moine catholique devenu défenseur des homosexuels, a précisé que Colombo avait été choisi comme quartier général en Asie de l’Association internationale lesbienne et homosexuelle (ILGA). «Nous coordonnerons le travail depuis Colombo. Dépénaliser l’homosexualité va être notre principal objectif», a assuré Sherman de Rose, un des douze membres du bureau exécutif de l’ILGA. Environ 150 homosexuels, hommes ou femmes, devraient prochainement prendre part à une réunion à Colombo destinée à préparer une assemblée mondiale prévue à Rome en août prochain. Le code pénal sri lankais, calqué sur les lois britanniques victoriennes, interdit les rapports sexuels entre hommes. Les femmes ne sont pas concernées, car la loi estime techniquement impossible qu’elles aient des relations sexuelles entre elles. Le gouvernement avait tenté il y a quatre ans d’amender le code pénal, mais une pluie de critiques l’avait contraint à renoncer. Sherman de Rose a indiqué travailler en collaboration avec un mouvement homosexuel indien, le groupe Hamsafar, et malaisien, le Triangle rose. Il dit avoir également le soutien de mouvements similaires au Népal, en Chine, au Pakistan et au Bangladesh. Les opposants à la dépénalisation de l’homosexualité font valoir qu’elle provoquerait une érosion des valeurs asiatiques, ouvrirait la voie à la culture homosexuelle occidentale et favoriserait le comportement homosexuel, compris comme une perversion. L’homosexualité n’est guère réprimée au Sri Lanka, souligne toutefois le ministre de la Justice sri laikais. C’est loin d’être le cas dans d’autres pays asiatiques où le combat contre l’homosexualité sert quelquefois d’excuse pour s’en prendre aux opposants politiques. C’est le cas en Malaisie où l’ancien vice-Premier ministre Anwar Ibrahim est en procès pour sodomie.
Les homosexuels d’Asie, en butte aux mêmes interdits dans presque tous les pays du continent, veulent se regrouper pour être reconnus et mieux défendre leurs droits. Un homosexuel sri lankais a pris la tête de cette campagne destinée à obtenir un amendement des codes pénaux qui, presque partout en Asie, répriment l’homosexualité. «La suppression de la section 365 du code pénal sri lankais est notre principal objectif, alors que des problèmes identiques se posent aux homosexuels en Inde, Malaisie et dans plusieurs pays de la région», a expliqué Sherman de Rose. De Rose, 28 ans, ex-moine catholique devenu défenseur des homosexuels, a précisé que Colombo avait été choisi comme quartier général en Asie de l’Association internationale lesbienne et homosexuelle (ILGA). «Nous coordonnerons le travail depuis Colombo....
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