Désire-t-on entraîner le Liban sur la voie des funestes traditions des républiques bananières ? Le comportement de certains responsables incite à soulever une telle interrogation. Depuis quelques semaines, les périodiques français sont systématiquement «détournés» par la Sûreté générale qui les soumet à une censure minutieuse. Résultat pratique : les revues en question sont distribuées avec trois ou quatre jours de retard ou parfois même pas du tout … À titre d’exemple, les derniers numéros de la presse française, qui devaient être placés sur le marché local samedi dernier, n’ont été distribués qu’hier, mardi. De surcroît, l’un des périodiques en question (en l’occurrence Le Nouvel Observateur) n’a pas trouvé grâce aux yeux de dame Anastasie. Il y a deux semaines, c’est Le Figaro Magazine qui parvenait «amputé» aux lecteurs libanais. Une des pages de l’hebdomadaire avait été carrément «éliminée» de la revue. Nous avons tenté d’entrer en contact avec les hauts responsables de la SG pour en savoir plus sur les causes d’un tel resserrement de vis. Mais nos appels se sont avérés vains … Les responsables concernés prendront sans doute prétexte de «la conjoncture régionale particulièrement délicate» pour justifier les coups de ciseaux imposés à la presse étrangère ? Mais jusqu’à quand continuera-t-on à traiter les Libanais en mineurs ? De surcroît, en quoi les lecteurs de la presse étrangère pourraient-ils constituer un quelconque danger à «la sécurité nationale» ? À l’heure de l’Internet et de la télévision par satellite n’est-il pas, enfin, ridicule de tenter d’imposer un écran de fumée entre les Libanais et la réalité des choses ? Une telle attitude n’est-elle pas une insulte à l’intelligence de la population libanaise ?
Désire-t-on entraîner le Liban sur la voie des funestes traditions des républiques bananières ? Le comportement de certains responsables incite à soulever une telle interrogation. Depuis quelques semaines, les périodiques français sont systématiquement «détournés» par la Sûreté générale qui les soumet à une censure minutieuse. Résultat pratique : les revues en question sont distribuées avec trois ou quatre jours de retard ou parfois même pas du tout … À titre d’exemple, les derniers numéros de la presse française, qui devaient être placés sur le marché local samedi dernier, n’ont été distribués qu’hier, mardi. De surcroît, l’un des périodiques en question (en l’occurrence Le Nouvel Observateur) n’a pas trouvé grâce aux yeux de dame Anastasie. Il y a deux semaines, c’est Le Figaro Magazine...
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