Politique monétaire Le potentiel de baisse des taux est limité, selon MECG
le 18 décembre 1999 à 00h00
Les autorités monétaires libanaises ne disposent pas d’une grande marge pour baisser les taux d’intérêt sur les bons du Trésor à court terme, estime Middle East Capital Group dans son rapport hebdomadaire. Historiquement, il a toujours existé une marge entre les intérêts versés sur la monnaie locale, par rapport aux taux de référence en dollar, dans les pays arabes dont la monnaie est liée à la devise américaine. Ces marges ont fluctué dans le temps et varient d’un pays à l’autre en fonction des fondamentaux macroéconomiques, de la taille des réserves en devises et du différentiel d’inflation par rapport aux États-Unis, et de l’estimation par les marchés du risque de dévaluation, rappelle MECG. De tels «spreads» ont permis de préserver le potentiel d’attraction des monnaies locales et de conserver le taux de change fixé. Au Liban, le regain de confiance dans la livre a contribué à une baisse de cette marge. Les rendements des bons du Trésor à trois mois sont tombés à 11% pendant la première semaine de décembre alors qu’ils s’élevaient à 12,7 % en moyenne en 1998, 13,4 % en 1997 et 15,2 % en 1996. Le différentiel par rapport aux bons du Trésor équivalents aux États-Unis atteint désormais 5,89 % contre 7,3 % en janvier 1999 et 20 % en septembre 1995. Dans ces conditions, il ne reste plus beaucoup de marge de réduction des taux, estime MECG, car le différentiel approche du niveau de 5 %, généralement considéré comme le minimum requis pour compenser le risque pris par les investisseurs à placer leurs fonds en livres libanaises.
Les autorités monétaires libanaises ne disposent pas d’une grande marge pour baisser les taux d’intérêt sur les bons du Trésor à court terme, estime Middle East Capital Group dans son rapport hebdomadaire. Historiquement, il a toujours existé une marge entre les intérêts versés sur la monnaie locale, par rapport aux taux de référence en dollar, dans les pays arabes dont la monnaie est liée à la devise américaine. Ces marges ont fluctué dans le temps et varient d’un pays à l’autre en fonction des fondamentaux macroéconomiques, de la taille des réserves en devises et du différentiel d’inflation par rapport aux États-Unis, et de l’estimation par les marchés du risque de dévaluation, rappelle MECG. De tels «spreads» ont permis de préserver le potentiel d’attraction des monnaies locales et de conserver...
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