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Actualités - Chronologie

Les juifs américains font confiance à Ehud Barak

Les juifs américains sont tentés d’accorder leur confiance au Premier ministre israélien Ehud Barak même dans le cas d’une restitution du plateau du Golan aux Syriens. «Les Israéliens ont élu cet homme. Si les Israéliens lui font confiance, il en va certainement de même pour moi», a déclaré Abraham Foxman, directeur de l’Anti-Diffamation League (ADL), une organisation juive qui lutte contre l’antisémitisme. Selon lui, c’est l’initiative du chef du gouvernement israélien de retirer ses troupes du Liban-Sud qui a permis de reprendre les pourparlers interrompus depuis près de quatre ans. «Barak prend des risques pour offrir la paix à ses compatriotes», estime M. Foxman. Depuis l’annonce de la reprise des négociations, faite par le président Bill Clinton, des voix se font entendre au sein de la communauté juive américaine (quelque 5,5 millions de personnes), qui révèlent une évolution dans leur approche traditionnelle à l’égard du plateau du Golan. Depuis 1967, rappelle Simona Sharoni, qui enseigne l’analyse des conflits armés à Olympia (État de Washington), «les juifs américains ont été convaincus par les dirigeants israéliens que le Golan était une partie indissociable de l’État d’Israël». «La communauté juive a compris aujourd’hui qu’elle avait été mal guidée», ajoute-t-elle. M. Foxman, qui confirme cette évolution des mentalités, note que «durant des années, les juifs américains ont dit non à l’OLP et non à Yasser Arafat». «Nous avons tous changé de position lorsqu’il a dit qu’il réfutait le terrorisme et la violence. La même chose va se produire avec la Syrie si Hafez el-Assad est sérieux dans sa volonté de faire la paix», prédit-il. La personnalité et le passé de M. Barak, brillant soldat et ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, ont sans conteste contribué à cette perception, considère le professeur Sharoni. «Ce n’est pas par hasard que quelqu’un comme Barak soit l’homme qui va faire passer la pilule. C’est lui qui va dire que la restitution du Golan ne constitue pas un danger pour la sécurité d’Israël et les juifs américains le croient», précise-t-elle. Phil Baum, directeur du Congrès juif américain (AJC), l’une des principales instances représentatives de la communauté, se dit «très optimiste» quant à l’issue des pourparlers, mais insiste sur l’importance des modalités. «Il est probable que la plus grande partie du plateau du Golan sera restituée, sous certaines conditions. Dans leur grande majorité, les juifs américains sont favorable à l’instauration de la paix entre les deux pays», affirme-t-il. Mais ce soutien dépend avant tout, selon lui, de la façon dont cette paix sera conclue : «Nous devons voir quel type d’arrangement sera négocié concernant l’avenir des colons du Golan», au nombre de 17 000. «Ce sont des êtres humains et Ehud Barak doit faire en sorte qu’ils soient traités avec considération».
Les juifs américains sont tentés d’accorder leur confiance au Premier ministre israélien Ehud Barak même dans le cas d’une restitution du plateau du Golan aux Syriens. «Les Israéliens ont élu cet homme. Si les Israéliens lui font confiance, il en va certainement de même pour moi», a déclaré Abraham Foxman, directeur de l’Anti-Diffamation League (ADL), une organisation juive qui lutte contre l’antisémitisme. Selon lui, c’est l’initiative du chef du gouvernement israélien de retirer ses troupes du Liban-Sud qui a permis de reprendre les pourparlers interrompus depuis près de quatre ans. «Barak prend des risques pour offrir la paix à ses compatriotes», estime M. Foxman. Depuis l’annonce de la reprise des négociations, faite par le président Bill Clinton, des voix se font entendre au sein de la communauté...