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Actualités - Interviews

Rafsandjani candidat aux législatives

L’ayatollah Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, 65 ans, qui fut deux fois président de la République islamique d’Iran, a annoncé solennellement hier son intention d’être candidat aux législatives du 18 février 2000, mais sans être affilié à aucun groupe. Dans un entretien exclusif publié dans le quotidien centriste Entekhob, M. Rafsandjani a affirmé avoir «cédé à la sollicitation de gens, d’ulémas, de ministres, de députés, des mollahs et d’anciens collaborateurs» qui «le poussaient à revenir sur la scène politique». «Je ne voulais pas, mais je suis contraint», a affirmé le dirigeant iranien, président du Parlement (Majlis) de 1984 à 1989, puis de la République (1989-1993 et 1993-1997), où il fut remplacé par Mohammad Khatami. Depuis 1997, M. Rafsandjani est président du conseil de discernement, instance d’arbitrage du régime. «Je suis arrivé à cette conclusion que si ma présence peut aider à résoudre un problème, je dois être là», a-t-il poursuivi à propos des prochaines législatives. M. Rafsandjani est une personnalité appréciée de la plupart des réformateurs – qui ont déjà décidé de le soutenir –, mais aussi de conservateurs. Il est toujours officiellement membre de la formation, l’Association du clergé combattant (ACC). Il affirme «ne pas se préoccuper de savoir si sa candidature plaît ou non aux différents groupes». «Me présenter est pour moi un devoir», a-t-il dit. «Depuis le début de la révolution, je ne me suis jamais préoccupé d’accéder à des postes de responsabilité. L’histoire de ma vie politique montre que, là où j’étais, j’avais du respect pour tous les mouvements», a-t-il ajouté, soulignant que lorsqu’il était au Parlement, «bien que membre de l’ACC, il soutenait la gauche». Il a également évoqué le «cas douloureux» d’Abdollah Nouri, son ancien ministre de l’Intérieur aujourd’hui en prison pour «propagande anti-islamique», et a affirmé être intervenu en sa faveur auprès du Tribunal religieux spécial (TRS), qui l’a jugé. Il a rappelé avoir eu comme ministres, outre M. Nouri, l’actuel président Khatami. «Les clivages sont dangereux, je suis contre le monopole en politique et je ne suis monopolisé par aucun groupe. À mon avis, au lieu des factions et des clans, il faut des partis. L’axe principal doit être les programmes et les idées et non les personnalités et les amitiés», a ajouté M. Rafsandjani. Il a également démenti «profiter» d’activités commerciales et économiques. «Mes enfants et moi-même n’avons pas d’activité économique. Nos biens proviennent de l’héritage dont nous avons bénéficié, moi-même et mon épouse, et du salaire que je touche», a-t-il dit.
L’ayatollah Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, 65 ans, qui fut deux fois président de la République islamique d’Iran, a annoncé solennellement hier son intention d’être candidat aux législatives du 18 février 2000, mais sans être affilié à aucun groupe. Dans un entretien exclusif publié dans le quotidien centriste Entekhob, M. Rafsandjani a affirmé avoir «cédé à la sollicitation de gens, d’ulémas, de ministres, de députés, des mollahs et d’anciens collaborateurs» qui «le poussaient à revenir sur la scène politique». «Je ne voulais pas, mais je suis contraint», a affirmé le dirigeant iranien, président du Parlement (Majlis) de 1984 à 1989, puis de la République (1989-1993 et 1993-1997), où il fut remplacé par Mohammad Khatami. Depuis 1997, M. Rafsandjani est président du conseil de discernement,...