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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché équilibré et calme

Le dollar a étroitement fluctué hier dans les échanges interbancaires, à Beyrouth, autour de son taux indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL) en l’absence de pressions à l’offre comme à la demande. Il s’est finalement négocié entre 1 507,00 et 1 508,00 LL, après avoir ouvert entre 1 504,00 et 1 506,00 LL. De son côté, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, a fait clôturer le dollar au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans cette évolution, le marché, qui s’est équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL, n’a pas connu d’animation avec un volume d’affaires estimé à quelque sept millions de dollars entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Repli de l’euro À l’étranger, l’euro s’est replié hier sur les marchés des changes internationaux, s’essoufflant après la remontée affichée en début de semaine, et la livre sterling ne s’est que légèrement effritée malgré la décision de la Banque d’Angleterre de ne pas relever à nouveau les taux d’intérêt britanniques. L’euro, qui s’était apprécié ces derniers jours grâce à de bons chiffres allemands, s’est finalement essoufflé, les cambistes ayant été notamment déçus par l’incapacité de la monnaie unique européenne à repasser au-dessus du seuil psychologique de 1,03 dollar. Ce phénomène n’a donc pas tardé à déclencher de nouvelles ventes d’euros sur le marché. Selon les cambistes, les prochaines données importantes pour la devise européenne seront la première estimation sur la croissance de la zone euro au troisième trimestre, attendue aujourd’hui, puis le rapport IFO sur le climat des affaires en Allemagne, jeudi prochain. Et d’ajouter qu’il est encore trop tôt pour exclure une nouvelle chute de cette monnaie sous un dollar, comme elle l’avait fait jeudi dernier pour la première fois depuis sa naissance en janvier 1999. Quant au yen, il a terminé la journée d’hier en légère hausse face au billet vert après s’être initialement replié dans la matinée sous l’effet d’une mauvaise performance de la Bourse de Tokyo dont l’indice Nikkei a terminé en baisse de 0,8 %. Pourtant, les investisseurs ont continué à faire preuve de prudence en attendant la publication en début de semaine prochaine du rapport Tankan de conjoncture au Japon. Pour ce qui est de la livre sterling, elle a dans l’ensemble fait preuve de fermeté face aux principales devises en dépit de l’annonce d’un maintien des taux d’intérêt à 5,50 % par la Banque d’Angleterre, à l’issue de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire. À cet égard, une petite minorité d’analystes n’avait pas exclu un nouveau resserrement monétaire au Royaume-Uni, qui aurait été le deuxième en deux mois. La faible réaction de la livre sterling s’explique par le fait que la grande majorité des économistes prévoit de nouvelles augmentations du loyer de l’argent en Grande-Bretagne dès les premiers jours de l’année prochaine. Cela étant, le dollar s’est négocié à la hausse face aux monnaies européennes et à la baisse contre le yen, comme suit : – 1,0213 pour un euro contre 1,0275, la veille à New York – 1,6240 pour un sterling contre 1,6275 – 1,9150 DM contre 1,9040 – 6,4230 FF contre 6,3855 – 1,5665 FS contre 1,5580 – 1 896,25 lires contre 1 884,90 – 102,45 yens contre 102,90. Bourse de Beyrouth : un marché dominé par Solidere À la Bourse de Beyrouth, toujours stationnaire, ce sont les actions Solidere qui ont dominé l’activité du marché des valeurs mobilières avec 19 020 actions A à 6 3/4 dollars et 20 654 actions B à 7,00 dollars soit au total 39 694 actions des 42 174 actions ayant fait l’objet d’échanges. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 74,28 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 177,00 points. Wall Street : prises de bénéfices Sur les places boursières internationales, Wall Strret a éprouvé beaucoup de difficultés à préserver ses gains d’ouverture, cédant aux prises de bénéfices. L’annonce d’une augmentation de 1 000 à 293 000 des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine passée au lieu d’une diminution de 3 000 demandes attendues par les analystes est venue donc dissiper les craintes de surchauffe économique et apporter donc un grand soutien aux deux marchés obligataire et des actions. Mais l’atmosphère ne tardait pas à être assombrie par l’attaque à la baisse contre Tyco International après que la commission de la Bourse (SEC) eut annoncé l’ouverture d’une enquête sur la comptabilité de ce groupe. En effet, plusieurs opérateurs boursiers ont estimé devoir prendre leurs gains sur les valeurs qui avaient enregistré de fortes hausses dans la matinée, surtout dans le secteur de la haute technologie. Il en a résulté un revirement de l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles d’un plus haut à 11 204,21 points à un plus bas à 11 054,66 points avant d’afficher en préclôture 11 072,70 points, réduisant ses gains à seulement 4,58 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes avec les médias et l’énergie Les marchés boursiers européens ont progressé en fin de journée jeudi, favorisés par des annonces spécifiques de sociétés dans des secteurs «chauds», alors que la légère baisse de Wall Street la veille provoquait des prises de bénéfices ailleurs. «La plupart des transactions se sont limitées désormais à des valeurs spécifiques, les investisseurs ne recherchant pas un secteur particulier à l’approche de la fin de l’année», a estimé Sharon Coombs, de HSBC Securities. «Nous n’attendons guère d’activité sur les marchés aujourd’hui et la plupart stagne actuellement», a-t-elle ajouté. La Banque centrale européenne a publié son rapport mensuel et la Banque d’Angleterre a maintenu sa politique monétaire en l’état. L’indice Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a gagné 0,10 % et le paneuropéen Eurotop 300 0,20 %. La Bourse de Paris s’est adjugée 1,12 %, celle de Londres 0,93 %, Francfort 0,04 %, Amsterdam 1,00 %, Zurich 0,20 %, Milan 0,10 %, mais Bruxelles abandonnait 0,30 % et Madrid 0,10 %. Les valeurs des médias, en vedette au cours des dernières séances, ont tiré les marchés vers le haut, emmenées par Canal Plus qui a progressé de 2,90 %. Le Financial Times a rapporté que la société s’apprête à regrouper ses opérations dans une société séparée – Canal Numedia – avec une éventuelle introduction en Bourse l’année prochaine. Les valeurs des télécommunications étaient particulièrement surveillées, après que le géant britannique de la téléphonie cellulaire se fut étonnée mercredi de l’auto-évaluation de Mannesmann AG, société sur laquelle il a lancé une offre hostile. Mannesmann a estimé qu’une offre doit dépasser les 300 euros par action, alors que Vodafone propose 274 euros. Mannesmann et Vodafone ont gagné tous deux 0,80 %. La société néerlandaise KPN Telecom NV a annoncé qu’elle menait des discussions qui pourraient aboutir à une prise de participation dans l’opérateur allemand des téléphones sans fil E-Plus. De sources bancaires, on déclare que KPN prépare l’organisation d’un prêt de 13 milliards d’euros pour permettre à Bell South Corp de faire échec à l’offre de rachat de France Télécom. KPN s’est octroyé 7,50 % et France Télécom 1,40 %. Le groupe anglo-néerlandais de l’édition Reed Elsevier s’est redressé après une baisse initiale consécutive à l’annonce que les bénéfices du second semestre seront inférieurs à ceux de l’année dernière. À Londres Reed s’est octroyé 7,00 % et à Amsterdam Elsevier a avancé de 5,80 %. Les valeurs de l’énergie ont été favorisées par la reprise des contrats du pétrole brut sur le Nymex en Asie. BP Amoco a gagné 2,40 % et TotalFina 2,90 %. La société allemande des services publics Veba AG a annoncé que les modalités de la fusion avec Viag AG ont été révisées en faveur de cette dernière. Veba détiendra 64,5 % du nouveau groupe et Viag 35,5 %, au lieu de 67 et 33 % prévus initialement lors de la conclusion de la fusion en septembre. Veba a cédé 2,30 %, tandis que Viag s’est adjugé 7,90 %. La société britannique de restauration, la plus grande au monde, Compass Group Plc a annoncé une progression de 21,7 % de ses bénéfices annuels et estimé que ses perspectives de croissance à long terme restent encourageantes. La Bourse de Tokyo termine en baisse de 0,8 % à 18 260,72 points La Bourse de Tokyo a terminé en recul de 0,8 % jeudi, les investisseurs préférant rester prudents en attendant l’expiration des contrats à terme de décembre et la publication lundi de l’enquête conjoncturelle trimestrielle de la Banque du Japon. L’indice Nikkei 225 a baissé de 140,48 points à 18 260,72, après avoir chuté jusqu’à 18 081,78 points en début d’après-midi. L’indice élargi Topix a quant à lui perdu 9,32 points à 1 611,75 points à la clôture, dans un volume d’échanges estimé à 546 millions d’actions, contre 591,2 millions mercredi. Les contrats à terme arrivant à échéance en décembre échangés à la Bourse d’Osaka ont terminé en baisse de 190 points à 18 210 points, favorisant les ventes d’arbitrage des valeurs du Nikkei. Selon les opérateurs, les ventes s’expliquent par les prévisions selon lesquelles la cotation spéciale destinée à clore les options de décembre et les contrats à terme de décembre du Nikkei vont conduire à une augmentation des ventes d’arbitrage. «La cotation spéciale de demain devrait aboutir à des ventes», a estimé un courtier d’Ark Securities. Les investisseurs restent également prudents quant à la prise de nouvelles positions avant la publication lundi de l’enquête trimestrielle de conjoncture (Tankan) de la Banque du Japon, ont indiqué les opérateurs. Cette enquête conjoncturelle trimestrielle est la principale étude de la Banque centrale nippone sur l’économie japonaise. La baisse de Wall Street et de l’indice Nasdaq mercredi ont également contribué à faire baisser Tokyo, selon des sources de marché.
Le dollar a étroitement fluctué hier dans les échanges interbancaires, à Beyrouth, autour de son taux indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL) en l’absence de pressions à l’offre comme à la demande. Il s’est finalement négocié entre 1 507,00 et 1 508,00 LL, après avoir ouvert entre 1 504,00 et 1 506,00 LL. De son côté, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, a fait clôturer le dollar au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans cette évolution, le marché, qui s’est équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL, n’a pas connu d’animation avec un volume d’affaires estimé à quelque sept millions de dollars entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques...