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Actualités - Chronologie

Hewitt n'a pas l'âge d'avoir peur

L’Australien Lleyton Hewitt, qui dispute la finale de la Coupe Davis, n’a pas encore fêté ses 19 printemps qu’il fait déjà figure d’épouvantail des courts, sûr de son talent qu’il étale avec culot. Fin 1997, il n’était qu’un jeune joueur prometteur, pointant à la 722e place du classement ATP. Quelques jours plus tard, il frappait à la grande porte en remportant le tournoi d’Adélaïde, sa ville natale, grâce à un jeu agressif d’attaque du fond du court et de contres foudroyants. Ce succès en a fait le troisième plus jeune vainqueur d’un tournoi ATP de l’histoire du tennis. Seuls Aaron Krickstein et Michael Chang ont été plus précoces. 113e joueur mondial en décembre 98, il n’est aujourd’hui qu’à deux places du Top 20 et disputer sa première finale de Coupe Davis ne l’impressionne pas outre mesure. «Je ne suis pas nerveux. J’ai déjà joué deux manches très importantes de Coupe Davis et j’ai une bonne idée de ce que cela représente», assure-t-il. Lancé dans le bain contre les États-Unis en quart de finale à la faveur du forfait de Mark Philippoussis, il remporte ses deux matches, dont la rencontre d’ouverture contre l’expérimenté Todd Martin, lui infligeant même un humiliant 6-0 dans le quatrième set. En demi-finale, il réédite la performance contre la Russie, alors qu’on ne donnait pas cher des chances australiennes, Patrick Rafter ayant rejoint Philippoussis à l’infirmerie. «Je vais donner la leçon à Hewitt», annonce hautain Andreï Kafelnikov avant un match décisif pour la qualification. Au terme de trois sets sèchement gagnés par le jeune loup (6-4, 7-5, 6-2), le Russe en sera quitte pour ravaler sa morgue et laisser Hewitt envoyer son pays en finale. « Combats de chiens » «On est plus nerveux quand on regarde que quand on joue. Quand on a 16 ans, on ne sait pas ce que le trac signifie. Et on ne sent pas la fatigue», déclarait-il à l’entame de sa fulgurante ascension. La perspective de jouer sur terre battue ne semble guère perturber Hewitt : «En juniors, j’ai beaucoup joué sur cette surface. Pour moi, ce n’est pas très important que le jeu soit plus rapide ou plus lent», assure-t-il. Sa victoire sur terre battue en mai dernier au tournoi de Delray Beach vient corroborer ses dires. À l’inverse des Russes, les Français assurent ne pas mésestimer ce joueur qui, même déporté, parvient à donner à sa balle d’improbables trajectoires. «Ce seront de vrais combats de chiens», prévient le capitaine de l’équipe de France Guy Forget dont le chef de file Cédric Pioline est d’ailleurs déjà averti. Cette année, à l’Open d’Australie, le n°1 français avait été sèchement sorti par Hewitt, dès le premier tour, en trois petits sets (6-3, 6-1, 6-1). Le Français n’a pas manqué de rappeler qu’il ne goûtait guère les frasques et les gestes d’énervement auxquels se livre parfois Hewitt sur le court. «je resterai comme je suis. C’est l’attitude qui me convient. Je ne changerai pas pour Cédric ou pour le public», rétorque Hewitt.
L’Australien Lleyton Hewitt, qui dispute la finale de la Coupe Davis, n’a pas encore fêté ses 19 printemps qu’il fait déjà figure d’épouvantail des courts, sûr de son talent qu’il étale avec culot. Fin 1997, il n’était qu’un jeune joueur prometteur, pointant à la 722e place du classement ATP. Quelques jours plus tard, il frappait à la grande porte en remportant le tournoi d’Adélaïde, sa ville natale, grâce à un jeu agressif d’attaque du fond du court et de contres foudroyants. Ce succès en a fait le troisième plus jeune vainqueur d’un tournoi ATP de l’histoire du tennis. Seuls Aaron Krickstein et Michael Chang ont été plus précoces. 113e joueur mondial en décembre 98, il n’est aujourd’hui qu’à deux places du Top 20 et disputer sa première finale de Coupe Davis ne l’impressionne pas...