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Actualités - Chronologie

Musique - La samba détrônée au Brésil Psaumes et rebolado

Les principales tendances de la musique populaire brésilienne cette année ne sont ni la samba ni le rock, mais les psaumes religieux et, à l’opposé, le «rebolado», musique rythmée qui fait remuer les fesses. Selon l’influent hebdomadaire Veja , deux grands paris des maisons de disques arrivent sur le marché cette semaine. D’un côté le lancement de six CD du père Marcelo Rossi, jeune curé de Sao Paulo fameux pour ses «messes aérobiques» qui rassemblent un demi-million de fidèles chaque mois, devenu célébrité de la radio et de la télévision. De l’autre, l’album «Tiazinha faz a Festa», CD interprété par Tiazinha, reine du sadomasochisme qui s’est fait connaître en apparaissant à la télévision en petite tenue avec un fouet et un loup noir et en épilant à la cire les jambes de jeunes garçons qui ne peuvent pas répondre aux questions qu’on leur pose. Marcelo Rossi présente 150 psaumes religieux dans ses CD qui peuvent être vendus ensemble ou séparément, déjà commandés à 300 000 exemplaires. La première diffusion du CD de Tiazinha est également de 300 000 exemplaires et l’un des titres est déjà un succès à la radio. Avant d’appliquer son châtiment aux jeunes, elle remue frénétiquement les fesses pendant quelques secondes, ce qui provoque le délire des spectateurs présents sur le plateau. Le CD de Tiazinha a d’ailleurs un morceau interactif permettant aux auditeurs équipés d’un ordinateur d’assouvir virtuellement leurs fantasmes avec la jeune brune masquée qui fait ce mois-ci la couverture de l’édition brésilienne de Playboy. Au rythme de la TV On espère vendre plus d’un million de CD du père Rossi comme de Tiazinha, selon Veja. Le religieux avait vendu en un peu plus d’un mois 450 000 exemplaires de son premier CD lancé en octobre dernier, «Musiques pour louer le Seigneur», cantiques catholiques connus arrangés au goût du jour. La plupart des nouveautés de la saison suivront ces deux tendances, souligne Veja. Outre la cohorte de curés qui veulent devenir pop stars, la présentatrice de télévision Angelica prépare une collection de 12 CD destinés aux enfants dans lesquels elle lira des morceaux de la Bible. Le célèbre chanteur Roberto Carlos lancera en avril le CD «Message», où il a réenregistré de vieux succès dans la ligne de «Jesus Cristo». Du côté «rebolado», la liste est encore plus longue avec, dans les semaines à venir, plusieurs CD de chanteuses dont le plus grand talent est de se déhancher, dont Axé Blond, Valeria Valensa et Marinara Costa. Les pessimistes voient dans ce phénomène le manque de créativité de la musique brésilienne actuelle, certains sociologues, la conjonction de la religiosité des Brésiliens avec leur fascination pour le péché. Pour Veja, c’est tout simplement que depuis les années 60 la musique populaire vit au rythme de la télévision. Après la vogue de la bossa nova et de la chanson protestataire contre la dictature militaire, le rock s’est imposé dans les années 80 avec les vidéoclips. Aujourd’hui, les programmes publics en direct sont les plus regardés, ce qui fait le succès d’artistes comme le père Marcelo et Tiazinha, selon l’hebdomadaire.
Les principales tendances de la musique populaire brésilienne cette année ne sont ni la samba ni le rock, mais les psaumes religieux et, à l’opposé, le «rebolado», musique rythmée qui fait remuer les fesses. Selon l’influent hebdomadaire Veja , deux grands paris des maisons de disques arrivent sur le marché cette semaine. D’un côté le lancement de six CD du père Marcelo Rossi, jeune curé de Sao Paulo fameux pour ses «messes aérobiques» qui rassemblent un demi-million de fidèles chaque mois, devenu célébrité de la radio et de la télévision. De l’autre, l’album «Tiazinha faz a Festa», CD interprété par Tiazinha, reine du sadomasochisme qui s’est fait connaître en apparaissant à la télévision en petite tenue avec un fouet et un loup noir et en épilant à la cire les jambes de jeunes garçons qui ne...