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Actualités - Chronologie

Et si Milosévic ne pliait pas malgré les frappes ?

Et si Slobodan Milosevic ne pliait pas sur le Kosovo malgré les frappes de l’Otan? Le Congrès américain et des experts militaires s’interrogent sur le résultat d’une opération de l’Otan en craignant le «syndrome Saddam Hussein». Des membres du Congrès, mais aussi certains milieux militaires, s’interrogent publiquement sur la suite à donner aux bombardements, qui apparaissent de plus en plus imminents, pour contraindre le président yougoslave à signer l’accord de paix du Groupe de contact sur le Kosovo. «Que se passera-t-il si des pilotes américains sont abattus par des missiles sol-air ? Que se passe-t-il si notre campagne de bombardements ne contraint pas Milosevic à changer d’attitude tout comme nos frappes aériennes presque quotidiennes n’ont rien produit» en Irak ?, s’est demandé le sénateur républicain Frank Murkowski. Le sénateur s’exprimait dans le cadre d’un débat sur la position du Congrès vis-à-vis d’une opération militaire au Kosovo. Les appareils américains et britanniques sont engagés depuis l’opération Renard du désert, en décembre, dans des frappes régulières contre les capacités de défense antiaérienne irakienne dans les zones d’exclusion aérienne dans le nord et le sud du pays, contestées par les appareils de Bagdad. En dépit des bombardements répétés annoncés par le Pentagone, la contestation par les Irakiens des zones d’exclusion aérienne se poursuit, sans qu’aucune issue à ce conflit ne soit en vue. «En choisissant de bombarder les Serbes, nous avons pris directement partie pour les rebelles du Kosovo» et les bombardements de l’Otan «encourageront le mouvement indépendantiste» dans la province yougoslave, a ajouté Frank Murkowski. Les États-Unis et les autres membres du Groupe de contact (Russie, France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne) prônent l’autonomie et non pas l’indépendance du Kosovo. Le sénateur républicain John McCain avait critiqué aussi récemment l’Administration américaine pour ne pas avoir, selon lui, de projets «si les bombardements ne marchent pas». «Si les bombardements ne ramènent pas Milosevic (aux pourparlers de paix), et il est peu probable qu’il en soit ainsi, nous devrons alors être prêts à envoyer des troupes de l’Otan» au Kosovo, a relevé mardi sur CNN Brent Scowcroft, l’ancien conseiller du président George Bush pour la Sécurité nationale. L’objectif de l’Otan en bombardant les Serbes serait de contraindre Slobodan Milosevic à signer l’accord de paix sur le Kosovo déjà approuvé par les Albanais de la province. Les États-Unis envisagent de dépêcher 4 000 hommes dans le cadre d’une force de l’Otan de 26 000 soldats qui serait déployée au Kosovo, une fois l’accord de paix signé par les deux protagonistes de la crise. Ce scepticisme sur l’efficacité des bombardements semble être partagé par certains militaires. Le général Charles Krulak, commandant du corps des Marines, posait le problème en ces termes jeudi devant le Congrès: «Les problème fondamental qui doit être résolu est le suivant : les frappes pourraient-elles et pourront-elles atteindre un objectif ? Et lequel ? Que se passe-t-il si (les Serbes) ne viennent pas à la table» de négociations ? Le Pentagone se veut toutefois confiant, assurant que les frappes de l’Otan contre les Serbes seraient «très significatives et sérieuses», ébranlant de façon drastique leurs capacités contre les Albanais du Kosovo. Mais le porte-parole du département de la Défense, Kenneth Bacon, a admis que les frappes contre les Serbes risquent d’être beaucoup plus dangereuses pour les pilotes américains que celles conduites en Irak, en raison des capacités de défense antiaérienne de Belgrade.
Et si Slobodan Milosevic ne pliait pas sur le Kosovo malgré les frappes de l’Otan? Le Congrès américain et des experts militaires s’interrogent sur le résultat d’une opération de l’Otan en craignant le «syndrome Saddam Hussein». Des membres du Congrès, mais aussi certains milieux militaires, s’interrogent publiquement sur la suite à donner aux bombardements, qui apparaissent de plus en plus imminents, pour contraindre le président yougoslave à signer l’accord de paix du Groupe de contact sur le Kosovo. «Que se passera-t-il si des pilotes américains sont abattus par des missiles sol-air ? Que se passe-t-il si notre campagne de bombardements ne contraint pas Milosevic à changer d’attitude tout comme nos frappes aériennes presque quotidiennes n’ont rien produit» en Irak ?, s’est demandé le sénateur...