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Actualités - Chronologie

Une carrière dans le sillage de Mitterrand

Ami de l’ancien président socialiste François Mitterrand pendant un demi-siècle entre ombre et lumière, Roland Dumas a été deux fois chef de la diplomatie française, de 1984 à 1986 et de 1988 à mars 1993. Peu avant de quitter l’Élysée, M. Mitterrand lui avait confié en 1995, contre l’avis de certains socialistes, le poste-clef de gardien de la Constitution. Soupçonné – et désormais accusé par son ex-maîtresse, Christine Deviers - Joncour – d’avoir bénéficié des largesses du géant pétrolier Elf, il a été mis en examen en avril 1998. Depuis le début de cette affaire qui plonge au cœur des pouvoirs, la presse s’est fait l’écho d’innombrables histoires d’argent et de cœur qui auraient émaillé son existence. Il s’estime victime d’un complot américain, en raison de la politique étrangère qu’il aurait incarnée, en particulier pro-arabe. Ses ennuis judiciaires, selon lui, viseraient aussi à salir l’héritage mitterrandien. Il préside l’Institut dédié à la mémoire de François Mitterrand, au côté de Mazarine Pingeot, fille du défunt président, dont l’existence avait été cachée jusqu’à la retraite de l’ancien chef de l’État.
Ami de l’ancien président socialiste François Mitterrand pendant un demi-siècle entre ombre et lumière, Roland Dumas a été deux fois chef de la diplomatie française, de 1984 à 1986 et de 1988 à mars 1993. Peu avant de quitter l’Élysée, M. Mitterrand lui avait confié en 1995, contre l’avis de certains socialistes, le poste-clef de gardien de la Constitution. Soupçonné – et désormais accusé par son ex-maîtresse, Christine Deviers - Joncour – d’avoir bénéficié des largesses du géant pétrolier Elf, il a été mis en examen en avril 1998. Depuis le début de cette affaire qui plonge au cœur des pouvoirs, la presse s’est fait l’écho d’innombrables histoires d’argent et de cœur qui auraient émaillé son existence. Il s’estime victime d’un complot américain, en raison de la politique étrangère...