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Actualités - Chronologie

Mode François Pinault à l'assaut du numéro un mondial du luxe

Le financier français François Pinault a lancé une offensive vendredi dans l’industrie du luxe contre le numéro un mondial, le français LVMH, en constituant un nouveau pôle italo-français autour de Gucci, à qui il amène Sanofi Beauté rachetée le jour même. Le groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), contrôlé par M. Pinault (42 % du capital, 55 % des droits de vote), et le maroquinier italien Gucci ont annoncé vendredi matin qu’ils avaient conclu un accord permettant à PPR de prendre 40 % du capital de Gucci par le biais d’une augmentation de capital d’une valeur de 2,9 milliards de dollars (2,64 mds euros). Du même coup, LVMH (Moët-Hennessy Louis Vuitton), numéro un mondial du luxe, détenteur jusqu’alors de 34,4 % du capital de Gucci, se retrouve dilué à environ 21 % du capital et 17 % des droits de vote du groupe florentin. Gucci cherchait depuis des semaines à écarter la menace d’une prise de contrôle par le président de LVMH, Bernard Arnault, autre grand prédateur du capitalisme français. Le nouvel axe franco-italien constitué par PPR et Gucci se renforcera, toujours au détriment de LVMH, par l’opération lancée simultanément par M. Pinault sur Sanofi Beauté. L’homme d’affaires, agissant cette fois directement au travers de sa holding personnelle Artémis, a annoncé qu’il venait de racheter au groupe Elf son pôle Sanofi Beauté, constitué de Yves Saint-Laurent, des parfums Oscar de la Renta, des parfums Van Cleef et Arpels, de Roger et Gallet, des parfums Krizia et des parfums Fendi. La valeur globale retenue pour l’entreprise est de 6 milliards de francs (910 millions EUR), selon Artemis, qui a immédiatement annoncé qu’il allait proposer à Gucci de racheter son acquisition, a indiqué vendredi à l’AFP le président du fabricant italien, Domenico De Sole. La revente se ferait exactement dans les mêmes conditions de rachat que la transaction annoncée le jour même, a précisé M. De Sole. Interrogé sur l’avenir des relations avec LVMH, M. De Sole a indiqué qu’il avait «du respect» pour Bernard Arnault. Mais, a-t-il aussitôt ajouté, «nous avons fait un choix clair en faveur de la nouvelle alliance avec Pinault-Printemps-Redoute». Interrogé sur l’éventualité d’une OPA de LVMH sur la totalité du capital de Gucci, M. De Sole s’est contenté de répondre : «C’est à lui de décider». Sur les marchés, on évoquait vendredi un prix de surenchère de 95 dollars par action contre 75 dollars, selon les termes de l’accord annoncé par PPR. François Pinault a créé en moins de deux décennies un vaste empire. Sa principale société, Pinault-Printemps-Redoute, occupe des positions de premier plan dans la distribution grand public (Le Printemps, Conforama, La Redoute, FNAC), dans la distribution professionnelle (Rexel, Guilbert...). Il a réalisé en 1998 un chiffre d’affaires de 16,46 milliards d’euros (108 milliards de francs) avec 80 000 collaborateurs dans 44 pays.
Le financier français François Pinault a lancé une offensive vendredi dans l’industrie du luxe contre le numéro un mondial, le français LVMH, en constituant un nouveau pôle italo-français autour de Gucci, à qui il amène Sanofi Beauté rachetée le jour même. Le groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), contrôlé par M. Pinault (42 % du capital, 55 % des droits de vote), et le maroquinier italien Gucci ont annoncé vendredi matin qu’ils avaient conclu un accord permettant à PPR de prendre 40 % du capital de Gucci par le biais d’une augmentation de capital d’une valeur de 2,9 milliards de dollars (2,64 mds euros). Du même coup, LVMH (Moët-Hennessy Louis Vuitton), numéro un mondial du luxe, détenteur jusqu’alors de 34,4 % du capital de Gucci, se retrouve dilué à environ 21 % du capital et 17 % des droits de vote du...