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Actualités - Chronologie

RDCongo Kabila forme un gouvernement de combat contre la rébellion

Le président Laurent-Désiré Kabila a formé à Kinshasa un gouvernement de combat, dont la priorité est de mener la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) contre la rébellion et ses alliés. Les principaux ministres du gouvernement sortant, «dissous» par décret présidentiel il y a trois semaines, ont été reconduits à leur poste, notamment les ministres de l’Intérieur, Gaétan Kakudji, de la Justice, Mwenze Kongolo, et des Finances, Mawampanga Mwana Nanga, considérés comme des partisans de l’option militaire dans le conflit qui secoue le pays depuis bientôt huit mois. M. Pierre-Victor Mpoyo, proche du chef de l’État, reste également au gouvernement, avec rang de ministre d’État chargé du Pétrole. Aux Affaires étrangères, M. Kabila a nommé son plus proche collaborateur, Abdoulaye Yerodia, qui était jusque-là son directeur de cabinet. Un ténor du régime déchu du maréchal Mobutu fait également une entrée remarquée dans le «gouvernement de salut public», toujours dans l’optique de la lutte contre la rébellion. Il s’agit de l’homme d’affaires Bemba Saolona, nommé à l’Économie, originaire comme le maréchal de la province de l’Équateur (nord-ouest) et dont le fils Jean-Pierre dirige une des deux branches armées de la rébellion. Jamais ministre sous le règne du défunt maréchal, M. Bemba jouissait néanmoins d’une influence considérable dans l’ex-Zaïre, où il fut durant des années le «patron des patrons» et le porte-parole des milieux économiques. En nommant M. Bemba, qui possède d’importants intérêts, notamment des plantations dans l’est du pays sous contrôle rebelle, M. Kabila espère saper l’influence de son fils. Jean-Pierre Bemba, qui bénéficie du soutien de l’Ouganda, tente de rallier les populations de l’Équateur à son mouvement. Commentant la composition du nouveau gouvernement, M. Yerodia a déclaré qu’il aura pour «tâche primordiale de bouter dehors les envahisseurs», en référence au Rwanda, à l’Ouganda et au Burundi engagés aux côtés des rebelles. Le nouveau gouvernement doit obtenir des «succès décisifs sur les plans diplomatique et militaire», a ajouté M. Yerodia, selon qui les forces gouvernementales et leurs alliés angolais, zimbabwéens, namibiens et tchadiens «redoublent d’audace et d’imagination créatrice» sur le front. Les belligérants ont engagé de nouveau de violents combats dans l’est du pays, où les deux camps affirment avoir pris l’avantage militairement, alors que toutes les tentatives d’accord de cessez-le-feu ont échoué jusqu’à présent. L’autre priorité du cabinet sera d’amorcer «la reconstruction» d’un pays sorti ruiné de 32 ans de mobutisme, a indiqué M. Yerodia. L’ambitieux programme de reconstruction du régime a été stoppé net par le début des hostilités, le 2 août, date du déclenchement de la rébellion par des combattants banyamulenge, congolais tutsis d’origine rwandaise. Depuis, l’essentiel des ressources du pays, dont l’économie était déjà chancelante, est consacré au financement de l’effort de guerre.
Le président Laurent-Désiré Kabila a formé à Kinshasa un gouvernement de combat, dont la priorité est de mener la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) contre la rébellion et ses alliés. Les principaux ministres du gouvernement sortant, «dissous» par décret présidentiel il y a trois semaines, ont été reconduits à leur poste, notamment les ministres de l’Intérieur, Gaétan Kakudji, de la Justice, Mwenze Kongolo, et des Finances, Mawampanga Mwana Nanga, considérés comme des partisans de l’option militaire dans le conflit qui secoue le pays depuis bientôt huit mois. M. Pierre-Victor Mpoyo, proche du chef de l’État, reste également au gouvernement, avec rang de ministre d’État chargé du Pétrole. Aux Affaires étrangères, M. Kabila a nommé son plus proche collaborateur,...