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Actualités - Chronologie

Génétique L'inné et l'acquis(photo)

Les récents progrès de la biologie génétique réactualisent une très ancienne querelle: le primat de l’inné sur l’acquis. Dans l’évolution intellectuelle de ces dernières années, principalement aux États-Unis, une vision naturaliste de l’homme est en train de renaître de ses cendres. À travers les différents projets caractéristiques de la génétique des comportements, on cherche à déceler l’origine biologique non seulement des maladies mentales, mais aussi de l’intelligence, de l’agressivité, de l’alcoolisme ou de l’homosexualité, puisque l’on risque de nier la responsabilité humaine, de revenir à l’idée selon laquelle il y aurait des bons et des mauvais «par nature» et de réactiver les vieux fantasmes eugénistes. Des mises en garde ont ceci de salutaire qu’elles attirent l’attention sur des risques qui furent bien réels. Le sont-ils toujours aujourd’hui? La question mérite sérieusement d’être posée. Car on pourrait aussi faire l’hypothèse inverse, selon laquelle, ce sont plutôt les découvertes des biologistes en faveur d’une révaluation de la part de l’inné dans nos comportements qui font aujourd’hui l’objet d’une véritable censure.
Les récents progrès de la biologie génétique réactualisent une très ancienne querelle: le primat de l’inné sur l’acquis. Dans l’évolution intellectuelle de ces dernières années, principalement aux États-Unis, une vision naturaliste de l’homme est en train de renaître de ses cendres. À travers les différents projets caractéristiques de la génétique des comportements, on cherche à déceler l’origine biologique non seulement des maladies mentales, mais aussi de l’intelligence, de l’agressivité, de l’alcoolisme ou de l’homosexualité, puisque l’on risque de nier la responsabilité humaine, de revenir à l’idée selon laquelle il y aurait des bons et des mauvais «par nature» et de réactiver les vieux fantasmes eugénistes. Des mises en garde ont ceci de salutaire qu’elles attirent l’attention...