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Actualités - Chronologie

Confession d'un émir du GIA, Patrick Forestier

Pour la première fois, un émir du GIA parle (Grasset, 280 p.). Pendant près de cinq ans, Kakar (c’est un nom de guerre) a dirigé un groupe armé qui a commis de nombreux attentats dans la région d’Oran, la deuxième ville d’Algérie, où ont été assassinés Cheb Hasni et Mgr Claverie. Comme beaucoup d’autres jeunes Algériens, Kakar s’engage dans la lutte armée en 1992, après l’annulation des élections par le pouvoir. Il se bat pour une république islamique, préparant des attentats, des enlèvements, des exécutions, assassinant lui-même au fusil ou à l’arme blanche. Mais après plusieurs années, fatigué par les luttes internes, déçu par l’ignorance religieuse de ses frères d’armes, par le manque de pragmatisme et de volonté politique, Kakar décide de se retirer du combat. Voici donc sa confession parfaitement libre. Jamais on n’a ainsi raconté, de l’intérieur, les drames, les combats, les massacres ; jamais on n’a mieux saisi la peur des villes et des campagnes algériennes ; jamais on n’a mieux décrit les mécanismes de pouvoir au sein du GIA, les motivations religieuses et idéologiques, la fureur sanguinaire et les aspirations contradictoires. Kakar ne dit peut-être pas tout sur ses engagements, sur ses crimes, sur sa vie passée. Mais il va plus loin qu’on ne l’a jamais été, parce qu’il se sait en sursis : on ne quitte pas la djihad. Patrick Forestier est grand reporter à Paris-Match. Il a déjà publié chez Grasset Le Train du Négus. Ahmed Salam est un journaliste algérien.
Pour la première fois, un émir du GIA parle (Grasset, 280 p.). Pendant près de cinq ans, Kakar (c’est un nom de guerre) a dirigé un groupe armé qui a commis de nombreux attentats dans la région d’Oran, la deuxième ville d’Algérie, où ont été assassinés Cheb Hasni et Mgr Claverie. Comme beaucoup d’autres jeunes Algériens, Kakar s’engage dans la lutte armée en 1992, après l’annulation des élections par le pouvoir. Il se bat pour une république islamique, préparant des attentats, des enlèvements, des exécutions, assassinant lui-même au fusil ou à l’arme blanche. Mais après plusieurs années, fatigué par les luttes internes, déçu par l’ignorance religieuse de ses frères d’armes, par le manque de pragmatisme et de volonté politique, Kakar décide de se retirer du combat. Voici donc sa confession...