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Actualités - Chronologie

Cinéma - Clôture demain du scrutin Oscars cosmopolites cette année

Quelque 5 500 privilégiés, membres de l’Académie des arts et des sciences du cinéma, ont encore quelques heures pour choisir les lauréats des 71es Oscars du cinéma. Demain mardi à 17h en Californie (3h mercredi heure de Beyrouth), le scrutin sera clos et, dans le secret le plus total, commencera le dépouillement des bulletins de vote. Cinq jours plus tard, les noms des lauréats seront révélés lors d’une cérémonie qui, pour la première fois dans l’histoire des Oscars, se déroulera un dimanche soir, notamment afin d’attirer la plus grande audience télévisée possible. Contrairement à l’an passé où Titanic paraissait invincible, les 71es Oscars n’ont pas de clair favori même si deux films abordent en tête la dernière ligne droite : Saving Private Ryan, drame sur la Deuxième Guerre mondiale de Steven Spielberg sélectionné dans onze catégories, et Shakespeare in Love, comédie élisabéthaine du Britannique John Madden, en lice dans treize catégories. Tous deux concourent pour l’Oscar du meilleur film avec un autre film élisabéthain, Elizabeth de l’Indien Shekhar Kapur, et deux autres films situés durant la Deuxième Guerre : The Thin Red Line de l’Américain Terrence Malick, méditation sur la guerre et le paradis perdu, et La Vita é bella, fable émouvante et drôle de l’Italien Roberto Benigni, située dans un camp de concentration. Les étrangers sont en position de force cette année: sur les cinq réalisateurs se disputant l’Oscar du meilleur metteur en scène, deux seulement sont américains: Steven Spielberg et Terrence Malick. Les trois autres sont étrangers : Roberto Benigni, John Madden et l’Australien Peter Weir pour The Truman Show. Le cas Kazan Il en va de même parmi les acteurs et actrices : sur les dix candidats à un Oscar, la moitié ne sont pas Américains. Pour l’Oscar du meilleur acteur, Roberto Benigni est encore en lice ainsi que le Britannique Ian McKellen qui fait figure de favori pour son interprétation d’un metteur en scène homosexuel dans Gods and Monsters. Les trois autres candidats sont américains : Tom Hanks pour Saving Private Ryan, Nick Nolte pour sa création d’un policier au mal de vivre dans Affliction et le jeune Edward Norton pour son rôle de néo-nazi dans American History X. Du côté des femmes, deux Américaines sont en lice : Gwyneth Paltrow, souvent donnée comme la favorite, pour ses rôles multiples dans Shakespeare in Love, et Meryl Streep, mère atteinte d’un cancer dans One True Thing. Elles affrontent une Brésilienne, Fernanda Montenegro, femme aigrie redécouvrant la vie au contact d’un enfant dans Central do Brasil, l’Australienne Cate Blanchett dans le rôle de la reine Elizabeth et la Britannique Emily Watson dans celui de la violoncelliste Jacqueline Du Pré. Pour l’Oscar du meilleur film étranger, on retrouve encore La Vita é bella de Roberto Benigni qui a établi un record pour un film en langue étrangère en étant sélectionné dans sept catégories. C’est aussi la première fois depuis Z de Costa Gavras en 1970 qu’un film en langue étrangère est en lice la même année pour l’Oscar du meilleur film. La Vita é bella est en compétition avec des films argentin Tango, brésilien, Central do Brasil, espagnol El abuelo et iranien Children of Heaven. Si l’incertitude règne pour la plupart des lauréats, l’un est déjà connu et est particulièrement controversé : le metteur en scène Elia Kazan, qui a donné certains de leurs plus beaux rôles à James Dean et Marlon Brando, s’est vu attribuer le 11 janvier dernier un Oscar spécial pour l’ensemble de sa carrière. L’Académie des arts et des sciences du cinéma saluait ainsi «un des plus extraordinaires metteurs en scène de ce siècle» mais elle n’évoquait pas son rôle à l’époque de la chasse aux sorcières lorsque Elia Karan a donné les noms de plusieurs «sympathisants communistes». Depuis, la polémique fait rage à Hollywood et partisans et adversaires d’Elia Kazan ont été appelés à manifester durant la cérémonie des Oscars.
Quelque 5 500 privilégiés, membres de l’Académie des arts et des sciences du cinéma, ont encore quelques heures pour choisir les lauréats des 71es Oscars du cinéma. Demain mardi à 17h en Californie (3h mercredi heure de Beyrouth), le scrutin sera clos et, dans le secret le plus total, commencera le dépouillement des bulletins de vote. Cinq jours plus tard, les noms des lauréats seront révélés lors d’une cérémonie qui, pour la première fois dans l’histoire des Oscars, se déroulera un dimanche soir, notamment afin d’attirer la plus grande audience télévisée possible. Contrairement à l’an passé où Titanic paraissait invincible, les 71es Oscars n’ont pas de clair favori même si deux films abordent en tête la dernière ligne droite : Saving Private Ryan, drame sur la Deuxième Guerre mondiale de...