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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar toujours offert

La demande du dollar s’est davantage rétrécie hier sur le marché des changes de Beyrouth, faisant rapprocher ses cours de négociation à son taux moyen indicatif fixé tous les jours par la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert en l’état, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, l’a fait donc clôturer comme tous les jours à 1 508,00 LL en moyenne. Toutefois, les établissements de crédit de la place ont été amenés à négocier la devise américaine tout près de son taux moyen indicatif, tantôt entre 1 508,00 et 1 510,00 LL et tantôt entre 1 508,50 et 1 509,50 LL, avec toujours un point d’ancrage à 1 509,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, l’activité sur le marché est restée très mince, ne dépassant pas quelque six millions de dollars hier entièrement échangés par les banques à l’achat et à la vente. L’euro revigoré par la démission de Lafontaine À l’étranger, l’euro a opéré hier un bond spectaculaire en repassant à la hausse la barre de 1,10 dollar, peu après l’annonce de la démission du ministre allemand des Finances, Oskar Lafontaine, en signe de soulagement des marchés européens à ce geste. Bien que le gouvernement allemand n’ait pas fourni d’explication à cette démission, certaines sources dignes de foi laissaient entendre hier que le chancelier Gerhard Schröder se serait fâché contre plusieurs de ses ministres, menaçant même de ne plus pouvoir assumer la politique gouvernementale et qu’il aurait aussi mis en garde contre le risque que les milieux économiques allemands freinent leurs investissements et créent moins d’emplois qu’escomptés au cas où le gouvernement adopterait les mesures fiscales préconisées par Lafontaine. Selon ces mêmes milieux aussi, Lafontaine avait à plusieurs reprises exercé de fortes pressions sur la Banque Centrale Européenne (BCE), afin d’assouplir sa politique monétaire et de baisser ses taux directeurs. De ce fait, sa démission est venue donc éloigner toute crainte d’assouplissement de la politique monétaire européenne et redonner plus d’actualité aux placements en euros aux dépens du dollar, dont la hausse de son loyer reste incertaine à trois semaines de la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale (Fed). Cette remontée de l’euro n’a pas tardé à affecter le billet vert contre toutes les autres grandes monnaies, lui faisant perdre tous les gains qu’il avait enregistrés avant la démission de Lafontaine. C’est ainsi que le dollar a dû renouer avec la baisse, se négociant à New York, comme suit : – 1,1030 pour un euro contre 1,0940, la veille – 1,6365 pour un sterling contre 1,6270 – 1,7735 DM contre 1,7875 – 5,9475 FF contre 5,9950 – 1,4535 FS contre 1,4605 – 1755,75 lires contre 1769,90 – 119,30 yens contre 119,90. Bourse de Beyrouth : en hausse Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a renoué avec la hausse hier soutenue par la reprise des actions de la Banque Audi, des Ciments Libanais et de l’Uniceramic, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote dont l’activité est restée essentiellement concentrée sur les actions de la société Solidere et de la banque Audi. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,21 % à 81,25 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a augmenté de 0,21 % aussi à 190,18 points. Pour ce qui est du volume d’affaires, il s’est davantage développé avec 125 631 actions, dont 49 818 actions Solidere, d’une valeur globale de 1 380 291 dollars, dont 399 899,50 dollars sur Solidere. Wall Street : soutenue malgré les prises de bénéfices De son côté, Wall Street avançait gaillardement vers le cap historique des 10 000 points, après que le Dow Jones des 30 vedettes industrielles eut franchi hier le seuil des 9 900 points en cours de séance. Le marché boursier américain continue donc de se montrer indifférent à la récession en Asie et en Amérique latine et à la croissance très modérée de la zone euro. Seule compte l’économie américaine qui tourne à plein régime sans pour autant réveiller le spectre de l’inflation. Selon les experts, les «bulls» (acheteurs à la hausse) prédisent d’ores et déjà un Dow Jones industriel à 11 500 points d’ici la fin de l’année. Ce sentiment a été renforcé hier par l’annonce d’une augmentation de 0,9 % des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier et d’une révision à la hausse de ces mêmes ventes de 0,2 à 1 % en janvier, témoignant de la grande vigueur de l’économie américaine. En effet, les prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain pour le premier trimestre sont maintenant révisées à la hausse par les économistes, mais avec une inflation toujours maîtrisée. Cela étant, le Dow Jones des industrielles a rebondi d’un plus bas à 9 769,96 points à un plus haut 9 935,46 points, avant d’afficher en préclôture 9 859,43 points, réduisant ses gains à 86,59 points sous la pression des ventes bénéficiaires. Bourses européennes : une séance sous le sceau des banques La séance de jeudi a été dominée par le secteur bancaire, où l’OPE de la BNP sur Paribas et la Société Générale a ravivé les espoirs de voir l’Allemagne, l’Espagne et la Grande-Bretagne se lancer à leur tour dans la consolidation de ce secteur. La démission surprise d’Oskar Lafontaine, le ministre allemand des Finances, annoncée après la clôture, a suscité des réactions enthousiastes des intervenants. «La démission de Lafontaine est une bonne nouvelle pour les sociétés qui ont été touchées par les projets de réforme fiscale, les services publics et les assurances pourraient rebondir dès vendredi et je pense que l’ensemble du marché suivra, car Lafontaine était considéré comme le ministre le plus attaché aux nouvelles taxations», a expliqué Sharon Coombs (HSBC). Le départ de Lafontaine, qui prônait une baisse des taux d’intérêt européens, pourrait aider, à la marge, la Banque Centrale Européenne (BCE) à assouplir sa politique monétaire si elle le souhaite, puisqu’elle serait dès lors libre de toute pression politique, ajoute-t-il. L’indice euro Stoxx des bancaires a progressé de 2,99 % alors que l’indice général gagnait 1,68 %. L’Eurotop 300 des banques a pour sa part pris 2,7 %. La cotation de la BNP, de la Société Générale et de Paribas, suspendue la veille, a repris dans un climat d’effervescence. BNP a gagné près de 7 % à 82,8 euros, Société Générale a pris 13,33 % à 164,9 euros et Paribas, qui ne figure pas dans l’indice européen des banques, s’est adjugé 18 % à 101,5 euros. «Je donne à la BNP une chance sur trois de succès», a déclaré John Leonard (Salomon Smith Barney). «Je soupçonne le gouvernement français de vouloir lui mettre des bâtons dans les roues», a-t-il ajouté. Leonard a cité les implications de l’opération au niveau de la concurrence dans le secteur bancaire, où les trois établissements détiennent une part de marché de près de 30 % et les conséquences à long terme pour l’emploi. La proposition de la BNP pose également un problème au gouvernement français pour la privatisation du Crédit Lyonnais. L’indice CAC-40 de la Bourse de Paris a terminé sur un gain de 0,53 % dans un important volume. En Allemagne, où les banques ont également vivement progressé, les intervenants font état de rumeurs de fusion entre HypoVereinsbank et Dresdner. Hypo a progressé de 8,5 % à 58,6 euros et Dresdner de 4,68 % à 34,65. «Les banques allemandes se sont animées. L’explication logique est que la consolidation française les a fait apparaître comme du menu fretin», a noté Leonard. Mais les analystes soulignent que Martin Kolhausen, le directeur de Commerzbank, a récemment prévenu qu’il souhaitait rester indépendant alors que Deutsche Bank est, de son côté, affairée à sa fusion avec Bankers Trust qu’elle doit à tout prix réussir. Commerzbank a gagné 3,68 % à 26,78 euros et Deutsche 3,62 % à 49,24 euros. Les banques britanniques ont également profité de ce mouvement, à l’image de Natwest qui a gagné 5,45 % au niveau record de 1 485 pence tandis que Lloyds gagnait 3,6 % à 9 757 pence. «Les banques britanniques cherchent une consolidation depuis la fusion Lloyds-TSB en 1995. La meilleure solution pour réduire les coûts serait une fusion ou une acquisition, mais le problème est que tout le monde veut avoir le dessus. Et c’est la raison pour laquelle il y a beaucoup de discussions et peu d’accords», a expliqué Ian Poulter (Williams de Broe). Le FTSE 100 a battu un nouveau record en clôture à 6 335,7, soit un gain de 1,51 % sur la journée. En Espagne l’IBEX-35 a terminé en hausse de 2,53 % sur des rumeurs voulant que BBV soit le prédateur le plus probable pour une alliance dans le secteur bancaire. BBV a progressé de 3,9 % alors que sa rivale Argentaria a gagné 2,98 %. Tokyo : réduction des gains La Bourse de Tokyo a cédé une partie de ses gains vers la fin de la séance jeudi sous l’effet de ventes de dernière minute avant le règlement des contrats sur actions vendredi. La tendance de fond reste toutefois solide, les espoirs que l’économie japonaise pourrait finalement amorcer une reprise ayant récemment renforcé la confiance des investisseurs. L’indice Nikkeï 225 a gagné 22,14 points, soit 0,14 %, à 15 502,14 après avoir à un moment progressé de plus de 2 % à 15 840,23. Son contrat juin s’est adjugé 80 points à 15 470. «Les investisseurs sont devenus prudents face au rythme effréné de la récente reprise», a estimé Tetsuya Tshijima, d’Okasan Securities Ltd. Les investisseurs attendaient l’occasion de prendre leurs bénéfices après la progression de plus de 9 % au cours des quatre dernières séances. Ils souhaitaient procéder de la sorte avant le règlement du contrat mars qui cause parfois des fluctuations inattendues des cours. L’indice Topix des valeurs de la première section s’est adjugé 8,71 points à 1 196, 18 et le Nikkei 300 2,05 points à 240,21.
La demande du dollar s’est davantage rétrécie hier sur le marché des changes de Beyrouth, faisant rapprocher ses cours de négociation à son taux moyen indicatif fixé tous les jours par la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du billet vert en l’état, entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, l’a fait donc clôturer comme tous les jours à 1 508,00 LL en moyenne. Toutefois, les établissements de crédit de la place ont été amenés à négocier la devise américaine tout près de son taux moyen indicatif, tantôt entre 1 508,00 et 1 510,00 LL et tantôt entre 1 508,50 et 1 509,50 LL, avec toujours un point d’ancrage à 1 509,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, l’activité sur le marché est restée très mince, ne dépassant...