— Patrice Chéreau (César du meilleur réalisateur pour Ceux qui m’aiment prendront le train) : «Ce César est un vrai cadeau. Jusque-là, j’étais un peu à l’écart dans le cinéma français. J’étais déjà extrêmement heureux avec les onze nominations. Mon plus grand espoir aujourd’hui est que le film ressorte. Je vais me consacrer pour le moment au cinéma et j’aurai l’immense plaisir de revenir au théâtre après deux ou trois films. Je viens d’ailleurs de présenter un scénario cet après-midi». — Daniel Prévost (César du meilleur acteur dans un second rôle): «Jamais je n’avais imaginé décrocher un César. Je ne travaille pas pour ça. J’adore jouer la comédie, faire rire ou être méchant. Pour moi, c’est très jubilatoire. J’aurais voté pour moi-même, même si les autres sont formidables. Comme beaucoup de gens dans ce métier, je suis quelqu’un de très sensible. Faire le con est pour moi un moyen d’exister». — Bruno Putzulu (César du meilleur espoir masculin) : «Cette récompense est un formidable encouragement. Je serais triste néanmoins si un César décidait seul de la carrière d’un acteur. Je suis, bien sûr, très heureux de l’avoir. Je tourne actuellement sous la direction de Jean-Luc Godard un film dont le titre sera L’éloge de l’amour». — Pedro Almodovar (le réalisateur espagnol a reçu un César d’honneur samedi soir, comme le comédien américain Johnny Depp et le Français Jean Rochefort) : «Je suis très ému. Cela fait très plaisir d’être reconnu par des professionnels qui ne parlent pas votre langue. Pour moi, c’est plus facile de donner des prix que d’en recevoir. «Depuis vingt ans, on essaie en Espagne d’imiter le système français du cinéma qui est très bien organisé. Paris est la ville qui aime le plus le septième art et où on le voit dans les meilleures conditions». — Élodie Bouchez (César de la meilleure actrice) : «Je ne m’y attendais pas. Quand ça tombe comme ça sans qu’on s’y attende, c’est forcément une immense joie. Je n’arrive pas encore à y croire. Je pense que ce César va m’aider à tourner une page». — Érick Zonca (meilleur film de l’année) : «Je suis très heureux d’être récompensé pour La vie rêvée des anges. Ce César me donne envie de poursuivre dans des mises en scène différentes. Le public va directement vers les films de comédie et je suis très heureux qu’un film grave soit reconnu. J’espère que le César de la meilleure actrice décernée ce soir à Élodie Bouchez va lui donner l’occasion de décrocher de vrais grands rôles». — Jacques Villeret (meilleur acteur): «Donner un César pour une franche comédie, c’est très plaisant. C’est une reconnaissance du film comique. Je ne pensais pas du tout l’avoir. Mais si je ne l’avais pas eu je n’en aurais pas fait une maladie». — Dominique Blanc (meilleure actrice dans un second rôle pour Ceux qui m’aiment prendront le train) : «Recevoir un César, on se dit que c’est peut-être le hasard. Au troisième (ndlr la comédienne a déjà été récompensée en 1991 et 1993, dans la même catégorie), on est persuadé que c’est une déclaration d’amour. Je dédie cette récompense à Patrice Chéreau qui m’a découverte dans un cours de théâtre. Dans ce métier, on rêve d’être aimée et d’être choisie. À chaque fois, c’est très impressionnant de recevoir un César».
— Patrice Chéreau (César du meilleur réalisateur pour Ceux qui m’aiment prendront le train) : «Ce César est un vrai cadeau. Jusque-là, j’étais un peu à l’écart dans le cinéma français. J’étais déjà extrêmement heureux avec les onze nominations. Mon plus grand espoir aujourd’hui est que le film ressorte. Je vais me consacrer pour le moment au cinéma et j’aurai l’immense plaisir de revenir au théâtre après deux ou trois films. Je viens d’ailleurs de présenter un scénario cet après-midi». — Daniel Prévost (César du meilleur acteur dans un second rôle): «Jamais je n’avais imaginé décrocher un César. Je ne travaille pas pour ça. J’adore jouer la comédie, faire rire ou être méchant. Pour moi, c’est très jubilatoire. J’aurais voté pour moi-même, même si les autres sont...
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