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Actualités - Chronologie

Enquête - Strip-teaseuse mais pas espionne Pauvre Mata Hari

Les renseignements britanniques n’ont trouvé aucun élément prouvant que la légendaire Mata Hari, exécutée il y a quatre-vingts ans pour ses activités d’espionnage, ait réellement été un agent secret. Dans des documents publiés hier, le MI5 détaille son enquête sur Mata Hari, nom de scène de l’Allemande Marguerite Zelle. Malgré un compte-rendu exhaustif de ses déplacements, de ses contacts et de ses biens, peu d’éléments peuvent être considérés comme une preuve d’«activités d’espionnage», selon les archives. Mata Hari a été exécutée par un peloton français en 1917. Elle était accusée d’avoir transmis à l’Allemagne des documents secrets, notamment à propos d’un nouveau char. Depuis, le nom de Mata Hari, considérée comme la plus grande espionne du siècle, est devenu synonyme de sexe, trahison et intrigue. On la soupçonnait d’avoir eu des liaisons avec une vingtaine d’officiers allemands et elle s’est rendue célèbre par des danses orientales provocantes. «Mata Hari est le stéréotype suprême», a déclaré Christopher Andrews, de l’Université de Cambridge. «Elle arrive juste après James Bond dans la mythologie populaire sur l’espionnage». Selon ce professeur qui a étudié les dossiers secrets, Mata Hari aimait à croire qu’elle était une danseuse spéciale, plutôt qu’une simple strip-teaseuse. Quand la guerre a débuté, elle a fait croire qu’elle était une espionne. Le MI5 a commencé à enquêter sur la danseuse allemande dès son arrivée dans le port anglais de Folkestone, en décembre 1915. Les services de renseignement l’ont interrogée en novembre 1916, la soupçonnant d’être l’espionne allemande Clara Benedix. Des transcriptions de l’interrogatoire montrent qu’elle a démenti être Clara Benedix, mais a ajouté, de façon énigmatique, pouvoir être achetée pour «un million». Faute de preuves, le MI5 l’a ensuite relâchée et renvoyée en Espagne, d’où elle est allée en France.
Les renseignements britanniques n’ont trouvé aucun élément prouvant que la légendaire Mata Hari, exécutée il y a quatre-vingts ans pour ses activités d’espionnage, ait réellement été un agent secret. Dans des documents publiés hier, le MI5 détaille son enquête sur Mata Hari, nom de scène de l’Allemande Marguerite Zelle. Malgré un compte-rendu exhaustif de ses déplacements, de ses contacts et de ses biens, peu d’éléments peuvent être considérés comme une preuve d’«activités d’espionnage», selon les archives. Mata Hari a été exécutée par un peloton français en 1917. Elle était accusée d’avoir transmis à l’Allemagne des documents secrets, notamment à propos d’un nouveau char. Depuis, le nom de Mata Hari, considérée comme la plus grande espionne du siècle, est devenu synonyme de sexe,...