Rechercher
Rechercher

Actualités - Conferences Internationales

Faible probabilité d'un tir accidentel de missile nucléaire

La probabilité d’un tir accidentel de missile nucléaire provoqué par le bug de l’an 2000 est «faible», a affirmé mardi un sénateur américain responsable d’une étude du problème. «Toutefois, nous devons continuer à travailler étroitement avec d’autres nations pour nous assurer d’un haut niveau de communication et de coopération au moment du changement du siècle», a ajouté Robert Bennett, un républicain de l’Utah, à l’issue d’un briefing à huis clos du Sénat sur les conséquences militaires du bug de l’an 2000. Les États-Unis et la Russie ont récemment convenu de la mise en place d’un centre d’alerte stratégique commun pour détecter les lancements de missiles afin d’aider à prévenir une «fausse alerte nucléaire», selon le sénateur Christopher Dodd, un démocrate coauteur du rapport sur le bug. Il s’agit d’inviter les Russes, et éventuellement des représentants d’autres puissances nucléaires, à participer à la mise en place à Colorado Springs, dans les montagnes Rocheuses, d’un centre baptisé de «stabilité stratégique de l’an 2000» où des spécialistes pourraient ensemble procéder à la détection de tir de missiles, selon M. Dodd. «Ceci réduirait à presque zéro la possibilité qu’une nation réagisse à tort» en cas de défaillance de ses ordinateurs ou satellites chargés de la détection, selon M. Dodd. Edward Warner, un secrétaire adjoint à la défense, indiquait récemment, lors d’une conférence de presse, que des spécialistes russes seraient invités de la mi-novembre à la mi-janvier pour participer aux opérations de détection de tirs, dans un centre de surveillance spécialement aménagé, proche du centre de commandement stratégique américain. Les présidents russe et américain Boris Eltsine et Bill Clinton avaient convenu, en septembre dernier, de mettre en place, en Russie, un centre permanent pour l’échange de données de surveillance de tirs, mais les autorités des deux pays craignent qu’un tel centre ne puisse être mis sur pied à temps pour le passage à l’an 2000 et ont donc décidé de l’établissement de ce centre temporaire aux États-Unis. Selon l’agence Interfax, qui citait récemment des sources diplomatiques et militaires russes, le centre pourrait entrer en fonction dès l’automne, car outre le problème du passage à l’an 2000 existe celui du passage aux «sept 9» dans la mention des secondes, minutes, heures, jours et années. Selon des analystes, le problème informatique lié au basculement dans l’an 2000 pourrait faire de gros dégâts dans les systèmes russes de défense antiaérienne et de contrôle des missiles nucléaires notamment.
La probabilité d’un tir accidentel de missile nucléaire provoqué par le bug de l’an 2000 est «faible», a affirmé mardi un sénateur américain responsable d’une étude du problème. «Toutefois, nous devons continuer à travailler étroitement avec d’autres nations pour nous assurer d’un haut niveau de communication et de coopération au moment du changement du siècle», a ajouté Robert Bennett, un républicain de l’Utah, à l’issue d’un briefing à huis clos du Sénat sur les conséquences militaires du bug de l’an 2000. Les États-Unis et la Russie ont récemment convenu de la mise en place d’un centre d’alerte stratégique commun pour détecter les lancements de missiles afin d’aider à prévenir une «fausse alerte nucléaire», selon le sénateur Christopher Dodd, un démocrate coauteur du rapport sur...