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Actualités - Communiques Et Declarations

Le Amid déplore l'interdiction du livre de Cobra sur Hobeika

Le Amid du Bloc national, M. Raymond Eddé, a déploré, dans un communiqué de presse, la décision du ministre de l’Information, Anouar el-Khalil, d’interdire le livre D’Israël à Damas écrit par Robert Maroun Hatem, alias «Cobra», ancien garde du corps du député et ancien ministre Élie Hobeika. L’auteur du livre fait des révélations sur les contacts politiques de M. Hobeika et sur certains aspects de son comportement au cours des dernières années, notamment lorsqu’il était au commandement des Forces libanaises. Voici le texte du communiqué du Amid à ce sujet : «J’ai lu dans les journaux libanais paraissant le 17 mai 1999 une déclaration du président de la République le général Émile Lahoud qui disait : “La justice indépendante dira son mot dans les affaires de corruption, dans chaque dossier élaboré par les organes de contrôle et ne négligera aucune information quelle que soit son origine et quelle que soit la personne visée par cette information; aucune tête n’est à l’abri. Ces dossiers de justice seront protégés de toute intervention politique. Le Liban était et restera le pays de la liberté où sera sauvegardée la liberté d’expression pour tous, notamment la liberté de la presse dans le cadre des lois en vigueur”. J’ai lu également dans le journal al-Hayat du 18 mai 1999 ce qui suit : “Le ministre libanais de l’Information Anouar el-Khalil a ordonné la confiscation des exemplaires du livre D’Israël à Damas écrit par un auteur libanais, Robert Maroun Hatem, surnommé «Cobra», ancien garde du corps d’Élie Hobeika. Le ministre a également interdit la distribution du livre sur le territoire libanais, en quantités commerciales ou entre particuliers, ou de faire entrer des extraits ou de les publier, s’agissant de texte interdit”. Je voudrais, par suite, demander au président de la République, qu’est devenue “la liberté d’expression pour tous” ? Je voudrais surtout rappeler que seule la justice doit être habilitée à interdire et à ordonner la confiscation d’un livre, lorsque l’auteur est un Libanais. Toute personne dont le nom est cité dans un imprimé et qui se considère diffamée pourra poursuivre l’auteur en justice et formuler une demande en réparation. Le même droit de poursuite revient bien entendu au parquet. Il appartient donc aux tribunaux et non au ministre de l’Information de décider du sort d’un livre écrit par un citoyen libanais, si l’on veut respecter la liberté d’expression».
Le Amid du Bloc national, M. Raymond Eddé, a déploré, dans un communiqué de presse, la décision du ministre de l’Information, Anouar el-Khalil, d’interdire le livre D’Israël à Damas écrit par Robert Maroun Hatem, alias «Cobra», ancien garde du corps du député et ancien ministre Élie Hobeika. L’auteur du livre fait des révélations sur les contacts politiques de M. Hobeika et sur certains aspects de son comportement au cours des dernières années, notamment lorsqu’il était au commandement des Forces libanaises. Voici le texte du communiqué du Amid à ce sujet : «J’ai lu dans les journaux libanais paraissant le 17 mai 1999 une déclaration du président de la République le général Émile Lahoud qui disait : “La justice indépendante dira son mot dans les affaires de corruption, dans chaque dossier...