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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Giro (4e étape) Laurent Jalabert s'impose facilement

Laurent Jalabert, irrésistible, a enlevé facilement le sprint en côte de la quatrième étape du Giro, mardi à Terme Luigiane, en Calabre. Vêtu de son maillot bleu-blanc-rouge de champion de France, Jalabert a remporté sa première victoire d’étape dans le Giro, auquel il participe pour la deuxième fois. «C’était mon objectif de départ», a-t-il commenté, radieux d’avoir enlevé, avec vingt-quatre heures d’avance, l’étape qu’il convoitait. Jaja qui s’était plutôt fixé l’arrivée au Monte Sirino, la première jugée en altitude, a réglé le peloton du Giro au sommet d’une côte d’un kilomètre, trop marquée pour les purs sprinteurs. Il a succédé sur le livre d’or de Terme Luigiane, une station thermale du sud de l’Italie, au Russe Dimitri Konyshev (1993) et à l’Italien Maurizio Fondriest (1995), ses deux prédécesseurs en ces lieux. Vigilant dans les derniers kilomètres, le numéro deux mondial a attendu l’attaque du champion du monde, le Suisse Oscar Camenzind. Puis il a débordé son rival sans coup férir et a résisté aisément aux Italiens Gianmatteo Fagnini et Davide Rebellin, qui ont terminé pratiquement sur la même ligne devant Camenzind, quatrième. Rayonnant, le Tarnais a découvert le cérémonial du Giro, lui qui, à 30 ans et pour sa onzième saison dans le peloton, compte 117 victoires à son palmarès. L’Italie lui a souvent réussi dans le passé, en témoignent ses deux plus grandes victoires dans les classiques (Milan-San Remo et le Tour de Lombardie), mais il n’a que rarement participé au Giro. En 1992, lors de sa première venue, il relevait d’une fracture de la clavicule et cherchait surtout à retrouver le rythme de la compétition. « Jaja » tranquille «Je me sens bien sur ce Giro, a déclaré Jaja. Il y a énormément de monde sur le bord des routes et le public est enthousiaste, comme sur le Tour de France. Je suis assez tranquille, je n’ai pas de pression. C’est comme cela que j’obtiens mes meilleurs résultats». Le sprint de Jalabert a conclu une étape (186 km) longtemps animée par l’Italien Mauro Radaelli, qui a conduit une échappée solitaire de 111 kilomètres avant d’être repris à 23 kilomètres de l’arrivée. Puis les tentatives (Bettini, Cassani, Missaglia, Petito) se sont multipliées dans le final, toutes vouées à l’échec à cause du rythme rapide du peloton, dans lequel Jalabert s’était replacé en bonne position – «J’ai eu un peu de mal», a-t-il avoué ensuite – dans les cinq derniers kilomètres. Mercredi, la cinquième étape (147 km) conduira les coureurs de Terme Luigiane au Monte Sirino. L’arrivée, où l’Italien Davide Rebellin s’était imposé en 1996 et avait revêtu le maillot rose, est jugée en altitude (1 525 m) au terme d’une longue montée (21,8 km), dont la pente modérée (3,5 pour cent) offre des temps de récupération. «Je ne crois pas qu’il y aura une sélection trop prononcée», a estimé à l’avance Marco Pantani, en deuxième rideau à Terme Luigiane. «Nous en sommes encore au début du Giro et l’étape est courte. Une vingtaine de coureurs peuvent arriver ensemble», selon lui. Déclarations Laurent Jalabert (Fra/ONCE), vainqueur de l’étape : «C’est une grande satisfaction. Je sais que j’ai une très bonne condition et je tiens à en profiter. Je pensais surtout à l’étape suivante. Mais beaucoup de coureurs m’ont dit que l’arrivée, ici, n’était pas pour les vrais sprinteurs, qu’elle devrait me convenir. J’ai regardé de plus près sur le livre de route, j’ai vu la côte à 8 pour cent et, du coup, j’y ai pensé pendant toute l’étape. Dans une arrivée en côte, le plus difficile est de produire son effort au bon moment. J’ai attendu les 150 mètres et j’ai bien fait car les derniers mètres ont été pénibles. Il n’en fallait pas beaucoup plus. C’est une bonne chose, je vais pouvoir courir l’esprit serein. Au début du Giro, j’avais dit que mon objectif était de gagner une étape. Maintenant, si je peux gagner d’autres étapes, pourquoi pas... Je ne pense pas au classement général. Le parcours est trop montagneux dans la troisième semaine». Marco Pantani (Ita / Mercatone Uno) : «Je n’ai jamais eu l’intention de faire le sprint. J’ai seulement fait rouler mon équipe pour éviter qu’il y ait des cassures dans le final. Pendant l’étape, je me suis arrêté une fois pour régler un problème de cales. C’est le seul petit incident de la journée». Le classement (4e étape) Voici le classement de la quatrième étape du Giro, courue mardi entre Vibo Valentia et Terme Luigiane : 1. Laurent Jalabert (Fra/ONCE) les 186 km en 4h23’49’’ (moyenne: 40,938 km/h) 2. Gianmatteo Fagnini (Ita) m.t. 3. Davide Rebellin (Ita) m.t. 4. Oscar Camenzind (Sui) m.t. 5. Alexandre Gontchenkov (Rus) m.t. 6. Romans Vainsteins (Let) m.t. Classement général provisoire : 1. Jeroen Blijlevens (PBS/TVM) 17h 14’11’’ 2. Laurent Jalabert (Fra) à 18. 3. Gianmatteo Fagnini (Ita) à 20. 4. Matteo Tosatto (Ita) à 24. 5. Fabrizio Guidi (Ita) à 26. 6. Mariano Piccoli (Ita) à 26. Midi libre : Le coup de poker de Martinez L’Espagnol Alberto Martinez a tenté et réussi un remarquable coup de poker, mardi, dans la première étape du Midi libre qu’il a remportée en solitaire à Saint-Afrique. Le coureur de la formation Euskaltel, âgé de 23 ans, s’est imposé au terme d’une échappée de 103 kilomètres pour endosser le maillot de leader au classement général. Le Belge Marc Streel s’est octroyé la deuxième place et le Français Laurent Desbiens s’est classé troisième. C’est dans l’ascension d’une des premières difficultés de cette première étape, au kilomètre 57, que Martinez a tenté sa chance. «J’ai vu que le peloton ne suivait pas, a expliqué l’Espagnol. J’ai tout mis et cela a marché». Lancé dans cette aventure, Martinez, qui dispute sa deuxième année professionnelle, compta jusqu’à sept minutes d’avance sur ses poursuivants à mi-parcours pour terminer avec 1’48’’ sur Streel. «J’ai craint le pire à une heure de l’arrivée à cause de mes jambes qui ne suivaient pas le rythme, a raconté l’Espagnol. Mais je me suis souvenu que cela descendait sur les 20 derniers kilomètres et que cela restait jouable». «On ne pouvait plus le récupérer, a expliqué de son côté Desbiens.
Laurent Jalabert, irrésistible, a enlevé facilement le sprint en côte de la quatrième étape du Giro, mardi à Terme Luigiane, en Calabre. Vêtu de son maillot bleu-blanc-rouge de champion de France, Jalabert a remporté sa première victoire d’étape dans le Giro, auquel il participe pour la deuxième fois. «C’était mon objectif de départ», a-t-il commenté, radieux d’avoir enlevé, avec vingt-quatre heures d’avance, l’étape qu’il convoitait. Jaja qui s’était plutôt fixé l’arrivée au Monte Sirino, la première jugée en altitude, a réglé le peloton du Giro au sommet d’une côte d’un kilomètre, trop marquée pour les purs sprinteurs. Il a succédé sur le livre d’or de Terme Luigiane, une station thermale du sud de l’Italie, au Russe Dimitri Konyshev (1993) et à l’Italien Maurizio Fondriest...