Lancé depuis quelques mois, le projet de dénomination des rues est toujours en voie d’élaboration. Le comité chargé de baptiser certaines rues de la capitale poursuit son travail sur base de critères établis par le conseil municipal. «La personne dont le nom doit être donné à une rue doit être importante sur le plan culturel, médical, social, politique ou national. Elle doit avoir apporté quelque chose au Liban. Le comité examine les propositions de noms qui lui parviennent et demande à ceux qui les envoient de lui soumettre le curriculum vitae des personnes dont le nom est proposé pour une des rues de la capitale. Nous avons notre propre liste : les noms d’hommes d’État, d’intellectuels, d’hommes de science, de politiciens, arabes et étrangers». Souvent, le comité sollicite l’aide d’historiens et d’intellectuels. Le conseil municipal a toutefois décidé de ne pas donner aux rues de la capitale les noms de personnes encore en vie, pour diverses considérations. Seule exception toutefois, le nouveau boulevard de l’aéroport qui porte le nom du président syrien Hafez el-Assad. En revanche, il compte bien, au nom de la réciprocité, donner aux rues de Beyrouth des noms étrangers, de personnalités ou de régions. À l’étranger, plusieurs avenues sont appelées Liban ou Beyrouth, indique M. Ariss, précisant que l’ambassadeur du Chili lui avait fait remarquer dernièrement qu’une place de 10 000 mètres carrés dans son pays porte le nom de Beyrouth. Mais il n’y a pas que les personnalités qui seront immortalisées sur les plaques bleues accrochées aux murs. Le conseil municipal prévoit de puiser dans le dictionnaire floral pour enrichir sa liste de noms. On aura des noms comme la rue des jasmins, des coquelicots, etc. Lorsque la liste sera complétée, le conseil tiendra une réunion qui sera consacrée au choix des noms et au cours de laquelle une projection de diapositives est prévue. Toutes les rues ne seront pas baptisées simultanément. Le conseil municipal prévoit d’aller doucement dans ce processus. La priorité sera accordée, selon les explications de M. Ariss, aux nouvelles rues dans le centre-ville, puis dans les secteurs où de nouvelles artères ont été percées au cours des dernières années.
Lancé depuis quelques mois, le projet de dénomination des rues est toujours en voie d’élaboration. Le comité chargé de baptiser certaines rues de la capitale poursuit son travail sur base de critères établis par le conseil municipal. «La personne dont le nom doit être donné à une rue doit être importante sur le plan culturel, médical, social, politique ou national. Elle doit avoir apporté quelque chose au Liban. Le comité examine les propositions de noms qui lui parviennent et demande à ceux qui les envoient de lui soumettre le curriculum vitae des personnes dont le nom est proposé pour une des rues de la capitale. Nous avons notre propre liste : les noms d’hommes d’État, d’intellectuels, d’hommes de science, de politiciens, arabes et étrangers». Souvent, le comité sollicite l’aide d’historiens et...
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