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Actualités - Conferences Internationales

Deux semaines de négociations (photo)

Le nouveau délai accordé par le Groupe de contact aux négociateurs serbes et kosovars pour conclure un accord sur le Kosovo intervient deux semaines après l’ouverture de la conférence à Rambouillet sur l’avenir de la province serbe. - 6 février: Ouverture à Rambouillet, sous l’égide du Groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie), d’une conférence visant à négocier un accord intérimaire établissant une «autonomie substantielle» pour le Kosovo. Les délégations serbe et albanaise disposent d’une semaine pour aboutir à un accord, le délai pouvant être prolongé jusqu’au 20 février. - 7: Négociations séparées en présence des médiateurs internationaux, dont l’Américain Christopher Hill, et remise du plan de paix. - 8: Les Serbes exigent au préalable la signature des dix principes édictés dans la convocation de Rambouillet, dont l’un garantit l’intégralité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie. Les Kosovars réclament la signature d’un cessez-le-feu et le déploiement d’une force internationale. - 9: Les deux coprésidents de la réunion, les ministres des Affaires étrangères français et britannique, Hubert Védrine et Robin Cook, demandent aux deux délégations qu’elles négocient «sur le texte qui leur est soumis». La délégation serbe demande officiellement la signature des dix principes, considérés comme acquis par les médiateurs. - 11: Le président serbe Milan Milutinovic se rend à Rambouillet. La délégation yougoslave signe unilatéralement les dix principes. - 14: Le Groupe de contact accorde une deuxième semaine aux deux parties pour trouver un accord. La secrétaire d’État américain, Madeleine Albright, venue à Rambouillet, réunit pour la première fois, Serbes et Albanais. - 16: Visite éclair de Christopher Hill à Belgrade. Milosevic réitère son refus du déploiement d’une force internationale au Kosovo en cas d’accord de paix. - 17: L’Otan approuve un «plan d’opération» pour une éventuelle force internationale de maintien de la paix au Kosovo (KFOR, environ 30 000 hommes). - 18: Le président russe Boris Eltsine déclare que la Russie «ne laisserait pas toucher au Kosovo». Madeleine Albright avertit Milosevic que l’Otan «frappera fort» si les pourparlers échouent. Robin Cook et Hubert Védrine demandent à Belgrade d’accepter le plan du Groupe de contact. Belgrade refuse. - 19: Milosevic déclare que la Yougoslavie «ne donnera pas le Kosovo fut-ce au prix de bombardements» et n’acceptera pas «une occupation étrangère» de cette partie de son territoire. Il refuse de recevoir Christopher Hill à Belgrade pour une ultime médiation. Washington, Paris et Londres lancent un ultime avertissement à Belgrade. - 20: Expiration du délai donné aux négociateurs serbes et kosovars. Kosovars et Serbes ont accepté les grandes lignes du projet d’autonomie, mais Belgrade continue toutefois de refuser l’envoi au Kosovo d’une force internationale, selon diverses sources diplomatiques.
Le nouveau délai accordé par le Groupe de contact aux négociateurs serbes et kosovars pour conclure un accord sur le Kosovo intervient deux semaines après l’ouverture de la conférence à Rambouillet sur l’avenir de la province serbe. - 6 février: Ouverture à Rambouillet, sous l’égide du Groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie), d’une conférence visant à négocier un accord intérimaire établissant une «autonomie substantielle» pour le Kosovo. Les délégations serbe et albanaise disposent d’une semaine pour aboutir à un accord, le délai pouvant être prolongé jusqu’au 20 février. - 7: Négociations séparées en présence des médiateurs internationaux, dont l’Américain Christopher Hill, et remise du plan de paix. - 8: Les Serbes exigent au préalable...