Arabie Séoudite La vie paisible d'Idi Amine Dada à Djeddah
le 16 février 1999 à 00h00
L’ancien dictateur ougandais, Idi Amine Dada, dans la première interview qu’il accorde en dix-neuf ans depuis son exil séoudien, se déclare en paix avec lui-même et entièrement tourné vers l’Islam. «Je vis paisiblement, tourné vers ma religion, l’islam, et vers Allah. Je n’ai aucun problème avec qui que se soit», assure au journal gouvernemental ougandais Sunday Vision celui qui dirigea l’Ouganda d’une main de fer entre 1971 et 1979, date à laquelle les rebelles de Milton Obote soutenus par l’armée tanzanienne mirent fin à son règne brutal. Réfugié, depuis, en Arabie séoudite, Idi Amine habite une luxueuse résidence à l’extérieur de Djeddah, dans un quartier réservé aux puissantes oligarchies pétrolières de la région, rapporte le journaliste du Sunday Vision. «J’ai quitté l’Ouganda il y a près de vingt ans, mais aujourd’hui encore (le président ougandais Yoweri) Museveni continue de m’insulter», déclare Idi Amin. Intégrité... Idi Amine, à qui le gouvernement séoudien verserait chaque mois une pension conséquente, assure que, «contrairement à certains chefs d’État africains», il a fui son pays sans emporter la cassette de l’État. «Mais je suis satisfait de ce que j’ai, de pouvoir régler les frais de scolarité de certains orphelins de ma famille en Ouganda ou d’aider ceux qui en ont besoin», ajoute-t-il. Pendant l’entretien de 80 minutes, rapporte le journaliste, l’ancien despote a refusé toute question relative à sa famille, à sa nouvelle épouse ougandaise ou à son bébé. Il s’est en revanche montré heureux d’évoquer ses passe-temps, au nombre desquels il a cité la récitation des versets du Coran, la pêche en mer Rouge, la lecture et la télévision, en particulier les informations, pour lesquelles il a fait récemment installer une antenne satellitaire, précise-t-il. Un dictateur bien nourri Le dictateur déchu aime également jouer de l’accordéon et chanter de vieux airs de l’époque où il servait dans les rangs du King’s African Rifles, le bataillon africain des troupes britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale. Idi Amine, que le journaliste décrit comme «bien nourri», révèle également qu’il continue de se faire livrer par avion d’Ouganda ses mets favoris, parmi lesquels la farine de manioc et de millet et des matoke, des bananes vertes.
L’ancien dictateur ougandais, Idi Amine Dada, dans la première interview qu’il accorde en dix-neuf ans depuis son exil séoudien, se déclare en paix avec lui-même et entièrement tourné vers l’Islam. «Je vis paisiblement, tourné vers ma religion, l’islam, et vers Allah. Je n’ai aucun problème avec qui que se soit», assure au journal gouvernemental ougandais Sunday Vision celui qui dirigea l’Ouganda d’une main de fer entre 1971 et 1979, date à laquelle les rebelles de Milton Obote soutenus par l’armée tanzanienne mirent fin à son règne brutal. Réfugié, depuis, en Arabie séoudite, Idi Amine habite une luxueuse résidence à l’extérieur de Djeddah, dans un quartier réservé aux puissantes oligarchies pétrolières de la région, rapporte le journaliste du Sunday Vision. «J’ai quitté l’Ouganda il y a...
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