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Actualités - Chronologie

Bon gouverneur

Pour devenir gouverneur de banque centrale, il n’est pas indispensable de présenter d’impressionnantes références en économie. Et toute expérience du monde politique est malvenue. L’édition 1999 du Flemings Who’s Who des banques centrales dessine ainsi le portrait-robot du gouverneur de banque centrale : un bourreau de travail, plutôt âgé, et sans vraiment de goût pour les loisirs ni pour la politique. Les trois chefs des trois principales banques centrales – Alan Greenspan pour les États-Unis, Masaru Hayami pour le Japon et Wim Duisenberg pour la zone euro – ont soixante-dix ans en moyenne. Les trois hommes, comme leurs 122 homologues dans le monde, avouent consacrer leur vie à leur travail. Dix pour cent d’entre eux seulement répondent lorsqu’on les interroge sur leurs loisirs. Seule exception, le président de la banque centrale des Iles Salomon, Rick Houenipwela qui, à quarante ans, partage son temps entre les marchés financiers et l’entraînement de la sélection nationale de football. En outre, 23 % des gouverneurs interrogés avouent ne posséder aucun diplôme d’économie. Et cinq seulement sur 122 ont été députés dans leur pays.
Pour devenir gouverneur de banque centrale, il n’est pas indispensable de présenter d’impressionnantes références en économie. Et toute expérience du monde politique est malvenue. L’édition 1999 du Flemings Who’s Who des banques centrales dessine ainsi le portrait-robot du gouverneur de banque centrale : un bourreau de travail, plutôt âgé, et sans vraiment de goût pour les loisirs ni pour la politique. Les trois chefs des trois principales banques centrales – Alan Greenspan pour les États-Unis, Masaru Hayami pour le Japon et Wim Duisenberg pour la zone euro – ont soixante-dix ans en moyenne. Les trois hommes, comme leurs 122 homologues dans le monde, avouent consacrer leur vie à leur travail. Dix pour cent d’entre eux seulement répondent lorsqu’on les interroge sur leurs loisirs. Seule exception, le...