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Actualités - Chronologie

Optimisme prudent sur la situation en Afrique

L’Institut international de la presse (IPI) est «prudemment optimiste» sur la situation de la presse en Afrique, en dépit des «conditions atroces» que rencontrent souvent les médias sur se continent secoué par «la pauvreté, la guerre et les maladies». Dans son rapport annuel, l’IPI relève que «depuis la fin de la guerre froide, une réforme démocratique a commencé à se répandre à travers le continent» africain. Néanmoins, «la culture de la violence au sein de laquelle les journalistes africains doivent travailler s’est manifestée dans neuf cas de meurtres et des tentatives innombrables d’assassinats». Selon l’IPI, des journalistes ont été tués «au Nigeria, en Éthiopie, en Sierra Leone, au Burkina Faso, en Angola, au Congo et au Rwanda». «Des arrestations arbitraires et souvent illégales» de journalistes ainsi que la pratique de la censure, notamment en Égypte, au Soudan, en Mauritanie et au Niger sont fréquentes, tandis que l’autocensure sévit en Libye, en Tunisie, au Maroc, et en Guinée-Bissau, selon le rapport. La censure abolie en Algérie En Algérie cependant, «il n’y a pas eu de meurtre de journaliste pour la deuxième année consécutive» et les comités d’État qui censuraient jadis la presse ont été abolis au début de 1998. Le rapport fait toutefois état de «violences» subies le 12 février 1998 par des journalises couvrant une marche pacifique organisée par le Front des forces socialistes. L’IPI rappelle aussi qu’au début de l’année dernière, un journaliste du quotidien algérien La Tribune a été battu et détenu brièvement après avoir critiqué les autorités. L’Institut fait état de brèves arrestations de plusieurs autres journalistes ayant critiqué les autorités. Au Nigeria, l’IPI estime que la situation semble «prometteuse pour les médias bien qu’il subsiste certains doutes». L’organisme critique un décret du gouvernement selon lequel la police est autorisée à détenir sans procès toute personne comportant «un risque pour la sécurité». Le directeur-adjoint du magazine African Concord, Obi Chukwumba, a été arrêté pour des raisons inconnues à Lagos le 5 janvier 1998 et détenu jusqu’en septembre par les autorités, rappelle l’IPI, ajoutant que Joshua Ogbona, directeur du quotidien Rising Sun, a été arrêté à Lagos également pour des raisons inconnues, le 9 mars, et qu’un journaliste de la télévision Kwana State a été battu par la police le 10 mars à Ilorin. Toujours au Nigeria, Isaac Agbo du journal The Diet a été «sévèrement battu» par des membres des forces de sécurité en avril après avoir rendu compte des délibérés d’un procès, et quatre autres journalistes ont été battus par la police à Ibadan le 15 avril 1998, selon l’IPI.
L’Institut international de la presse (IPI) est «prudemment optimiste» sur la situation de la presse en Afrique, en dépit des «conditions atroces» que rencontrent souvent les médias sur se continent secoué par «la pauvreté, la guerre et les maladies». Dans son rapport annuel, l’IPI relève que «depuis la fin de la guerre froide, une réforme démocratique a commencé à se répandre à travers le continent» africain. Néanmoins, «la culture de la violence au sein de laquelle les journalistes africains doivent travailler s’est manifestée dans neuf cas de meurtres et des tentatives innombrables d’assassinats». Selon l’IPI, des journalistes ont été tués «au Nigeria, en Éthiopie, en Sierra Leone, au Burkina Faso, en Angola, au Congo et au Rwanda». «Des arrestations arbitraires et souvent illégales» de...